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Circulez, y’a rien à voir…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, Jean Jaurèsbonjour ! Nous sommes le Mardi 31 juillet 2018, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Tout à fait autre chose, qui n’a rien à voir quoique…

Et voila, ils l’ont fait: Tous les patrons en rêvaient depuis des décennies, aucun gouvernement n’avait osé présenter cette loi scélérate définitivement approuvée. Le Conseil Constitutionnel affecte de se présenter comme un assemblée de vieux sages au service exclusif de la république et de sa constitution, c’ est en fait la structure la plus intouchable pour servir les intérêts des puissants en leur fournissant un alibi et un habillage juridique. Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur le secret des affaires transposant une directive européenne sur la protection des savoir-faire et des informations omerta-silencecommerciales, qui est vivement critiquée comme attentatoire à la liberté d’informer. Les Sages étaient saisis par plus de 120 députés et sénateurs de gauche, auxquels s’étaient joints une cinquantaine d’associations, de syndicats et de sociétés de journalistes. Les requérants dénonçaient «une atteinte grave, excessive et injustifiée à la liberté d’expression et de communication». Ils contestaient notamment «une définition trop étendue du secret des affaires, notamment au regard de la protection des salariés». Après plusieurs semaines de vifs débats animés par la gauche, les médias et des associations, le Parlement avait définitivement adopté le 21 juin la proposition de loi LREM transposant une directive européenne par 248 voix pour et 95 contre, toutes de gauche. Les opposants doutent que le texte soit utile aux PME et craignent surtout qu’il ne soit détourné de son objet pour museler les journalistes et les lanceurs d’alerte. à lire: https://www.anti-k.org/2018/07/19/lobbying-comment-les-entreprises-font-leur-loi-en-influant-sur-le-conseil-constitutionnel-et-le-conseil-detat/

Allez, circulez y’a rien à voir. Merci d’être passé et à bientôt peut-être.

Tu parles d’un savon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’utilitarisme et du savon de Marseille réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 Juillet 2018, douzième jour de Thermidor 290px-Salicornia_europaea-150x150que nos amis républicains avaient dédié à la salicorne dans leur calendrier. Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre, mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

Cela m’évoque la mer et pour moi, la mer, c’est quelque part entre Le Flimiou et la baie des trépassés en passant par Beuzec-conq, Brézellec et la roche jaune… Pour les non-initiés, cela se situe dans le Finistère Sud entre Douarnenez et la pointe du Raz. En pouce-piedtous cas, c’est là que nous allions « cueillir » plutôt que pêcher, les fameux pouces-pieds qui aujourd’hui ont quasiment disparus de nos assiettes sauf pour quelques espagnols chanceux et/ou roublards… Quand à la salicorne, on s’en sert encore pour produire de la soude végétale, qui était autrefois utilisée pour la fabrication du savon et qui entre encore aujourd’hui dans la composition du fameux savon d’Alep.

Aujourd’hui à Alep, se sont les habitants qui sont en train de se faire passer un sévère savon par ce bon Bachar al Assad et ses sbires; et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’en lavent les mains au savon noir. Admirez l’enchaînement. En effet, la savon-noirsoude végétale est aussi présente dans le non moins fameux savon noir Le Briochin, inventé au début du siècle dernier par un certain Raoul Renaud, marchand cirier en Côtes-du-Nord. Aujourd’hui on dit Côtes-d’Armor, ça fait plus chic… On dit encore que la soude servant à la production de verre, provenait de la combustion de la salicorne. Aussi, au 14e siècle, on raconte que les verriers déplaçaient leurs ateliers en fonction des zones de pousse de cette plante herbacée si étroitement liée à leur métier.

Et voilà pour aujourd’hui; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Adieu l’émile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la raison pure et des causes perdues réunies, bonjour ! En ce Samedi 28 juillet 2018, dixième jour de Thermidor dédié à l’arrosoir. je voulais vous entretenir d’un brestois, disparu lui aussi dans les oubliettes de l’histoire: Emile MASSON, né un 28 juillet en 1869.

