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Catherine Ribeiro…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des seventies et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 18 janvier 2018 et ce 29è jour du mois de Nivôse est dédié au mercure, peut-être est-ce pour cela que l’alchimie des états d’âme m’entraîne vers la nostalgie et me conduit à ressusciter quelques fantômes du passé…

J‘aime de temps en temps ressortir de l’oubli où la médiacratie les a reléguC. Ribeiro Gé, des artistes qui m’ont ému. Tenez, voici Catherine RIBEIRO ! Je pense que les plus jeunes d’entre vous n’en ont jamais entendu parler. Les plus anciens se souviendront avec nostalgie de ses disques avec le groupe Alpes.  Voici ce qu’en disait Etienne Blondet en 1975 dans un numéro de la revue « Extra »: «Sa carrière étonnante, (…) c’est d’abord celle d’une voix énorme: voix d’espoir et de désespoir, voix de naissance et d’agonie, voix de haine et d’amour, voix du coeur et du sexe, voix du râle et du cri, voix magique par delà les mots qu’elle profère, voix des entrailles qui va droit aux entrailles de ceux qui l’écoutent…» Oyez maintenant « Âmes debout ».

Cette merveilleuse interprète est à classer pour moi dans la lignée des Janis Joplin, Joan Baez, Nina Hagen, Colette Magny, ou une autre Catherine, Ringer… C’est sûr, madame Michu, nous sommes loin de la star’ac et de ses bêlements télévisuels. Léo Ferré disait d’elle:ribeiro  » Elle n’est pas facile parce qu’elle se tient debout…  » . Mais laissez vous emporter quelques instants par cette voix venue d’ailleurs, « expression d’un trajet qui ne fut pas simple, et pour cause : une enfance pauvre, une mère tyrannique, qui la placera en asile psychiatrique où des électrochocs lui seront infligés dans le but de l’empêcher d’aimer le garçon qu’elle convoitait !… Cela se passait, figurez-vous, dans les années 60 et non dans les années 30… Le travail en usine la rendra plus encore insoumise à toute forme d’autorité. » (extrait du blog de Laurent Galley). A cette époque-là, Colette Magny, grande gueule et immense chanteuse, disait d’elle : « Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! »

C‘est étonnant, quand on affiche son amour pour ces artistes de variétés des années passées, on se fait vite ringardiser… Mais s’il s’agit de Mozart ou de Couperin, tout le monde trouve cela normal ! C’est pas une raison pour se précipiter au spectacle « Age tendre », maison de retraite itinérante pour tous les losers de l’époque « Yé-yé ». Comme le disait mon aïeule qui avait fréquenté Georgius et Mistinguette, il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Allez, n’hésitez pas à repasser par ici, ne serait-ce que pour me corriger sur mes « phautes d’ortografe », c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.