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A, a, a la commémo…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la mémoire ouvrière et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 08 du mois de janvier de l’an 2018 c’est à dire le 19è jour de nivôse dédié au Marbre. Le 08 janvier 1499, la AnneDuchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait, ça devrait faire plaisir à Jencyves qui y retrouvera son copain Jossic.

Vous voyez comme vont les choses. On n’y prend garde et hop, on se retrouve en 2018; année de toutes les commémorations. Le centenaire de la grande boucherie 14/18 bien sûr. Les cinquante ans de Mai 68. Les soixante dix de la création d’Israël. L’avènement de la cimetic3a8res-allemands1cinquième République. J’entends déjà les commentaires: la paix, la concorde universelle, l’humanisme et, le sous-Préfet aux champs, sautant comme un cabri en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe… Mes deux grand-pères sont restés sur le chemin des dames, ou plutôt en dessous à grignoter les pissenlits par la racine. La cinquième est à bout de souffle, Israël poursuit sa politique mortifère en déniant aux palestiniens le droit d’exister. Depuis 1968, on continue à enlever les pavés mais on n’a toujours pas trouvé la plage. Quand à l’Europe, qu’en ont-ils fait ? Alors m’est-avis que leurs commémos se fera sans moi.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

J’te dis qu’c'est le grand Dizzy…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 06 janvier 2018, 17è jour de nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec les taxis…

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, qui est au Bebop ce que Beethoven est à la symphonie… John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cherawen Caroldizzy Gine du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz. Ecoutez ces deux géants.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une gillespie-1e96b745864b76de1c52e5f9b3f69e0f2e13ac54-s900-c85technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway, il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General… Etonnant, non ?

Allez, rien de tel qu’un peu de jazz pour oublier la nôtre d’élection présidentielle. Portez vous bien et à demain peut-être.

Higoumène mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 05 du mois de janvier 2018, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex. De ce côté ci du Couesnon, en Bretagne armoricaine donc, on célèbre (ou pas) KONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon. Il est resté célèbre dans notre petite histoire pour avoir fricoté autant avec Nominoé (Duc de Bretagne) qu’avec le roi de France (Louis le débonnaire) pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

Il décide avec 5 compagnons, d’aller fonder un monastère, à l’extrémité de l’évêché de Vannes, à la frontière avec le royaume franc. Ayant eut successivement les autorisations du machtiern du statue-de-saint-conwoion-de-l-eglise-saint-sauveur-redon-116x300lieu, Ratuili, de Nominoë et de l’empereur Louis le Pieux, et ayant décidé de suivre la règle monastique de Saint Benoît d’Aniane, Conwoion commence à accueillir de plus en plus de monde dans son monastère, et reçoit de plus en plus de donations. L’abbaye de Redon commence à devenir, alors, un pôle important qui accompagne l’ascension politique de Nominoë. Après la bataille de Ballon en 845, qui a lieu à proximité de Redon, Nominoë prend du recul par rapport au pouvoir Franc, et aidé de Konwoion, à l’occasion d’un synode vers 849, il chasse les évêques francs des diocèses Bretons, et nomme des évêques bretons. Konwoion ira jusqu’à Rome justifier ce qui sera qualifié de schisme breton.

Voici ce qu’en dit Albert le Grand « L’an de grace 826, l’Empereur Louys le Debonnaire ayant esté degradé & enfermé dans un Monastere, les Brele petit sainttons qui, dés l’an 826, avoient offert la Couronne Royale de Bretagne à Neomene (laquelle il refusa) l’importunerent de rechef d’accepter le Royaume, & les affranchir de la servitude de l’Empire, ce qu’il accepta ; &, ayant esté proclamé Roy, pour premier exploict, bannit & chassa de la Bretagne tous les Agents & Officiers des Empereurs, cassa et annula toutes leurs Loix et Ordonnances, remettant le pays en son entiere et prestine liberté. » On dit qu’il s’est éteint un cinq janvier de l’an 868 à l’âge canonique de 80 ans, ceci explique cela…

Encore une histoire de saint me direz vous ! Oui mais, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France. Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Emmanuel 1er, présenter ses vœux comme on dit. L’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

En sortant de l’école…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’école émancipée et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 04 janvier 2018, 15è jour de nivôse dédié au Lapin… Ceux de keramoal ont mystérieusement disparus et les pelouses sont un peu tristes.

 
Une pensée pour Henri Portier.

