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On the road again…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des jardins à l’anglaise et des champignons à la grecque réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 05 mai 2018, 16è jour de floréal dédié à la consoude, plante que les anciens nommaient la bonne à tout faire. Utilisée depuis l’antiquité comme cicatrisant, la consoudeconsoude sert aussi à la consolidation des fractures. On consomme ses racines crues ou cuites, les feuilles servent dans les soupes, à la façon du tapioca. On confectionne des beignets avec ses feuilles, qui rappellent le goût du filet de sole. Bon, n’exagérez pas car elle renferme des alcaloïdes dangereux pour le foie ! Autrefois, les nourrices utilisaient les racines des « toutes-bonnes » pour soigner les gerçures de leurs mamelons. Elle est maintenant appréciée comme engrais sous forme de purin. Profitez en avant que cela ne soit interdit par l’Europe. Il parait qu’on peut même teindre la laine grâce à une teinture brune qu’on obtient à partir de ses racines. Alors, qui dit mieux ?
Sur ce, je me retire discrètement, je vous laisse les clés de la maison car je dois m’absenter quelques jours.

La Chine s’est mise en Commune…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de l’humour noir et du blanc-manger réunis, bonjour ! Ce Vendredi O4 mai 2018 correspond au 15è jour de floréal dédié au ver à soie, à ne pas confondre avec cette sale bête qui est le ver à soi, quand bien même par ici il soit surtout question du verre à soi… Puisque le Vendredi c’est Histoire, il est intéressant de noter comment la date du 4 mai a été importante pour la Chine. Je m’inspire ici d’un document posté par Alban Dignat sur le site Herodote.

Le 4 mai 1919, peu après la naissance de la République Chinoise, 3000 étudiants manifestent à Pékin, sur la place Tien An Men. Oui, vous avez bien lu,en 1919.Ils dénoncent les «21 conditions» présentées par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à la longue marcheune colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du Chang-toung, une province du nord du pays. Guidés par de jeunes intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l’oppression des femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences nouvelles. L’agitation gagne les citadins et les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d’un mouvement de boycott des produits japonais. Mais elle reste dans l’immédiat sans effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement du 4-mai», ainsi baptisé par les historiens, n’en est pas moins capital car il traduit l’émergence en Chine d’une conscience patriotique opposée aux Occidentaux comme aux Japonais, et l’abolition de l’empire Mandchou. En 1935, c’est l’épopée de « la longue marche » menée par Mao à travers 12 000 kilomètres et parsemée de milliers de morts. La Longue Marche reste un des symboles les plus importants de l’histoire de la lutte communiste tien an menchinoise. De nombreux responsables politiques du PCC ont participé à la Longue Marche. Ces derniers ont transformé une défaite en une victoire et en un symbole de la résistance contre les troupes du Kuomintang. Plusieurs des leaders du mouvement du 4 mai rejoignent le Parti communiste chinois dans l’espoir de régénérer la Chine. Trente ans plus tard, ils célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l’insurrection communiste. 70 ans plus tard, se rappelant du «Mouvement du 4-mai», d’autres étudiants  réclameront la démocratie sur la même place Tien An Men. Nous sommes en 1989, année de la chute du mur de Berlin. Leur révolte finira dans un bain de sang (sans doute des milliers de morts) mais débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde extérieur.

A Et puisque l’on parle de verre à soi (jeux de mots Capelo) j’ai repéré pour vous chez notre ami Edouard L. deux petits vins à déguster sans plus attendre. D’abord un bourgogne blanc, « les tours de Pierreux » un Brouilly à moins de 6 euros. Puis un Bordeaux rouge avec un tannin a faire reculer un abbé, c’est un Côtes de bourg  » chateau Labadie ». Allez yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

En Mai, fais ce qu’il te plaît…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 03 mai 2018 c’est à dire le 14 de floréal, jour du calendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nosmat de Mai D ancêtres, il fut intégré au culte chrétien. Depuis le dix-huitième siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de mai ne fleurissent jamais…Tiens, vous vous souvenez de Malicorne?

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’il fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève ! Souvenons nous des congcongés payés Gés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… Le 3 mai 1968, la police évacue par la force 500 étudiants qui occupaient la Sorbonne; vous connaissez la suite. C’est pas interdit de rêver !