Né à Brest, il n’est pas élevé en breton et n’apprendra la langue que plus tard non sans avoir obtenu deux licences, en philosophie et en anglais. A Paris il fréquente les mouvements dreyfusard, anarchistes, antimilitaristes et se massonlie d’amitié avec Elisée Reclus, Kropotkine et Romain Rolland. Il deviendra professeur d’anglais au lycée de Pontivy entre 1904 et 1921. On lui doit la création de la revue « Brug » (bruyère), revue anarchiste en langue bretonne.Il a traduit une brochure d’Elisée Reclus « à mon frère paysan » en dialectes Léonard et Vannetais.
Son œuvre est toute axée sur la libération de l’homme, il accorde une place essentielle à l’éducation et se réfère sans cesse aux concepts de pédagogie, humanisme, tolérance, non violence…Il y a du Gandhi chez Emile Masson. On peut se demander pourquoi cet écologiste avant l’heure, antimilitariste en pleine boucherie de 14/18, féministe déclaré, socialiste ET breton, intellectuel original et prolixe (il faut lire « l’utopie des iles bienheureuses dans le Pacifique ») a disparu des mémoires.

Plus qu’oublié, il semble avoir été refoulé de la mémoire collective des uns et des autres tant ses idées refusaient la simplicité et le manichéisme, le bien et le mal. Parce que il était athée ET tolérant, parce que son nationalisme breton était la voie vers l’internationalisme, parce que ses idées anarchistes étaient faites d’amour et de fraternité. Bref,bretons & socialisme Emile Masson emmerdait tout le monde et particulièrement le petit monde de gauche franchouillard et Jacobin. Dans « Brug » en 1914, il écrit ceci: « …Les ouvriers manifestent pour leur langue un mépris de civilisés et les intellectuels bretons, nourris aux lettres françaises et latines, considèrent qu’un honnête homme (un bon français) commence par cesser d’être breton. » Il va mourir à Paris le 9 février 1923. Son fils Michel Masson a été maire de Pontivy. Il est intéressant de relire « Les bretons et le socialisme » paru aux éditions Maspero accompagné d’une présentation de Jean-Yves Guiomar. Un recueil de textes et de lettres où la question nationale bretonne se mêle au socialisme libertaire.

Bon et bien, je vous abandonne à vos méditations, mes tomates réclament leurs soins quotidiens et Dieu sait qu’il n’y a pas plus susceptible que la tomate…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un barbu des barbouzes…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la Maçonnerie spéculative et du Homard Thermidor réunis, bonjour ! Puisque ce Vendredi 27 juillet 2018 correspond au 9ème jour de thermidor, consacré à la mûre et non pas au homard… A vos confitures ! Rappelons nous que ce 9 thermidor a vu la chute de Robespierre…

Et bien voilà, nous y sommes. La Macronie est à son tour rattrapée par les vieux démons de la cinquième République. Vous avez apprécié les gendarmes de Vincennes, les diamants de Bokassa, le S.A.C. de Pasqua, la disparition de Robert Boulin, les emplois fictifs de la mairie de Paris, l’hélicoptère dans l’affaire Tibéri; vous allez adorer la rocambolesque histoire d’un garde du corps et néanmoins Lieutenant-colonel au service de sa majesté. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire le tube de Le-Crapouillot-1971-1126871020_Ll’été: passe-droit, copinage, réseau d’influence et, bien sur, un soupçon de Franc-maçonnerie. Ajoutez à cela un ministre qui ne sait rien mais qui dira tout, un directeur qui sait tout mais qui ne dira rien; vous jetez le tout dans les réseaux sociaux et vous agitez énergiquement. Du coup, les oppositions sortent de leur coma, réclament des têtes, auditionnent les uns et les autres (surtout les autres) et espèrent se refaire une virginité en tentant de faire oublier leurs propres turpitudes. Et ça fulmine dans les états major, ça phosphore sous les képis, ça frissonne du galon. Quand aux représentants de la majorité, ils tiennent le rôle que l’on attend d’eux, un bataillon de godillots le petit doigt sur la couture du pantalon.

Hein, quoi, comment, des barbouzes plus ou moins accoquinés au pouvoir se déguisent en pandores pour tabasser du gauchiste; mais, que fait la police ? Les chaînes d’info se régalent, le mondial de foot est terminé, ste-cine01le tour de France touche à sa fin, rien, pas le moindre moucheron à se mettre sous la dent. Il y a bien quelques incendies de ci de là, quelques inondations meurtrières mais bon, c’est du déjà vu. Il faut innover coco. Alors, un scandale d’État en plein été, un watergate à la française, c’est tout bon cela, ça fait vibrer l’audimat. Oui, bon d’accord mais, la sécu, la SNCF, la réforme constitutionnelle… Ho, hé, hein, bon, tu voudrais pas qu’on parle de la retraite des vieux non plus ! Ainsi va la vie en Macronie an 01.