Le 04 janvier 2007, décès d’Henri PORTIER, il était né à Lorient le 15 février 1941. Anarcho-syndicaliste, pacifiste, antimilitariste et libertaire, historien du mouvement Freinet.
J’avais fait sa connaissance dans les années 70 lors d’un séminaire le bohec Gsur l’école émancipée. Un type passionnant que m’avait présenté Paul Le Bohec (ici à gauche), autre grand pédagogue, pratiquant et vulgarisateur des méthodes de Célestin Freinet. Etudiant à l’Ecole Normale de Vannes, il prend part à un mouvement de grève générale contre la guerre d’Algérie. Il soutiendra ensuite l’initiative de Louis Lecoin pour l’obtention du statut d’objecteur de conscience. Militant syndicaliste, il représente dès 1962 la tendance de « l’Ecole émancipée » au sein de la « Fédération de l’Education Nationale », puis milite à partir de 1966 à « l’Union des Anarcho-Syndicalistes » (U.A.S). Professeur d’histoire, il s’installe à Apt en 1980 et va dès lors participer pleinement aux activités du CIRA de Marseille en portierparticulier à la constitution de la vidéothèque anarchiste. Membre de l’Institut Coopératif de l’Ecole Moderne (ICEM) du mouvement Freinet, il devient l’historien du mouvement, faisant notamment redécouvrir plusieurs films et réalisant en 1996 un documentaire « Le mouvement Freinet ». Il est également l’auteur d’une brochure « Cinématographe et mouvement Freinet » (1989), et de nombreux articles parus dans les journaux « L’Ecole émancipée » ou « Le Monde Libertaire ».
Victime d’un arrêt cardiaque, il meurt à Apt le 4 janvier 2007 alors qu’il allait avoir 66 ans. Sources : Ephémérides anarchistes.

Ces types là doivent se retourner dans leur tombe en entendant certains (j’ai les noms) parler honneur et discipline, prôner le retour à l’uniforme, la levée du drapeau et autres billevesées… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Come on Clara !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’antistrophe et des huitres de Prat-ar-Coum réunies, bonjour! Nous sommes le Mercredi 03 janvier 2017, 14è jour de mac nab Gnivôse dédié au grès. Demain c’est le jour anniversaire de la naissance de Maurice MAC-NAB à Vierzon (1856). Poète, chanteur, interprète, il fait ses débuts au cabaret des « Hydropathes » puis au « Chat noir ». Il meurt subitement à l’âge de 33 ans (tuberculose). Il est l’auteur du fameux Métingue du Métropolitain, œuvre parodique qui deviendra pourtant un des classiques de la contestation. On trouve encore quelques vieux militants qui sont capables de l’entonner dans les noces et banquets. En voici une des nombreuses versions.

Puisque nous sommes encore en période de fêtes, voici un cadeau rien que pour vous. C’est un des nombreux contes de maurice Mac-Nab.

« Grande, raide, sèche, jaune, édentée, parcheminée et coiffée d’un chapeau extraordinaire, l’Anglaise entra dans un bureau de poste les pieds en avant. Elle tourna à demi la tête et dit avec une voix de brouette mal graissée :
-  Come on, Clara!  
Clara est petite, mince, plate, rousse ; elle a des dents très longues et suit sa maîtresse les pieds en avant. L’Anglaise demande soixante timbres-poste pour affranchir soixante lettres adressées à soixante personnes différentes. Elle allonge cinq doigts osseux, saisit les timbres et répète :
- Come on, Clara!
Clara fait demi-tour avec la grâce d’une locomotive. Droite, les talons joints et les bras pendants, elle lève les yeux au ciel, entrouvre la bouche et tire la langue! Alors l’Anglaise, grande, raide, sèche et jaune passe successivement les soixante timbres-poste sur la langue de Clara, petite, mince, plate et rousse, et les applique un par un d’un coup sec sur les soixante lettres adressées à soixante personnes différentes. Puis elle se dirige vers la porte en disant encore une fois :
- Come on, Clara!  
Toutes deux disparaissent comme des ombres, les pieds en avant. Dernièrement, j’ai rencontré la pauvre Clara, toujours petite, mince, plate et rousse, mais elle avait les lèvres collées et ne pouvait plus ouvrir la bouche. »

On lui doit aussi la « thèse pour le doctorat du mal aux cheveux et de la gueule de bois », très utile en ces lendemains de ripaille. Bref,mac nab D le genre de gars avec qui on ne devait pas s’ennuyer. Il appartenait à une famille d’origine écossaise. Son arrière-grand-père, Édouard Mac Nab, s’installa en France et est à l’origine de la branche française ; il fut garde du corps de LOUIS XV; il échappa de peu à la guillotine sous la Terreur et devint conseiller général du Cher sous l’Empire. Son grand-père, Alexandre, fut sous-préfet de Sancerre et épousa en 1810 Marie-Rose de Francières, originaire de Vierzon, où sa famille possédait le château de Fay, à l’ouest de la ville. Son père, Édouard (1811-1885), fut maire de Vierzon-Villages. A droite, son portrait par Fernand FAU.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La coupe et la mémoire…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, TRADITION

Amis de l’existentialisme sartrien et du poulet Stroganoff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 02 janvier 2018, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise. En Bretagne armoricaine, ce jour est dédié à Koupaïa. Or donc parlons de Koupaïa, prénom dans lequel on retrouve sans doute Copia, représentation symbolique de la déesse mère de Rome Cybèle (la coupe) le chaudron pour les celtes. Inutile de vous dire que Koupaïa trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët.

