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Tout va très bien madame la banquise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 19 décembre 2017, 29è jour de frimaire dédié à l’olive. Le 19 décembre 1915 à vu mourir Aloïs Alzheimer; il est très connu mais je ne me souviens plus pourquoi, j’ai la mémoire qui flanche…

Puisque on vous dit que ça s’réchauffe.

Au dehors, un rouge-gorge ventru et une élégante mésange se disputent l’accès à un petit peu de graisse déposée là pour leur permettre d’affronter les rigueurs hivernales. Maître Jeannot, lapin autochtone, reste à couvert sous les feuillages de la haie, le merle à l'ermitagebec jaune sautille dans la gelée matutinale, laissant derrière lui l’empreinte de son passage. Une vraie carte postale quoi ! A l’extérieur de l’ermitage, dans le reste du monde, la grande comédie continue. De sommet en sommet, d’assemblée générale en assemblée générale et de réunion extraordinaire en séminaire de la dernière chance, on a fini par se mettre d’accord sur le fait qu’on n’était pas d’accord. Je ne résiste pas au plaisir de faire appel, une fois encore à ce cher vieux Victor Hugo: « Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité. » C’est tiré des Burgraves et ça date de 1843… Plus de 170 ans plus tard, on a guère avancé de ce point de vue.

Mais à part ça, Madame la banquise, tout va très bien, tout va très bien…Je suis surpris qu’il ne se soit pas trouvé un humoriste pour nous la faire, celle là. Il est vrai que n’est pas Ventura qui veut ! Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Pour ma part, c’est ce que je vais faire. Portez vous bien et à demain, peut-être.

Ah, les beaux jeudis…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de Luke Skywalker et de la piste aux étoiles réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 18 décembre 2017, 28è jour de frimaire dédié à la truffe. En vérité on pourrait croire qu’il s’agit de la saint Georges Lucas à voir les milliers d’adeptes de cette secte étrange, vêtus de déguisements improbables, faire la queue devant les cinémas de quartier pour vénérer les dernier opus de leur grand maître; même si ce dernier  n’est plus à la réalisation: Ah les beaux jeudis. Hein, non, c’est pas cela ? Ah oui, ça me revient: les derniers jeudis.

Allez tiens, puisque nous avons une nouvelle miss France et en mémoire d’une militante pour l’égalité des sexes avant l’heure. Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en nellyroussel05-179x300fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Tiens, ça me revient comme un pâté chaud, c’est pas les jeudis, c’est les jeux d’ail. D’ailleurs, il conviendrait de dire les jeux d’aux. Les derniers jeux d’aux, ça aurait de la gueule non ? Allez merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le moine et le roi…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le Samedi 16 décembre 2017, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol. Tiens, à propos de  l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est excellent.

Aujourd’hui nous fêtons les Judicaël un des principaux rois de Bretagne, fils aîné de Judael, roi du Trégor-Goëlo. Il régna à la suite de son frère Haeloc puis renonça à la couronne et devint moine. Notre Judicaël , n’aurait sans doute pas les honneurs du calendrier si son nom n’était pas revenu à la mode, notamment sous les forJudicael piedmes francisées Gaël et Gaëlle. Il est également connu en Bretagne sous les formes Jézéquel, Jezekel, Jezekael, Jekel, Jezekelig, Jikael, Jikel et enfin Giquel. Il naquit vers l’an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée (en gros, de la rade de Brest jusqu’à Dol) et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Leon. Il était l’aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Josse et Winoc. A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et carte-armoriquesagesse. Il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l’origine du traité de 636 signé à Clichy donnant au roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs; soit quasiment un millénaire avant qu’Anne, ma sœur Anne, ne voyant rien venir, fit de même avec Charles VIII puis louis XII. Vers 640, il se serait ensuite retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu’il avait fondé), et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen. Ses héritiers naturels : Judoc son frère et Winoc son neveu ou son fils s’étant eux aussi désistés du pouvoir pour se retirer dans des monastères on ne sait pas qui prit ensuite la tête du royaume de Domnonée.

Et voila, il y a ceux qui ont piscine, nous, on a histoire… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un blogueur ayant blogué tout l’été…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la blogosphère libérée et du poulet frites réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 15 décembre 2017, 25è jour de Frimaire dédié au grillon.

