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Mack the knife…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 22 Février 2018, qui correspond au quatrième jour de Ventôse du calendrier républicain, ordinairement dédié au troène, jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux, il n’y a, parait-il aucun antidote, même pas un remède de cheval. Et, je vous le confirme, il ne pleut pas sur Brest. Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE? peut-être que oui mais, abondance de biens ne nuit pas. Il né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de buddy-1Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

https://youtu.be/zUnjsQfJ2-c

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht. Il reviendra en Europe en Buddy-Tate-283 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

Giroflé-Girofla…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 21 février 2018, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est une espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflé, girofla, on dit qu’elle est malade. Giroflé, girofla, on dit qu’elle en mourragiroflé. Giroflé, girofla… Si vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka. Les paroles modernes sont de Rosa Holt, poétesse allemande anti-nazie, réfugiée en France, et ont été publiées en 1935 dans un recueil posthume de l’auteur. La musique est d’un certain Henri Goublier fils, inspirée de la  ronde enfantine du même nom, et créée en 1937 au Caveau de la République.  La chanson est bien connue par l’interprétation qu’en a faite Yves Montand, dans les années 50.

Toujours à propos d’anti nazis, ne pas oublier ce que nous devons aux immigrés !

Missak Manouchian est né dans une famille de paysans Arméniens en Turquie. Enfant, il perd son père, probablement tué par des militaires turcs lors du génocide Arménien.  Missak écrit des poèmes et, avec son ami arménien Semma, il fonde deux revues littéraires, Tchank (l’Effort) et Machagouyt (Culture), où ils publient des articles concernant la littérature Française et Arménienne ; ils traduisent Baudelaire Verlaine et Rimbaud en arménien. À la affiche rougemême époque, Missak et Semma s’inscrivent à la Sorbonne comme auditeurs libres. Missak ­Manouchian mourra fusillé à 38 ans. Les Renseignements Généraux, après avoir  réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943, purent mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein. Au matin du 16 novembre, Manouchian est arrêté. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands.Après avoir refusé qu’on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 44.

Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgard le 10 mai 44. Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ». Mais l’affaire de l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Chacun se souvient du magnifique texte d’Aragon mis en musique par Léo Ferré non moins magnifiquement.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tout l’monde peut pas s’appeler Durand…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 20 février 2018, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la cornouiller-male-cornus-mas-oiseaux-arbuste-floraison-jaune-fruits-rouges-soleil-vegetaux-haie-massiffructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Tout à fait autre chose.

Oyez l’histoire de jules Durand; c’est comme cela, il y a des gens julesqui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le béret, des noms capables de procurer une érection à Jean-marie. Mais, tous ceux la qui s’invitent dans notre galerie de portraits, pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Or donc, le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre. Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. OnPour Durand essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Voila pour aujourd’hui, en attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Chaman où es tu ?

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !Nous sommes le Lundi 19 Février 2018 et, si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une LE-TUSSILAGE-EN-FLEURSdes plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser Koropokkuruaux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à droite sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des Tkamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

https://youtu.be/VW_Kyy54UnU

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois korrigan(grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais… Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

De Ploumanach à Perros-Guirec…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour! Nous sommes donc le Samedi 17 février 2018, 29è jour de pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, chelidoine_2avait son avis sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

Chez nous aujourd’hui, on fête les Gireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec. Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h, ( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg. Saint Kireg est un moine gallois débarqué sur cette plage dans une auge de granit comme d’ innombrables saints en provenance de st kiregBretagne la grande; c’était très tendance à l’époque. La légende disait que si une jeune fille arrivait à planter une aiguille dans le nez du saint et que cette épingle restait fichée, elle serait mariée dans l’année, sinon elle devrait patienter. Mais un jour la paroisse remplaça la statue de bois par une statue de pierre… Il fut sans doute plus dur de trouver mari… Personnellement je trouve dommage de défigurer la côte de granit rose avec ce genre d’édifice mais, bon… Celui-ci, construit sur un amas de rochers submergé par les flots à marée haute, trouve son origine au 12ème siècle. Il était très fréquenté par les femmes des marins qui venaient y prier pour le retour de leurs époux.