Voila pour l’humeur du jour, en attendant que je me calme, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Jeudi c’est histoire…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la cuisse de grenouille et de celle de Jupiter réunies, bonjour ! Voici venu le Jeudi 26 juillet 2018, 8ème jour de thermidor consacré au carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire carthamed’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux, dont les graines sont utilisées pour produire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle.

Un peu d’histoire.

Le 26 juillet 1488 marque le début de la bataille de Saint-Aubin-du- Cormier considérée par les nationalistes bretons comme le début de la fin. Après avoir été défait par les troupes royales, François II, dessin MalivelDuc de Bretagne, doit accepter le traité du verger signé le 19 août 1488. Le duc s’engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; St Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle. Les mariages d’Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII résultent de ce traité. A droite un dessin de Jeanne Malivel -1922-

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier met un coup d’arrêt à la révolte des princes : Louis d’Orléans, futur Louis XII, et le prince d’Orange sont capturés. Alain d’Albret et le sire des Rieux réussissent à s’échapper et jouent par la suite un rôle important dans le conflit qui a lieu en Bretagne. En effet, malgré cette bezennvictoire, et le traité du Verger, dès la fin 1488, la guerre reprend pour encore trois ans, jusqu’à ce qu’en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne. Cette bataille est considérée par les nationalistes bretons comme le moment où la Bretagne perd son indépendance, malgré les trois années de campagne qui suivent ; elle est donc considérée comme un moment fort de l’histoire de la Bretagne. Comme l’écrit Léon Le Meur, « La bataille de Saint-Aubin sonna le glas de l’indépendance bretonne ». Des nationalistes bretons, tel Célestin LAINÉ (triste sire peu fréquentable, créateur du Bezenn Perrot, milice bretonne de collaboration) , ont fait disperser leurs cendres sur le lieu de la bataille. Je hais tous les nationalismes.

Bon, et bien voilà pour aujourd’hui, un mélange des genres en quelque sorte. Mais vous l’avez sûrement deviné, je suis assez pour le mélange. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’herbe de la St-Jean…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du rêve éveillé et de la potée bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 25 juillet de l’an de grâce 2018. Ce jour correspond au 7è de thermidor dédié à l’armoise, plante de la famille des astéracées dites armoiseArtémisia du nom de la déesse (remarquez que je vous épargne le jeu de mots sur l’armoise normande). Les Aztèques et autres indiens des Amériques utilisaient l’armoise pour des rituels et la médecine. Depuis les époques reculées en Europe l’herbe était un remède contre la fatigue et pour protéger les voyageurs contre les mauvais esprits et les animaux sauvages. Les indiens utilisent l’armoise toujours comme ‘sauge’. Ils utilisent l’herbe pour la purification spirituelle, pour chasser des mauvais esprits et des énergies négatives.

En Chine, des faisceaux de feuilles de Calamus avec l’armoise sont toujours utilisées comme talisman pendant le festival des bateaux dragon. On dit que l’armoise est utile pour l’induction de rêves lucides et du voyage astral. Fumer ou consommer de l’armoise sous forme de plante ou en ph-Armoise-biolandes-1229957978-300x199solution avant de dormir pourrait intensifier les rêves ou leur contrôle et aider à s’en souvenir. Au Mexique, l’herbe est souvent fumée comme substitut de la marijuana. Mon aïeule, que décidément rien n’arrêtait, s’en faisait une ceinture avant de nous emmener caracoler autour du feu de la St Jean.Avant l’extinction du feu il fallait y jeter la ceinture afin de se protéger de tout un tas de tourments durant l’année à venir. D’où son nom d’herbe de la st Jean.

