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Parchman’s farm…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour ! Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le Lundi 26 février 2018, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que violettecette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. C’est pas mignon ça, madame Michu ?

Parlons peu, parlons Blues.

Si vous aimez le Blues, vous aimez forcément BUKKA WHITE. C’est aujourd’hui le jour anniversaire de sa disparition le 26 février 1977 à Memphis, Tennessee. Il est métayer et musicien à ses heures. Son bukkastyle de guitare est particulièrement original, le situant entre Charlie Patton, la Country Music des années 1900-1920 et la façon hawaiienne de jouer de la guitare, souvent à plat sur les genoux en faisant glisser un tube de métal sur les cordes en accord ouvert. Ses classiques se distinguent non seulement par sa voix puissante, son jeu de guitare si particulier, mais aussi par les paroles autobiographiques pleines d’un humour dévastateur ou de sensibilité contenue. La légende veut qu’il ait donné sa première guitare à son petit cousin B.B. King.

https://youtu.be/jM23S12LXaE

Alors qu’il est emprisonné à « Parchman’s Farm« , en 1939, Bukka White enregistre quelques morceaux pour Alan Lomax qui travaillait alors sur le recueil de la tradition orale pour la bibliothèque du parchmanCongrès. Après sa libération, en 1940, Bukka White se rend à Chicago et enregistre douze morceaux d’une grande violence expressive, sur les thèmes de la prison, de l’isolation et de la solitude. Installé à Memphis, c’est à cette époque qu’il jouera occasionnellement avec son jeune cousin, B.B. King. Le morceau qu’on entend (normalement) dans la vidéo s’intitule justement  « Parchman’s Farm Blues ».

Allez, bonne journée à tous, n’oubliez pas de fêter les « Koulfinid » (si, si, ça existe. Il fut le troisième évêque d’Aleth après Malo.) portez vous bien et à demain peut-être