Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 mars 2018, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la Cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit socochleaire-officinale-1-231x300n nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

Tout à fait autre chose.

Comment ne pas marquer d’une pierre blanche l’anniversaire de la disparition d’un grand artiste: Jean-Joseph Sanfourche, dit simplement Sanfourche, est un peintre, poète, dessinateur et sculpteur français, né le 25 juin 1929 à Bordeaux, et mort le 13 mars 2010 à Saint-Léonard-de-Noblat. Il est arrêté en 1942 avec sa famille par la Gestapo. Soportrait Sanfourchen père, membre de la Résistance intérieure française, est fusillé en 1943 ; sa mère et lui sont libérés et expédiés à Limoges. Mis sous tutelle, l’adolescent étudie ensuite la comptabilité.  Il a pratiqué l’art brut et fut l’ami de Gaston Chaissac, de Jean Dubuffet, de Robert Doisneau, avec lesquels il a entretenu une correspondance.

sanfourche

Il a réalisé des peintures, des sculptures, des émaux, des totems. Il utilise des ossements humains comme supports. On retrouve dans ses œuvres les mêmes petits bonshommes souriants aux gros yeux qu’il a empruntés à Gaston Chaissac. Sa signature est intégrée dans ses œuvres comme une composante graphique : c’est une des particularités de sa peinture. Il avait aussi un besoin impérieux de reconnaissance. À cette fin, il a utilisé de nombreux moyens pour se faire remarquer comme d’inventer que son père avait été fusillé pendant la Grande Guerre. Je devine combien cela vous aurait manqué si j’avais omis d’en parler ce jour…

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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