Si l’on en croit Albert le Grand, dans ses conseils aux pèlerins, il convenait de s’en faire une ceinture en marchant et ensuite la faire cuire pour s’en laver les pieds. Ainsi on ne se fatigue jamais; il reprendpétard ainsi les conseils déjà prodigué par Pline l’ancien aux voyageurs… Ci-dessus à gauche: cueillette d’armoise au Maroc. On dit que les coureurs de marathons enduisaient les semelles de leurs sandales de suc d’armoise pour se donner « des ailes aux talons ». Et puis tiens, puisqu’on en est aux confidences, savez vous que le nom de la ville de Tchernobyl (de sinistre mémoire) ou plutôt чорнобиль (tchornobylj) en ukrainien, désigne l’armoise, en particulier l’armoise ordinaire (Artemisia vulgaris). Il vient de tchorno = noir et bylj = herbe. Ces « herbes noires » sont très communes dans les steppes, où elles finissent pas se casser et par rouler sur de longues distances. Étonnant, non !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La prêle du 24 Juillet…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’ornithologie et du nid d’hirondelle réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 juillet 2018, sixième jour de Thermidor dédié à la Prêle. C’est donc la prêle du 24 juillet qui, de toute évidence, ne peut être confondue avec la prêle du 18 juin. Je me souviens d’un 150px-Anches_bombardecompère musicien, sonneur de bombarde (talabarder en breton) du côté de Bolazec (29), qui s’en servait pour abraser ses anches. Entendons nous bien, il ne s’agissait pas de raboter sa cellulite, non, mais les anches en roseau de son instrument. Quand à mon aïeule, toujours à faire son intéressante, elle l’utilisait pour récurer ses casseroles et Dieu sait si elle en avait quelques unes des casseroles… D’ailleurs, le verbe prêler à longtemps été utilisé pour désigner l’action de poncer; notamment en ébénisterie. Étonnant, non !

Les bretonnants eux, vont célébrer Milliau qui fut Roi ou  Comte de Bretagne (une partie) aux alentours de l’an 530. Petit fils d’Alain le long et fils de Budic 1er. On retrouve ce nom dans plusieurs communes du Finistère (29) et des Côtes d’Armor (22): Pluméliau, Ploumilliau et son fameux calvaire, Guimiliau et son retable, et bien sûr, la magnifique île Milliau en face de Trébeurden, dans les Côtes d’Armor cette fois, et qui fut habitée plusieurs milliers d’années Trébeurden_allée_couverte_de_lile_milliau-300x200avant l’arrivée des grands bretons comme en témoigne cette allée couverte… (à droite). A cette époque là, les Bretons qui débarquaient de la grande île se regroupaient en petites colonies indépendantes, civiles pour les unes, les « Plou » et monastiques pour les autres, les « Lann ». Ce n’est qu’au fil des ans qu’ils formèrent petit à petit des semblant d’Etats: La Domnonée au Nord de l’Armorique, approximativement les Pays du Léon et de Tréguier, la Cornouaille à l’Ouest et « Bro-weroc », le Vannetais au Sud. Miliau fut donc un des chefs de la Cornouaille. C’est pas fantastique ça mes body boys ?

Ici à gauche, le fameux retable de Guimiliau, (remarquez le style flamboretableyant-Renaissance), à ne pas confondre avec Lampaul-Guimiliau qui, à quelques kilomètres possède aussi un enclos paroissial parmi les plus beaux de Bretagne, par contre, le potier, installé sur la même place, n’est pas des plus commerçants. A noter que parfois l’orthographe utilisée est « Milio ». oui, je sais, c’est compliqué… Voila pour le côté « Guide vert », pour le Gault & Millaut, je ne sais pas si il y a un lien avec notre homme pas plus que pour le viaduc du même nom. Pour les visites, n’hésitez pas à réclamer la clé au bistro-épicerie-quincaillerie-dépôt de pain, en face de l’église…

Allez, comme le disait mon aïeule, longtemps avant J.M. Caradec, qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand le jazz est là…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de l’onomastique et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 juillet 2018, 5è jour de Thermidor dédié au bélier (ar maout en breton).

Et, kiséki qui est né un 23 Juillet en 1923 ? Ecoutons Boris Vian répondre à cette question: « Claude, Gérald, Georges, Luter, 26 ans, né à Paris, 1,84 m, châtain, 80 kg, pratique la clarinette depuis Luter D1941 environ. Le plus connu en Europe des rénovateurs du style Nouvelle-Orléans. (…) C’est lui qui le premier lança une cave, Les Lorientais. (…). Il faut dire pour être sincère et objectif que les fillettes y venaient tout autant pour Claude et ses amis que pour la musique et la danse… Car outre ses talents de musiciens, Claude Luter était un fort bel homme avec un physique de sportif, et un amour immodéré du judo et du sport qui fait des anatomies appréciables. »