Mais qui dira l’incommensurabilité de l’égo du blogueur ordinaire ? Il est là, guettant son compteur comme l’épicier son tiroir-caisse. Voici dépassé le cap des 400 000 visites, flatteuses et flagorneuses qui lui ouvrent des horizons littéraires aussi lointains qu’inaccessibles. blogueurC’est son Goncourt, son Renaudot et son Molière à la fois. Ah, César, souviens toi que tu es mortel disait l’esclave à l’impérator. Et rappelons nous les premiers mots de l’Ecclésiaste: Vanitas, vanitatum, omnia vanitas… Souviens toi, petit scarabée, que la blogosphère est immense, quasi infinie, et l’infime particule que représente ton apport est quantité négligeable au regard des milliards de données qui transitent chaque minute sur la toile. Garde toi de croire que c’est arrivé. Remercie ces visiteurs qui te font l’honneur de jeter un regard sur tes élucubrations quotidiennes. Ta prose approximative, tes fautes d’orthographe, tes accords désaccordés, tes jugements à l’emporte pièce, tes raccourcis saisissants, ta galerie de portraits qui doit davantage à l’archéologie sociale qu’à l’analyse concrète d’une situation concrète. Laisse tes mots enfourcher les vents de l’Ouest qui balayent Keramoal au bois flottérythme des dépressions et qui secouent le ponant depuis de longues semaines. Le calme revenu, ils iront se déposer comme autant de feuilles mortes sur les écrans de ces anonymes visiteurs qui, au hasard d’un moteur de recherche auront échoué sur ton site. Ce sont des bois flottés qui ornent la laisse de basse mer des ordinateurs, leurs écrans depuis longtemps sont devenus leurs estrans, rivages modernes de rêveurs impénitents et les dédales informatiques leurs tiennent lieu de chemin des douaniers. Puisse ce petit journal rester sans prétentions autres que celles qui consistent à taquiner la muse, raviver les mémoires, jouer avec les mots et rassurer mes proches sur mon état de santé (poil au nez).

Allez, merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Audierne: vous connaissez ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine et des ormeaux poêlés réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 décembre 2017, 24è jour de frimaire dédié à l’Oseille…

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’ AUDIERNE. Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire. Il y a fort longtemps, audiernedébarquent les Bretons d’ Angleterre : en témoignent encore les « plou » et les « tre » si nombreux de nos toponymes actuels. Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern.(A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule) « Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294.

Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle affronte la nouvelle appellation « Audierne ». C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’ Esquibien et tréviens, tenants de la vie et de l’activité portuaire. En 1410, Dom Morice écrit  « Enquête faite sur les chartes de coutume ou d’imposition du port de Goezian que d’aucuns appellent Odierne ». Dès 1321, on relève avec surprise dans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte « le-GoyenOdierna » et sur une carte hollandaise de 1580 « Odjern ». Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ». La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée GUIARD. L’étymologie est la même pour ALDERNEY (Aurigny) ile anglo-normande. A Audierne s’achève les méandres du GOYEN qui donna son nom à la ville en breton GWAIEN et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon. En breton stêr Gwaien, c’est à dire, la rivière d’AUDIERNE. Photo de droite.

Or donc, si vous ne partez pas au ski, faites un détour par le Cap-Sizun qui mérite largement votre visite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Mujeres libres…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la pensée Pascalienne et du Vermouth-cassis réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 décembre 2017, 23è jour de Frimaire dédié au roseau.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. PascalIl ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser: une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale. »  Pascal, Pensées, (1660)

Plus près de nous.

