Un blogueur ayant blogué tout l’été…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la blogosphère libérée et du poulet frites réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 15 décembre 2017, 25è jour de Frimaire dédié au grillon.

Mais qui dira l’incommensurabilité de l’égo du blogueur ordinaire ? Il est là, guettant son compteur comme l’épicier son tiroir-caisse. Voici dépassé le cap des 400 000 visites, flatteuses et flagorneuses qui lui ouvrent des horizons littéraires aussi lointains qu’inaccessibles. blogueurC’est son Goncourt, son Renaudot et son Molière à la fois. Ah, César, souviens toi que tu es mortel disait l’esclave à l’impérator. Et rappelons nous les premiers mots de l’Ecclésiaste: Vanitas, vanitatum, omnia vanitas… Souviens toi, petit scarabée, que la blogosphère est immense, quasi infinie, et l’infime particule que représente ton apport est quantité négligeable au regard des milliards de données qui transitent chaque minute sur la toile. Garde toi de croire que c’est arrivé. Remercie ces visiteurs qui te font l’honneur de jeter un regard sur tes élucubrations quotidiennes. Ta prose approximative, tes fautes d’orthographe, tes accords désaccordés, tes jugements à l’emporte pièce, tes raccourcis saisissants, ta galerie de portraits qui doit davantage à l’archéologie sociale qu’à l’analyse concrète d’une situation concrète. Laisse tes mots enfourcher les vents de l’Ouest qui balayent Keramoal au bois flottérythme des dépressions et qui secouent le ponant depuis de longues semaines. Le calme revenu, ils iront se déposer comme autant de feuilles mortes sur les écrans de ces anonymes visiteurs qui, au hasard d’un moteur de recherche auront échoué sur ton site. Ce sont des bois flottés qui ornent la laisse de basse mer des ordinateurs, leurs écrans depuis longtemps sont devenus leurs estrans, rivages modernes de rêveurs impénitents et les dédales informatiques leurs tiennent lieu de chemin des douaniers. Puisse ce petit journal rester sans prétentions autres que celles qui consistent à taquiner la muse, raviver les mémoires, jouer avec les mots et rassurer mes proches sur mon état de santé (poil au nez).

Allez, merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

2 commentaires

  1. Robert Spire

    « Un blogueur ayant blogué tout l’été… » et même si la bise venue « la Fourmi n’est pas prêteuse », le Cénobite n’est pas dépourvu de bonnes histoires qui enchantent ses lecteurs.

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