Et voici Thermidor…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’ornithologie et de l’ortolan braisé réunis, bonjour ! Nous sommes bien le Jeudi 19 thermidorjuillet 2018 qui correspond au 1er jour de Thermidor dédié à l’épeautre (vous savez, le truc dans l’œil du voisin…). Dans la première mouture du calendrier  républicain ce mois là avait été nommé fervidor, du latin fervidus, brûlant. Mais, allez savoir pourquoi, Fabre d’Eglantine décida de le débaptiser sans autre forme de procès et sans même en informer la Convention. Thermidor a l’inconvénient d’introduire une expression d’origine grecque dans une nomenclature dont tous les autres termes sont latins. Ça c’est pour les puristes. Néanmoins, je retiens que c’est thermidor qui a vu la fin de Robespierre et du même coup de la terreur. La fièvre révolutionnaire eut-elle été moins sanguinaire si Fabre avait conservé le nom de fervidor ? Et si le nez de Cléopâtre…Et si ma tante, oui bon.

Rendons hommage à une grande figure de la résistance à la dictature de Salazar : Virginia Dantas. En juillet 1904, naissance de Virginia DANTAS, (Virginia TEIXEIRA de son nom de jeune fille) à salazar & francoPorto, nord du Portugal. Militante anarcho-syndicaliste, anarchiste et féministe. Ouvrière couturière dans un atelier de confection de chemises dès l’âge de 12 ans, elle entre en contact avec des militantes syndicalistes libertaires, qui l’invitent à participer à des conférences, des représentations de pièces anarchistes dans le cadre du théâtre social ainsi qu’à des sorties fraternelles.

 

Elle adhère aux « Juventudes Sindicalitas » et prend part aux grèves de 1923. En 1924, elle fonde avec quelques compagnes de travail le « Grupo Anarchista Luisa Michel » pour lutter contre la répression politique et les déportations sans jugement de militants. Pour faire entendre la voix des femmes TAG portugalelle adhère également à l’União Anarquista Portuguesa. En 1925, elle s’unit avec l’anarchiste Anibal DANTAS. Au dessus à droite (extrême) les deux funestes compères Salazar et Franco. En mai 1926, la dictature militaire s’installe (elle durera 48 ans), les anarchistes subissent la répression ; ceux qui en réchappent sont réduits à créer des Comités de Secours aux prisonniers ou déportés. La dictature prend fin le 25 avril 1974 (révolution des œillets). Avec des compagnes et compagnons survivants, Virginia participe à la reconstruction du mouvement anarchiste et diffuse les journaux : A Batalha, Voz Anarquista, A Ideia, etc. Elle restera anarchiste jusqu’à sa mort survenue à Porto, en 1990.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est sul’feu… Portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Anne-Marie

    Toujours heureuse d’en apprendre tous les jours en passant ici.

  2. Robert Spire

    La mort de Robespierre n’a pas mis fin à la Terreur. Elle a changé de camp.

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