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dans la rue des blancs-manteaux…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la paracentèse bilatérale et de la foire à Neuneu réunies, bonjour ! Nous sommes bien le Mercredi 02 mai 2018, treizième jour de Floréal dédié au bâton d’or (c’est une sorte d’espèce de genre de giroflée), jolie plante qui fleurit au printemps sur les vieux murs où macaronésieelle épanouit ses fleurs jaune orangé d’une odeur délicieuse, recherchées par les abeilles. Si je vous dis qu’il s’agit d’une plante  de la famille des Brassicacées qui inclut les giroflées, dont beaucoup sont originaires de Macaronésie, ça vous la baille belle non ? Encore que je soupçonne certains d’entre vous de faire semblant de prendre la Macaronésie pour un pays de nouilles comme d’autres prennent l’helvétie pour une lanterne… Bon, allez, je vous dis tout: la Macaronésie est un ensemble formé par plusieurs groupes d’îles disséminées au large du continent africain, dans le nord-est de l’Atlantique. Le nom de Macaronésie signifie « îles fortunées » … ce nom leur a été attribué par les géographes de la Grèce antique, qui désignaient sous ce vocable les îles situées à l’ouest du détroit de Gibraltar.

Par ici on célèbre les Avoye. La légende raconte que Sainte Avoye est venue d’Angleterre, remontant la rivière d’Auray (56) dans un mortier de granit rose. Oui, c’était ainsi à l’époque, les saints dans le granit bleu, les saintes dans le granit rose. Devant le Jubé, les visiteurs peuvent se recueillir devant la fameuse pierre; par ailleurs, l’orthophoniste se faisant rare en Morbihan, ils y déposent leurs ste-avoye-001-format-web-300x246enfants ayant des difficultés à parler ou à marcher. Eponyme de Sainte-Avoye en Pluneret (56), cette sainte aurait été l’une des compagnes de sainte Ursule. Jetée en prison par un chef barbare, elle aurait été décapitée à cause de sa vertu. Voilà comment on peut perdre la tête à ne pas vouloir perdre sa virginité. Un ordre de religieuses placé sous son patronage s’était établi à Paris, dans le quartier du Temple, vers 1288. La chapelle abrite une pièce rare : un jubé polychrome de style Renaissance entièrement sculpté. En bois de chêne, il sépare le chœur de la nef et délimite l’espace réservé aux seigneurs et au clergé (le chœur) de celui réservé aux fidèles (la nef).

A Paris, le quartier Sainte-Avoye est derrière celui de la Grève, dont il est séparé, au midi, par une partie de la rue de la Verrerie. Il est borné, à l’orient, par le quartier Saint-Antoine ; au nord, par celui du Temple ; et à l’occident, par celui de Saint-Martin. [...] Si l’on entre blanc-manteauxdans la petite rue de l’Homme-armé, on arrivera bientôt à la rue des Blancs-manteaux, qui traverse celle de Sainte-Avoye dans la vieille rue du Temple. C’est là qu’on trouve le couvent des Blancs-manteaux, où un étranger, qui y est attiré par la curiosité, est bien étonné de voir des moines noirs, tels que les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. C’est que cette maison était autrefois habitée par d’autres religieux qui portaient des manteaux blancs. Quant à la rue des Blancs-Manteaux elle-même, elle fut pendant la Révolution le théâtre de massacres, immortalisés dans une chanson écrite par Jean-Paul Sartre et chantée par Juliette Gréco sur une musique de Joseph Kosma.

Voici comment des îles fortunées nous arrivons à la rue des blanc-manteaux. Etonnant, non ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le grand métingue du métropolitain…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la démocratie directe et des moules frites réunies, bonjour !  Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Mardi 1er mai 2018, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin.
Sans doute en ai-je déjà parlé dans ces colonnes mais, la pédagogie étant l’art de la répétition, autorisez moi à en remettre une couche. Il importe que les jeunes générations ne s’imaginent pas que le 1er mai est un héritage de Vichy ou des serristes nantais producteurs de muguet.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière 1er Maiinternationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la 1er-Mai-228x300loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Pour terminer sur un air de fête, voici la célèbre chanson de Mac-Nab le grand métingue du Métropolitain:

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.