Dès 1946 Claude Luter joue à Paris au Caveau des Lorientais puis rapidement s’impose parmi les meilleurs jazzmen européens. Le Lorientais draine alors le tout Paris intellectuel. Il n’est pas rare d’y croiser Sartre, Boris Vian (lui même trompettiste) Queneau, Prévert… Plus tard viendront, la rose rouge, le Tabou, le club Saint-Germain et le vieux colombier. Toujours selon Boris Vian, la première consécration de Claude Luter est arrivée au début 1947 lorsqu’il bechet+Luterapparaît dans un numéro de la revue America Jazz 47 aux côtés de Tyree Glenn, le trombone noir de l’orchestre de Don Redman. On le retrouve ensuite dans un grand nombre de festivals de jazz, notamment à la première édition du Nice Jazz Festival (1948), à Nice, où « la phalange des Lorientais brilla d’un vif éclat. »  En 1949, il fait l’ouverture du club Le Vieux Colombier. Son orchestre se compose alors de Pierre Dervaux (trompette), Bernard Zacharias dit Zaza (trombone), Christian Azzi (piano), Roland Bianchini (contrebasse) et François Galepides (batterie), mieux connu sous son surnom « Moustache ». Cette même année, il tourne dans Rendez-vous de juillet de Jacques Becker et il accompagne Sidney Bechet au cours du Festival de jazz de Paris de 1949, où Miles Davis et Charlie Parker se produisaient également à la salle Pleyel.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cool Sonny, cool…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de l’homélie et de l’omelette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 21 juillet 2018 et, si on continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. C’est le 3è jour de thermidor dédié au melon.

C‘est aussi l’anniversaire de la naissance d’un de mes pianistes (de jazz) préférés, je veux parler de Sonny Clark;  pianiste de jazz américain né à Herminie, en Pennsylvanie le 21 juillet 1931 et mort à New York le 13 janvier 1963. Il débute sa carrière professionnelle au sonnydébut des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste ténor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney en février. L’année 1957 représente un tournant dans sa carrière musicale; il s’installe à New York et sa renommé naissante l’amène à effectuer de nombreuses collaboration avec des musiciens confirmés (Charles Mingus, Sonny Rollins…).

Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note. A partir de ce moment, il ne quittera plus le prestigieux label d’Alfred Lion. Un mois plus tard, le 21 juillet 1957, il enregistre son premier album en tant que leader, Dial « S » For Sonny. Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’age de 31 ans, d’une crise cardiaque, la rumeur veut que ce soit à la suite d’une overdose d’héroïne) a été cool struttinlonguement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, l’une des références majeures du hard bop. L’extrait vidéo c’est Black Velvet, un vrai petit bijou (bravig en breton).

Allez, merci à vous d’être venu jusqu’ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Happy birthday…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la pensée libertaire et de la tisane réunies, bonjour ! Nous voici le Vendredi 20 juillet 2018 c’est à dire le 02 de thermidor qui est comme chacun le sait le jour du bouillon-blanc. C’est une plante appelée Molène (rien à voir avec notre ile du ponant). La molène est sans doute l’une des plus anciennes plantes médicinales au monde. Le bouillon-blanc porte d’autres noms populaires : herbe de saint Fiacre, cierge de Notre-Dame, fleur de grand chandelier, bonhomme, oreille de saint Cloud, queue de Molèneloup ou encore herba luminaria… La métaphore avec la queue du loup se retrouve dans l’espagnol gordolobo, mot à mot gros loup, en fait déformation du latin populaire coda lupi « queue de loup ». Au Québec, elle est aussi appelée tabac du diable et bonhomme. Ses fleurs entrent dans la composition de la célèbre tisane des 4 fleurs utilisée de longue date et de nos jours encore. En fait on devrait dire des sept fleurs: mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot,violette et bouillon-blanc. Le bouillon-blanc seul en infusion est également réputé pour résorber les petites irritations anales. Bon, maintenant, je dis cela mais il n’est, en aucune manière, dans mes intentions d’entrer dans votre intimité. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ? Le 20 juillet c’est aussi l’anniversaire de mon grand qui le fêtera là bas de l’autre côté de la Manche et à qui j’adresse tous mes voeux evel just. Il est né le même jour que Bony B. célèbre joueur d’harmonica et chanteur de blues.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.