Koupaïa donc, dut le jour à Eusèbe, qui devint roi d’Armorique, et à Landouenne, son épouse. Eusèbe sévit une fois avec excès et injustice contre des sujets qui l’avaient irrité : il fut attaqué d’une maladie, et sa fille unique fut obsédée du démon. C’était sans Koupaia-vallée-300x226compter sur Saint Melaine qui passait par là et s’empressa de les délivrer. Plus tard, notre Koupaïa épousa Hoël futur roi lui aussi. Oui mais voila: En 509, les Frisons firent une irruption dans l’Armorique et, malgré les efforts de Hoël-le-Grand, ils s’en emparèrent (oui, le frison est taquin !). Le souverain et sa famille se retirèrent dans les îles britanniques. Certains historiens affirment qu’il y forma un gouvernement provisoire (ici, Londres…). Hoël et Aspasie s’attachèrent à donner une bonne éducation à leurs enfants, et en mirent deux en pension au petit séminaire, Tugdual et Léonor, sous la direction du savant et pieux Iltut.

En 513, le prudent et brave monarque chassa les barbares de ses états, y reprit les rênes du gouvernement, et, aidé des conseils de son épouse, répara les maux qu’y avaient multipliés ces féroces étrangers qui étaient venus jusque dans nos bras pour égorger nos fils et nos compagnes. Il paraît que la reine était restée en Angleterre. Puis, ayant reconquit son royaume il vola au secours de son cousin Arthur, outre-Manche  (oui bon, alors là, l’histoire et la légende se mêlent allègrement les pinceaux pour alimenter les 180px-Vie_des_saincts_-_1637_-_Couverture1longues veillées au coin du feu). En 545 le bon roi mourut, son fils Hoël II lui succéda pour se couvrir de gloire à son tour. Alors la sainte reine se retira dans le monastère de Langoat dirigé par son fils Tugdual, non loin de Tréguier. Une église a été érigée autour de son gisant au XIV° siècle. Elle reste la fondatrice de la Bretagne armoricaine par sa descendance: Hoël II roi d’Armorique – Saint Tugdual, évêque, l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne – Sainte Sève – Saint Lunaire… Source: M de Garaby, St Brieuc (1839) – Mais, ainsi que je l’ai souvent écrit, en guise d’avertissement au lecteur, ces histoires ont la plupart du temps été écrites par les hagiographes des XVIè, XVIIè, XVIIIè, chargés d’instruire le petit peuple breton dans le respect du bon maître et du bon Dieu, d’où une certaine distance voire ignorance de l’histoire quand il ne s’agissait pas purement et simplement d’affabulations. Albert le grand – Maunoir – Noblezt – de garaby – de kerdanet, Dom Lobineau… C’était à qui en rajouterait une couche.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Bloavez mad…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce Lundi 1er janvier 2018 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un carte-de-voeux-bigoud-up-marylinnouveau parcours. Après moult hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. J’écoutais cette étonnante chanson « Le clown » qui m’a fait penser au blogueur parfois; pianotant de quelques doigts sur le clavier de son ordinateur sans trop savoir s’il serait lu ou pas… Je m’associe à notre charmante bigoudène pour vous souhaiter une bonne année. Bloavezh mat d’an holl.

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas Giani Esposito, rappelons que Gianni Sandro Esposito est né en1930 en Belgique, d’une mère française et d’un père italien. En tant que comédien, il devient, dès 1952, l’un des éternels seconds rôles du cinéma français (notamment dans French Cancan). Lors de ses débuts dans la chanson, il passe à La Rose Rouge et à L’Écluse. Le succès vient Gianniavec sa chanson Le Clown en 1957.  Plus tard, au début des années 70, il fait la rencontre de Ersie Pittas, la nièce du metteur en scène grec Cacoyannis (réalisateur de Zorba le Grec) qui étudie à Paris l’histoire de l’art et la danse. Il quitte son épouse Pascale Petit et sa fille Douchka Esposito pour s’installer avec Ersie dans un studio à Saint-Germain-des-Prés. Ils montent ensemble un spectacle dans lequel il dit des poèmes et chante tandis que Ersie danse. Ils seront d’ailleurs en tournée pendant près de deux ans avec ce spectacle. Atteint d’une hépatite virale, Giani Esposito meurt, prématurément, le 1er janvier 1974 à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 43 ans.

Allez, c’est reparti pour un tour, pour une année et, si tout va bien, pour 365 nouveaux billets. En attendant vous pouvez toujours relire les anciens. Portez vous bien et à demain peut-être.