Voila pour ce Samedi, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un drapeau noir en Helvétie…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la semaine des quatre jeudis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 16 février 2018, 28è jour de pluviôse et, je peux vous dire qu’il pluviôse un max sur les jardins de Keramoal. Ce jour est dédié au cyclamen, jolie fleur qui est censé symboliser la jalousie…

Je voulais rajouter à notre galerie de portraits celui de James Guillaume qui, comme son nom l’indique, était d’origine suisse. Mon aïeule n’aurait pas manqué d’ajouter: personne n’est parfait. Il est né à Londres un 16 février 1844 de père suisse et de mère française james Guillaumeet les oubliettes de l’histoire l’ont englouti sans autre forme de procès.  James avait donc quatre ans lorsqu’il arriva en Suisse. Il entra au collège latin à neuf ans et demi; à seize ans, il passa dans les auditoires, qu’on appelle aujourd’hui l’Académie, et il y resta jusqu’en 1862. Elève assez indiscipliné, il avait souvent maille à partir avec les autorités scolaires, qui étaient royalistes et religieuses. Il lut toute la bibliothèque de son père, se passionnant pour l’Antiquité, pour la Révolution française, pour la philosophie et particulièrement pour Spinoza, pour la poésie depuis Homère et Shakespeare jusqu’à Goethe et à Byron, pour Rabelais enfin, Molière et Voltaire.

Pour que sa vie encore vaille d’être vécue, il veut la consacrer à l’instruction du peuple: et pour commencer, il organise des cours du soir pour les apprentis. Il continue à lire toutes sortes d’auteurs: Feuerbach, Darwin, Fourier, Louis Blanc, Proudhon. Et, peu à peu, des conceptions nouvelles s’élaborent dans sa tête. Savant et philosophe, il n’avait pu concevoir l’égalité précédemment qu’à la façon de Robespierre et de Louis Blanc . A l’automne de 1866, Constant Meuron et James Guillaume fondèrent la section de l'internationalel’Internationale du Locle, et Guillaume se rendit au congrès de Genève. Il participait activement d’ailleurs au mouvement politique et parlementaire, mais il en vint bientôt, ainsi que la plupart des Internationaux du Jura, à la conviction que la classe ouvrière n’avait rien à y gagner. Le congrès de l’Internationale à Lausanne, le congrès de la Ligue de la paix et de la liberté à Genève, tenu en 1867, modifièrent profondément la pensée de James Guillaume: c’est là en effet qu’il prit contact avec des révolutionnaires de toute l’Europe, et que la foi lui vint à la Révolution sociale universelle. Il était à ce moment de son développement quand il fit la connaissance de Bakounine, lors de la fondation de la Fédération romande. Leurs vues étaient tout à fait analogues: le rêve d’une société sans Etat, où il n’y aurait plus ni gouvernement ni constitution, où tous les hommes seraient libres et égaux, s’était formé en Guillaume, par développement intérieur et par expérience extérieure, avant qu’il ne rencontrât Bakounine.

Dès 1869, en effet, Guillaume dut renoncer à son professorat de Locle, étant entré en conflit avec les autorités pédagogiques à cause de son activité révolutionnaire. Il devint typographe et le resta jusqu’en 1872. Guillaume devint donc l’émanation intellectuelle vie ouvrièred’une collectivité. (…) C’est là, dans le Jura, que les horlogers et Guillaume ensemble produisirent les idées qu’une génération nouvelle devait retrouver et rebaptiser sous le nom de syndicalisme révolutionnaire. (à droite, couverture de La vie ouvrière février 1914) On sait que Bakounine et Guillaume furent exclus de l’Internationale au congrès de La Haye, en 1872, Marx et ses compagnons ayant cru se débarrasser ainsi de l’esprit des anti-autoritaires. James Guillaume mourut le 20 novembre 1916, et fut inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse. Sources: Le drapeau noir: Fritz Brupbacher

Allez, merci de votre visite, c’est un peu copieux pour un vendredi mais il n’est pas facile de faire plus court. Portez vous bien, et à bientôt peut-être !

Un petit homme n’est pas forcément un mi-grand…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis des sciences occultes et des coups de pied du même nom réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 15 février 2018, 27è jour dePipe Pluviôse dédié au noisetier. Je profite d’une accalmie entre deux coups de tabac pour avancer dans mes travaux agricole. Justement, à propos de tabac, c’est en allumant ma pipe que je m’aperçois qu’aujourd’hui, c’est la saint Claude… Or donc, Claude, chez nous on dit Glaode et comme disait Fernand Raynaud: « vous allez voir comme les gens sont méchants… » Voici comment Albert Le Grand présente la chose:

