Gaston, y’a le téléfon qui son…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la démocratie référendaire et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 28 juin 2018, dixième jour de Messidor dédié à la faucille et, normalement c’est l’été depuis la pluie est moins froidequelques jours… Oui, l’ ÉTÉ, en vieux françois: ESTÉ, du grec  aithein, qui signifiait « faire brûler » et qui a donné aithêr (éther) « ciel lumineux », « région supérieure de l’air ». Le fait que le mot été soit aujourd’hui un masculin est certainement dû aux autres noms de saison, tous masculins. La forme aestivus signifiant « de l’été », a donné en bas latin aestivalis, qui a donné estival qui à son tour à propos des fêtes de l’été a donné festival qui en bas-breton se dit vieilles charrues. Étonnant, non ! Mais que serait une faucille sans son marteau, hein !

Une fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les banquiers; étrillé les philosophes Germanopratins; asticoté les pseudo-socialistes; vilipendé les pollueurs; asticoté les patrons du CAC 40; blasphémé envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints; dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des vieux; récriminé la-justice-de-mon-pays; tergiversé sur la Bretagne terre d’accueil de la mafia française; regretté le bon vieux temps d’avant que c’était mieux… Que reste t-il pour alimenter un blogue qui se veut quotidien sinon la poésie. Celle-ci est de Gaston Couté, un gars du Loiret qui fit sourire Montmartre.

Bon guieu ! la sal’commune ! … A c’souèr,
Parsounne a voulu m’ar’cevouér
Pou’ que j’me gîte et que j’me cache
Dans la paille, à couté d’ses vaches,
Et, c’est poure ren qu’ j’ai tiré
L’cordon d’sounnette à ton curé
S’ment pas un quignon d’pain rassisGaston
A m’fourrer en travars d’la goule…
I’s l’gard’nt pour jiter à leu’s poules ;
Et, c’est pour çà qu’j'attends v’ni d’main
Au bas d’toué, su’ l’rabôrd du ch’min,
En haut du talus, sous l’vent d’bise, .
Qu’ébranl’ les grands bras d’ta crouéx grise…
Mais, tu t’en fous, toué, qu’i’ fass’ frouéd :
T’as l’cul, t’as l’coeur, t’as tout en boués !
Hé l’ Christ ! T’entends-t-y que j’te cause…
L’aut’e, el’vrai Christ ! el’bon j’teux d’sôrts
Qu’était si bon qu’il en est mort,
M’trouvant guerdillant à c’tte place,
M’aurait dit :  » Couch’ su’ma paillasse ! … « 
l’m'aurait dit :  » Coup’-toué du pain !Gn’en a du tout frés dans ma huche,
Pendant que j’vas t’tirer eun’cruche
De vin nouvieau à mon poinson ;
Mais, toué qu’les curés ont planté
Et qui trôn’ cheu les gens d’justice,
T’es ren ! …, qu’un mann’ quin au sarvice
Des rich’s qui t’mett’nt au coin d’leu’s biens
Pour fair’ peur aux moignieaux du ch’min
Christ ed’l'Eglis ! Christ ed’ la Loué,
Qu’as tout, d’partout, qu’as tout en boués ! …

Voila pour aujourd’hui, méditez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. nivobode

    oh bon gieu! qué chouèt pouèm!!

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