Ecce homo…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 31 mars 2018, onzième jour de Germinal dédié à la pervenche. Le mot « pervenche » vient de la formule latine vinca pervinca, une formule « magique » crée à partir de vincere (vaincre) car la pervenche aurait des vertus médicinales permettant de pervenchevaincre de nombreux maux (en tous cas si l’on en croit Pline l’ancien). En 1734, Rousseau, sur le chemin des Charmettes avait entrevu une pervenche, alerté en cela par celle qu’il appelait encore « maman », (Mme de Warens). Trente années plus tard, en 1764, en herborisant avec son ami Du Peyrou, il rencontre pour la seconde fois de sa vie cette petite fleur bleue. Cette simple image suffit, à le transporter des années en arrière, au temps heureux…  On retiendra de cet épisode l’importance qu’il a pu avoir dans la vie sentimentale de cet auteur. Comme d’autres auront été marqués par les roses, ou par des madeleines…

Tout à fait autre chose.

Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton. Poète et philosophe libertaire. Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère, Augustine Tuillerie, jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « tour-de-France1-241x300Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno. Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.

Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure »,  et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses guyauderniers ouvrages Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction  (1884) et l’Irreligion de l’avenir (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ». Pierre Kropotkine  s’y réfère également dans La Morale anarchiste, allant même jusqu’à faire de Guyau le « jeune fondateur de l’éthique anarchiste », éthique qu’il définit comme « la science de la morale des sociétés ».

Allez c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

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