Les pionnières…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’encyclopédie et du kebab d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 23 Mars 2018. Le 23 mars, troisième jour de Germinal dans le calendrier républicain, était dédié à l’asperge ce qui, bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre.

Vous ai-je déjà parlé de Julia Bertrand.

Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse. Elle était née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut juliadéléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabora au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Épinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B », fichier des antimilitaristes, elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. La photo ci-dessous présente l’équipe de La ruche.

Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc. En 1944, son logement à Noisy-le-sec région parisienne, est détruit par les bola-ruchembardements alliés. « Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. » Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympathies pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ».

Cette femme là… C’était un sacré bonhomme ! Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

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