Sarah, Ella, Billie et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de l’analyse concrète et du sirop d’érable réunis, bonjour ! Nous cheminons lentement vers avril et nous voici déjà le Mardi 27 mars 2018, date qui correspond au 7è jour de germinal et qui est dédié au bouleau. Le bouleau est le premier arbre du calendrier celtique; il symbolise la sagesse, en breton Bezo. Le nom local du bouleau est également à l’origine du nom du mois de mars dans forêt bouleauplusieurs langues slaves, comme en tchèque (březen); il s’agirait d’une évocation de la sève qui commence à circuler à cette époque. Au Canada et en Alaska on en tire un sirop et une eau de vie. Le bois du bouleau jaune est utilisé en menuiserie sous le nom de merisier, celui du bouleau flexible sous le nom de merisier rouge. On apprend chaque jour quelque chose sur « les cénobites tranquilles ». Voyez ici à droite ce magnifique tableau de Slavicek. Et voila, j’ai jamais tant parlé du bouleau que depuis que je suis retraité…

Sarah Vaughan.

Comme beaucoup de chanteurs et musiciens de jazz, elle est née dans une famille aussi religieuse que musicienne et elle apprend le chant et l’harmonium au sein de l’Église baptiste. Comme quoi, la religion mène à tout…A condition d’en sortir. Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l’orchestre de son Sarahécole et chantant dans les chœurs à l’église ; elle se consacre au chant lorsqu’elle gagne le concours d’amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter. Elle rejoint l’orchestre d’Earl Hines puis l’orchestre moderniste, qui introduit le Be Bop dans la musique de Big Band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l’orchestre. En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une splendide version de « A Night in Tunisia » sous le nom « d’Interlude » avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen de luxe.

En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations souvent de grande qualité comme celle de l’album historique With Clifford Brown (1954). sarah-vaughanEn 1958, elle enregistre un album avec l’orchestre de Count Basie, No Count Sarah. Magnifique interprète de ballades, elle est aussi une chanteuse de scat accomplie. Je ne lui connaît guère de rivale dans ce domaine, hormis Ella Fitzgerald. Toutes ces qualités se retrouvent dans ses performances scéniques d’autant qu’elle sait les mettre en scène avec humour, comme dans sa version de « Tenderly », enregistrée au Tivoli en 1963. Personnellement je la considère, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l’une des trois plus grandes chanteuses de jazz.

Encore merci de passer par ici de temps à autre. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Zap Pow

    Opinion entièrement partagée. Elle est dans mon top 10 des chanteuses de jazz.

    https://www.youtube.com/watch?v=p9EfG74Uwos

    Tiens, c’est aussi l’anniversaire d’une autre chanteuse de jazz que j’aime bien, Stacey Kent :
    https://www.youtube.com/watch?v=iUzGJx9fttQ
    https://www.youtube.com/watch?v=Rs8FkIL0EFw

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