«Du Temps du Pape Vigilius & de l’Empereur Justinian I, l’an de salut 540, regnant en la Bretagne Armorique le Roy Hoël, dit le Faineant, IIè du nom, un certain personnage, nommé Glaudan, passa la Mer, &, quittant la grande Bretagne (qu’à present on appelle Angleterre), vint, avec sa femme Gologuenn, aborder la coste de Leon, en la 08-28-2015Greece_TurkeyBretagne Armorique : étans sortis du vaisseau, ils prirent leur chemin le long du rivage, & arriverent en la Paroisse de Ploüider, distant de deux lieuës de la ville de Lesneven, &, voulant passer outre, la nuit les surprit en la greve qui est entre ledit Ploüider & Plou-neour-trez, de façon qu’ils furent contraints de chercher à loger, cette nuit, en un Village situé és paluds de Brengorut, mais le Païsan à qui ils s’adresserent, voyant que c’estoient des étrangers pauvres & necessiteux, les refusa, de sorte qu’ils furent contraints de loger en un lieu, nommé alors Odena, où Gologuenn accoucha d’un Fils.» Vous constatez comme moi que le refus de l’autre, la xénophobie, la peur du migrant, tout cela n’a rien de nouveau et Claude et sa petite famille en firent les frais comme aujourd’hui Mohamed ou Mamadou.

Bon, je vous fait grâce de la suite car, c’est long, très long, très très long et Thierry, fidèle lecteur de ce blog, me fais savoir qu’il en a marre de mes histoires de saints. Nul doute qu’il préférerait des histoires de fesses… Le bon père Albert le Grand aurait fait fortune dans l’écriture de scénarios pour les séries télévisées. Personnages, suspense, rebondissements, tout y est. Dès qu’un paroissien lui camping-La-Baie-du-Kernic-25388-463be4parlait de l’existence d’une source sacrée, d’un menhir ou d’un arbre liés à la très vieille et très ancienne tradition celtique et peut-être même plus ancienne encore; il sortait son petit calepin et inventait illico une histoire de saint garanti grand teint, Voilà pourquoi il y a davantage de saints en Bretagne que de jours dans les calendriers. Néanmoins, si vos pas vous conduisent dans le secteur (nous sommes dans le Nord Finistère), prenez le temps de visiter l’anse de Goulven, la baie de Kernic, les dunes de Keremma et le restaurant de la Butte à Plouider…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Au pays de cocagne…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 14 février de l’an 2018, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la guèdela récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède plus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à de l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. C’est de là que vient le nom donné au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut pratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrème Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Voilà pour la petite histoire du jour…

Je vais m’arrêter là car les jardins de Keramoal réclament mes bons offices. Je vais donc m’équiper pour affronter un vilain Noroit qui s’est remis à sévir. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un oranger sur le sol irlandais…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’éthologie et de la terrine de lièvre réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 février 2018, 25è jour de pluviôse dédié au lièvre. Bel animal qui a tendance à se faire rare dans nos contrées. wolpert2Il est très présent dans l’imagination populaire de nombreuses civilisations : En Europe de l’Est, c’est le Wolpertinger, aux Etats-Unis d’amérique, le Jackalope ou encore, Leuk le lièvre au Sénégal… Animal improbable et souvent cornu, il animait les soirées un peu comme le Dahu. La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours.

 

Chez nous on a des poules tout aussi improbables comme le démontre cette photo. Les mauvaises langues y verront la poulecertainement le résultat d’une alimentation à base de maïs transgénique. On voit d’ces trucs madame Michu et pas seulement des éléphants roses après maintes libations. Au train où vont les choses on ne devrait pas tarder à voir un oranger sur le sol irlandais (réchauffement oblige). Allez, une petite ballade de Bourvil pour nous faire oublier la température ambiante.

Je vous remercie encore de votre visite et je vous dis à très bientôt. Portez vous bien et à demain peut-être.

La dernière brigadiste…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 12 février 2018 c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer renouéeque Fabre d’Églantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

La dernière brigadiste…

Lise London est née Ricol le 15 février 1916, à Montceau-les-Mines, en France. Elle a été mariée en première noce à Auguste Delaune, puis remariée avec Artur London dont elle est devenue veuve. Lise LondonMilitante communiste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine et résista dès le début de l’Occupation. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a reçu le titre d’Officier de la Légion d’honneur.

Jean Ferrat parle d’elle dans une chanson intitulé « Le bilan ». Elle a eu un rôle dans l’Aveu, magnifique film de Costa-Gavras (1970) qui a l'aveuété tenu par Simone Signoret, Lise London a signé l’appel collectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.