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Fais nous danser…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du matérialisme dialectique et de la crêpe Suzette réunis, Acacia_ss-diam-150x150bonjour ! Nous sommes le Samedi 02 juin 2018, 14è jour de Prairial que le calendrier républicain avait dédié à l’acacia. On compte plus de 1 500 espèces d’acacias à travers le monde dont près de 1 000 uniquement en Australie. C’est d’ailleurs un acacia ou mimosa, le mimosa doré (Acacia pycnantha) qui est la fleur nationale de l’Australie.

L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Souvenez vous la chanson de Charles Trénet: » Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparus, leurs chansons courent encore dans les rues. » Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian. René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et rené louislibertaire. Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théâtre, il a joué notamment « l’ équarrissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur ». Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec. Ici à droite, on le voit en compagnie de Jacques Dufilho.

Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard Jeunesse2BLafforgue« L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. Et puisque c’est le jour de l’Acacia, notons que René-Louis LAFFORGUE, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, étant membre de la Loge parisienne L’ Etoile Polaire: d’ailleurs, l’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

Une gentille petite valse, après tout, c’est peut-être cela la solution pour échapper à cette actualité crasseuse où les mots de justice et d’équité semblent totalement incongrus. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.