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La possibilité d’une île…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des stances à Marquise et du maquereau à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Samedi 20 janvier 2018 et, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au 290px-Daphne_laureola1-150x150Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Daphné du laurier ne doit pas non plus (même dans les diners en ville) être confondu avec Daphne du maurier, la célèbre romancière à qui nous devons Les oiseaux, mais aussi et peut-être surtout Rebecca magistralement adapté au cinéma par Hitchcock himself…  Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor.

Tiens, à ce propos, je constate qu’aujourd’hui c’est la saint Tarieg (oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici). Il naquit en Bretagne (Vè siècle) il en devint évêque après avoir suivi l’enseignement de ile-tariegGweltaz. Il est le patron de la commune de Lannilis (29) et a laissé son nom à l’île Tariec. Enfin, c’est une île à la mode de Bretagne, on s’y rend à pied à marée basse.  A l’Ouest de l’île, on remarque un petit menhir, sans doute vestige d’un culte solaire. Lorsqu’on pose le menton sur le menhir, on peut voir le soleil se lever le matin du solstice d’été  exactement entre les pieds du dolmen de Guernevez, situé sur le continent. Pour ceux qui ne connaisse pas bien le coin; nous sommes en plein pays des abers entre l’aber Wrac’h et l’aber Benoist.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Gerry Mulligan220px-Gerry_Mulligan_1972_Heinrich_Klaffs_Collection_72-194x300 le roi du Cool jazz. Il ne se passe pas un jour sans que le programmateur de Radio-Neptune sur Brest (classique le jour ,Jazz la nuit) ne le mette à  l’antenne. Dans le début des années 50, Gerry Mulligan joue dans un quartette sans piano. Il est accompagné par le trompettiste Chet Baker. Non mais, vous imaginez cela: vous êtes au fond d’une cave à St-Germain; on y voit pas grand chose à cause de la fumée de cigarettes, le whisky n’est vraiment pas terrible mais, devant vous sur une petite estrade, Chet Baker et Gerry Mulligan. Un truc de ouf comme dit l’autre.

Allez, merci d’être passé, je m’aperçois que je n’ai pas entré assez de bois; j’y retourne. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand le ciel bas et lourd…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la procrastination et du chinchard fumé réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 19 janvier 2018, 30è et dernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au Crible. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

Et qui mieux que Baudelaire aurait pu illustrer cette période au cœur de l’hiver, de la mort. Les fleurs du mal. Ce livre a accompagné mes errances adolescentes; c’est vous dire que cela ne date pas d’hier. Je trouve qu’il n’a pas perdu une miette de sa modernité. Sa préface déjà était prémonitoire : « Malgré les secours que quelques cuistres célèbres ont apportés à la sottise naturelle de baudelaire-300x168l’homme… Ce monde a acquis une épaisseur de vulgarité qui donne au mépris de l’homme spirituel la violence d’une passion. » En 1857, Les Fleurs du Mal jette l’anathème sur son auteur. Un original de 36 ans, encore inconnu du grand public mais réputé dans le sérail poétique pour son physique «bizarre» ou ce que nommeront les frères Goncourt, dans un portrait savamment passé au vitriol, «une toilette de guillotine». Lui, le prince des nuées exilé sur le sol au milieu des huées est accusé «d’ériger, selon le critique Ferdinand Brunetière, en exemple la débauche et l’immoralité». Il est condamné, ainsi que ses éditeurs, pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs.

Pluviôse, irrité contre la ville entière,
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux images
Aux pâles habitants du voisin cimetière
Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.

Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et galeux ;
L’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière
Avec la triste voix d’un fantôme frileux.

Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée
Accompagne en fausset la pendule enrhumée,
Cependant qu’en un jeu plein de sales parfums,

Héritage fatal d’une vieille hydropique,
Le beau valet de cœur et la dame de pique
Causent sinistrement de leurs amours défunts.

Allez bonne continuation, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Catherine Ribeiro…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des seventies et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 18 janvier 2018 et ce 29è jour du mois de Nivôse est dédié au mercure, peut-être est-ce pour cela que l’alchimie des états d’âme m’entraîne vers la nostalgie et me conduit à ressusciter quelques fantômes du passé…

J‘aime de temps en temps ressortir de l’oubli où la médiacratie les a reléguC. Ribeiro Gé, des artistes qui m’ont ému. Tenez, voici Catherine RIBEIRO ! Je pense que les plus jeunes d’entre vous n’en ont jamais entendu parler. Les plus anciens se souviendront avec nostalgie de ses disques avec le groupe Alpes.  Voici ce qu’en disait Etienne Blondet en 1975 dans un numéro de la revue « Extra »: «Sa carrière étonnante, (…) c’est d’abord celle d’une voix énorme: voix d’espoir et de désespoir, voix de naissance et d’agonie, voix de haine et d’amour, voix du coeur et du sexe, voix du râle et du cri, voix magique par delà les mots qu’elle profère, voix des entrailles qui va droit aux entrailles de ceux qui l’écoutent…» Oyez maintenant « Âmes debout ».

