A l’intérieur de l’endehors…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Vendredi 1er juin 2018, treizième jour de prairial dédié au pois et Nicolas Hulot est toujours ministre.

A l’heure où je m’apprête à rédiger le 4146è billet de ce blog, je ne cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa à qui j’avais consacré un billet il y a fort longtemps : « Celui que rien n’enrôle et qu’une Zo d'Axaimpulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ ENDEHORS ? »  En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. L’ En Dehors, c’est le nom de la revue de Zo d’Axa, qui rassemblera, à partir de 1891, Octave Mirbeau, Bernard Lazare, Victor Barrucand, Félix Fénéon, Georges Darien… Tous ceux pour qui La Révolte, le journal anarchiste de Jean Grave (le pape de la rue Mouffetard), semblait trop sérieux, trop orthodoxe ». Son ambition en créant le journal était de donner une feuille libre aux écrivains impatients de parler sans retenue, une tribune où chacun pourrait aller jusqu’au bout de sa pensée : un groupement sans idéal, sans hiérarchie, dans lequel l’artiste s’épanouirait. Aujourd’hui L’ En Dehors est un quotidien anarchiste que l’on trouve sur la toile et d’où sont tirées les lignes ci-dessus.

Zo d’Axa était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes tête de bretonnereprésentants des têtes de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique.

Holà, il faut que je m’arrête avant de sombrer dans la geignardise. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

9 commentaires

  1. gencyve

    Le cénobite fait très poète en verve ce matin.Un nuage chargé du muses passerait-il au-dessus de Keramoal ? Bonne journée

  2. Robert Spire

    Toujours un réel plaisir à lire tes billets quotidiens et instructifs.
    Bonne journée.

  3. Djé

    Je ne connaissais point ce personnage. Il doit manquer un « h » à Pamphlétaire non ?

  4. Zap Pow

    Ce blog est décidément passionnant.

    Une petite musique pour accompagner ce beau billet ? Commémorons Sonny Boy Williamson, décédé un 1er juin :
    https://www.youtube.com/watch?v=GtRxJDb3vlw

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