Et Saint-Malo chantait…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’humanisme et de l’andouillette de Senven-Lehart réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 29 mars 2018, c’est à dire le 9è jour de germinal, dédié à l’aulne.

On ne sait pas exactement en quelle année mais, c’était un 29 mars, dans le comté de Clamorgan au pays de Galles, naissance de celui qui allait devenir Saint Malo ou Saint Maclou si vous préférez mais son paternel trouvait que cela faisait un peu moquette. C’est Saint_Maloun des sept saints fondateurs de la Bretagne. Ici et dans une partie de la Normandie, on l’appelle Malo ; en Saintonge et dans le Poitou, Macout ; vers le nord et l’est de la France, Maclou ; dans les pays de langue néerlandaise (Flandre française, Flandre belge et Pays-Bas, Machutus ou Machuut (Machuyt) ; en Irlande, Macud ; à Rome, Macuto, Magunto ou Mauto. Vous vous souvenez, c’était le trophée Jules Vernes de l’époque. Ils arrivaient d’Irlande ou du pays de Galles sur leurs multicoques en granite de Landéda pour évangéliser les armoricains. Les brittons avaient inventé la route du cidre bien avant celle du rhum. Les skippers étaient tous des saints (aujourd’hui, on peut pas en dire autant…). Malo lui, il a débarqué à Cézembre. Vous connaissez Cézembre ? En face de Saint Servan, c’est la seule plage de la côte Nord exposée Cézembreplein Sud, avec les Ebihens peut-être… C’est l’endroit d’Europe le plus bombardé de toute la Seconde guerre mondiale. En quatre semaines, pendant l’été 1944, près de 20 000 bombes ont été déversées sur l’île. Beaucoup sont toujours enfouies dans le sol et peuvent à tout moment exploser. C’est pour cela que 90% de l’île est interdite au public. Mais ce site idyllique va (hélas) s’ouvrir davantage aux touristes. La marine nationale y termine une opération de déminage consistant a aménager un sentier avant que les militaires ne transmettent l’île au conservatoire du littoral.

Mais revenons à notre Malo à nous qu’on a… Il grandit puis il devint grand, travailleur et intelligent, il fait le petit séminaire et il devient l’évêque d’Aleth. Plus tard, beaucoup plus tard, pour améliorer les Malorecettes de la paroisse et face à la baisse inquiétante du denier du culte, il donnera son nom à une marque de yaourt. Avec son copain  Aaron, plus cénobites qu’anachorètes, il partage une vie érémitique du coté de la cité d’Alet. C’est à dire qu’il vivait du RMI que lui versait les paroissiens sous forme de dons en nature. Il serait décédé pieusement un 15 novembre vers 620 à moins que ce ne soit 640; on ne sait pas exactement mais, il est mort depuis longtemps. Aujourd’hui sa statue, réalisée par Patrice Le Guen, a rejoint l’armée des saints de Bretagne dans la vallée éponyme de Carnoët.

Bon allez, je vous quitte car les jardins de  l’ermitage réclament ma présence. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

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