Cette merveilleuse interprète est à classer pour moi dans la lignée des Janis Joplin, Joan Baez, Nina Hagen, Colette Magny, ou une autre Catherine, Ringer… C’est sûr, madame Michu, nous sommes loin de la star’ac et de ses bêlements télévisuels. Léo Ferré disait d’elle:ribeiro  » Elle n’est pas facile parce qu’elle se tient debout…  » . Mais laissez vous emporter quelques instants par cette voix venue d’ailleurs, « expression d’un trajet qui ne fut pas simple, et pour cause : une enfance pauvre, une mère tyrannique, qui la placera en asile psychiatrique où des électrochocs lui seront infligés dans le but de l’empêcher d’aimer le garçon qu’elle convoitait !… Cela se passait, figurez-vous, dans les années 60 et non dans les années 30… Le travail en usine la rendra plus encore insoumise à toute forme d’autorité. » (extrait du blog de Laurent Galley). A cette époque-là, Colette Magny, grande gueule et immense chanteuse, disait d’elle : « Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! »

C‘est étonnant, quand on affiche son amour pour ces artistes de variétés des années passées, on se fait vite ringardiser… Mais s’il s’agit de Mozart ou de Couperin, tout le monde trouve cela normal ! C’est pas une raison pour se précipiter au spectacle « Age tendre », maison de retraite itinérante pour tous les losers de l’époque « Yé-yé ». Comme le disait mon aïeule qui avait fréquenté Georgius et Mistinguette, il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Allez, n’hésitez pas à repasser par ici, ne serait-ce que pour me corriger sur mes « phautes d’ortografe », c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

Antoine & Babette…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 janvier 2018, 28è jour de nivôse dédiAntoineé au Zinc (mais pas au bar). Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

Si tous les cénobites vivent aussi longtemps, vous allez encore devoir me supporter un peu. Il est vrai que j’ai un rendez-vous avec une amie (salut Marie-Anne) pour fêter notre cent vingtième festin babetteanniversaire en reproduisant le « festin de Babette » immortalisé par le magnifique film danois de Gabriel Axel en 1987. Je crois qu’à l’origine il s’agissait d’une nouvelle de Karen Blixen (chez Folio). Si l’occasion se présente à vous de le lire ou de le visionner, n’hésitez pas, c’est une pure merveille. Il existe à Montmorillon, jolie cité médiévale du Poitou, une librairie entièrement consacrée à la gastronomie, œnologie et tabagie (les fameuses tentations) et qui porte le nom de Le Festin de Babette. Le patron s’appelle Robert de Jonghe ; je sais que l’on ne passe pas tous les jours à Montmorillon mais, si vos pas vous y conduisent, faites le détour.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Et si j’faisais grève !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des colères homériques et du bouillon de poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 16 janvier 2018, 27è jour de nivôse dédié au plomb et vous me faites l’amitié de jeter un œil sur le billet quotidien des « cénobites tranquilles ». C’est le 3031è de la série et, comme le cenobite face à son claviervous, 408 800 autres visiteurs ont bien voulu s’y attarder un moment. Je ne dirais jamais assez l’indicible bonheur que cela me procure. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes… Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris.

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes milliardaires-2-ca3a9qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les  mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés. Ils tiennent popote à Bilderberg ou aux diners du Siècle, ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils d’administration, ils font du gras dans les salons dorés de retraité en grèvel’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres.

Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes hortensias comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent. Allez, portez vous bien et à demain peut-être

Chicago Blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la métaphore et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 15 janvier 2018, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain. Si le prix du kilo de langoustines à provoqué chez vous un spleen insurmontable, je vous propose d’enfoncer le clou en écoutant un maître du blues : Junior WELLS.

Amos Blackmore WELLS – alias Junior WELLS – est élevé à West-Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis, inspiré par les bluesmen locaux, Junior WELLS se met à jouer dans les rues. Installé à Chicago en 1946, devenu un Junior Wellsvirtuose et un très bon chanteur, Junior WELLS accompagne Tampa Red, Big MACEO et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW. Aussi inventif que Little Walter, Junior WELLS amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues. C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à Junior WELLS et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. Ici à gauche avec Buddy Guy. A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior WELLS se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970. Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’emJunior Wells et Buddy Guypreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.Sources:La grande encyclopédie du Blues.
L’harmoniciste est effectivement le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Black Velvet…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour Nous sommes le Samedi 13 janvier 2018 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 24è jour de nivôse dédié au Cuivre. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste tenor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une sonny clarktournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney. De retour aux States  il effectue de nombreuses tournées à travers le pays. Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note, enregistrant en tant que sideman un album d’Hank Mobley. À partir de ce moment, Sonny Clark ne quittera plus le prestigieux label. Par la suite il constitue son propre trio, avec Sam Jones et Art Taylor, enregistrant quelques albums dans lesquels il joue ses propres compositions. Voici Black Velvet.

Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’âge de 31 ans, d’une crise cardiaque) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années cool struttin1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, avec son tempo à la fois funky et bluesy l’une des références majeures du hard bop.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Frères humains qui après nous vivez…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour! Nous Villonsommes le Vendredi 12 janvier 2018, 23è jour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il faut le faire… Alors que je poursuis ma paisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, il m’est venu à l’esprit de relire Villon. Façon personnelle d’échapper au bruit et à la fureur des temps modernes;  Je vous ai mis de côté cette strophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis, ung gras chanoine,
Lez ung erasier, en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine,
Blanche, tendre, polie et attintée,
Boire ypocras, à jour et à nuytée,
Rire, jouer, mignonner et baiser,
Et nu à nu, pour mieux des corps s’aiser
François VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit en guise de solution hydro-alcoolique gibetce qui devrait avoir un effet immédiat sur les hordes de microbes qui se sont mis en tête de nous pourrir la vie. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom qu’un ancien premier sinistre et ex futur Président de la République… C’est un coup à vous éloigner de la poésie où de la politique!

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sebastian ar Balp…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le Jeudi 11 janvier 2018, 22è jour de nivôse dédié au sel… aujourd’hui donc, c’est la St hernin. Saint Hernin serait venucalvaire de Grande-Bretagne pour établir son ermitage à Locarn. Le nom vient du vieux breton Harn, d’ou Loc Harn. La tradition locale prétend qu’il déserta ensuite ce lieu pour venir à Saint-Hernin, soutenu par le seigneur de Kergoat. Ce sont là deux charmants bourgs de la Bretagne centrale. A droite, un détail du calvaire de kerbreudeur à saint-hernin.

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges. Le 11 juillet 1675 et les jours qui suivent, les insurgés de vingt paroisses de Scaër au Huelgoat, assiègent et pillent le château du Kergoët en Saint-Hernin, une somptueuse demeure pourvue de murailles et de défenses, propriété du marquis Le Moyne de Trévigny, puis le brûlent. L’histoire de Sébastien le code-paysan-300x240Balp, meneur des bonnets rouges (canal historique) nous est contée ici par le Grand Serge Kerguiduff avec qui nous avons vidé nombre de chopines du côté de chez Armand à St Brieuc. Le propriétaire du château est réputé être lié à ceux qui avaient amené en Bretagne les impôts du timbre et du tabac. Par ailleurs les révoltés craignent l’imposition de la gabelle. Enfin le seigneur du lieu a la réputation d’être dur avec ses vassaux. Il se racontait alentour que le château avait été entièrement reconstruit par corvées. Une transaction est passée entre les paroisses et Le Moyne de Trévigny pour réparation des dommages sur son château. Celle-ci est approuvée par les États de Bretagne en octobre 1679. Ah, on savait s’amuser à l’époque…

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les escaliers de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la géologie et du rougail saucisse réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 10 janvier 2018, 21è jour de nivôse dédié à la carrièrespierre à plâtre, autrement dit le Gypse. On l’a extrait pendant fort longtemps des fameuses carrières de Montmartre, dont le gypse fut exploité depuis l’époque gallo-romaine et transformé par les nombreux fours à chaux de la butte Montmartre. Ils ont longtemps servi à confectionner le plâtre le plus fin et le plus réputé, tant pour la construction que pour les moulages : le « plâtre de Paris » ou « blanc parisien ».

À la fin du XIXe siècle, les carrières s’étendaient sur plus de 300 km de galeries. Le plâtre fut utilisé à grande échelle dans la capitale,18squarelouisemichel02 d’où le dicton Montmartrois : « Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre ! » Hélas, lors de la Commune de Paris, les carrières de Montmartre furent transformées en lieu d’exécution et en fosses communes. D’ailleurs, lors de votre prochaine visite, cheminez donc jusqu’au bout de la rue Ronsard, vous y trouverez le square Louise Michel ; c’était l’entrée des carrières. C’est au gypse que l’on doit ces merveilleuses concrétions sédimentaires que sont les roses des sables. Et puisque l’on parle de Montmartre, prenez deux minutes pour écouter « la complainte… »

Et voila, maintenant vous l’avez dans la tête pour toute la journée… Vous remarquerez que je fais court car les travaux des champs mobilisent mon temps libre. Chez vous, je ne sais pas, mais à Keramoal la nature est en avance de plusieurs semaines: Tout bourgeonne, les narcisses pointent déjà le bout de leur queue et mes hortensias sont repartis pour un tour… Le réchauffement madame Michu!

En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.