Peut-être que, comme moi, vous vous êtes arrêté sur cette photo au cours d’une de vos lectures. Le 13 décembre 1895, naissance de Lucia Sanchez Saornil, à Madrid. Poétesse, artiste peintre et militante anarchiste féminine espagnole. Militante féminine convaincue, elle reste persuadée que les revendications des femmes requièrent une organisation spécifique. En 1936, avec les compagnes Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gascon, elle fonde le mouvement d’émancipation « Mujeres Libres » (Femmes Libres) qui édite, à partir de mai 1936, la revue du même nom. lucia-300x208Lorsque éclate la révolution, elle se démène sans compter, présente sur le front comme à « Radio Madrid ». De retour à Valence, en 1937, elle devient la principale rédactrice de l’hebdomadaire anarchiste « Umbral »; elle y rencontrera sa compagne saphique América Barroso. En mai 1938, Lucia est nommée secrétaire générale de S.I.A « Solidarité Internationale Antifasciste », chargée d’organiser l’aide internationale. La révolution écrasée, elle se réfugie en France début 1939, et tente de secourir les réfugiés. En 1942, pour éviter être déportée dans les camps nazis, elle retourne à Madrid, puis à Valence, vivant jusqu’en 1954 dans une totale clandestinité. Elle est morte à Valence, le 2 juin 1970. « Soñar, soñar siempre (…) Porque un nuevo entusiasmo nos transporta a otro ensueño entrevisto en lontananza y en la vida, el soñar, es lo que importa. » Sources.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Quimper Corentin: 12 mn d’arrêt…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la liberté d’expression et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 12 décembre 2017, 22è jour de frimaire dédié à la Bruyère. On célèbre la saint Kaourintin (Corentin), patron de la ville de Quimper… Il est un des sept saints fondateurs de la Bretagne et sa statue de granit trône déjà en la fameuse vallée de Carnoët.

Voici ce qu’en disait Albert Le Grand en 1636 dans son blog.

« Saint Corentin, premier Evesque de Cornoüaille, en la Bretagne Armorique, nasquit au même Diocese, environ l’an 375, treize ans avant que le tyran Maxime passast és Gaules, & fut, dés son enfance, instruit par ses parents en la Religion Chrestienne; ayant esté preservé pendant les guerres que le Roy Conan Meriadec fit aux garnisons Romaines, qu’il chassa entierément de Bretagne, il s’adonna tout de bon au service de Dieu; &, pour mieux y vacquer, & faire un perpétuel divorce avec le monde, il se retira en une Corentinsolitude, dans une forest en la Paroisse de Plou-Vodiern, au pied de la montagne de S. Cosme (Plomodiern, au pied du Menez-Hom -NDLR-) où il bastit un petit Hermitage près d’une fontaine, &, tout joignant un petit Oratoire; passant en ce lieu les nuits & les jours en prieres & Oraisons, inconnu & retiré de toute conversation humaine. Pour sa nourriture & sustentation en cette solitude, Dieu faisoit un miracle admirable & continuel; car, encore qu’il se contentast de quelques morceaux de gros pain, qu’il mendioit quelques fois és villages prochains, & quelques herbes & racines sauvages, que la terre produisait d’elle-mesme, sans travail ny industrie humaine, Dieu luy envoya un petit poisson en sa fontaine, lequel, tous les matins, se presentoit au Saint, qui le prenoit & en coupoit une piece pour sa pitance, & le rejetoit dans l’eau, &, tout à l’instant, il se trouvoit tout entier, sans lesion ny blesseure, & ne manquoit, tous les matins, à se présenter à St Corentin, qui faisoit toûjours de mesme.» Pour lire la suite, rendez vous sur: http://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Corentin

Et voilà pourquoi votre sœur est muette… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Poil dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 11 décembre 2017, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre.

Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d’érable à Nokomis, la grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit : « Grand-mère, il n’est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent érableainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu’ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop. ». Il n’en dit pas plus long, mais, craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu’elle n’omît de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa au haut d’un érable avec un vaisseau rempli d’eau et en versa le contenu à l’intérieur même de l’arbre dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l’érable. Fable moraliste inventée par François Lenglet pour faire comprendre à tout un chacun que le revenu universel est une utopie et qu’avant de gouter aux bénéfice, il vous faudra travailler, suer sang et eau, prendre de la peine car c’est le fond qui manque le moins…  Aujourd’hui, ce sont nos cousins de la belle province qui produisent 70% du sirop d’érable dans le monde.

Et voila pour débuter la semaine. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être

Oh Marie si tu savais…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’éclectisme et du chinchard poêlé réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 09 décembre 2017, 19è jour de frimaire dédié à la chancerelleSabine. C’est une sorte de genevrier réputée extrêmement toxique. Rien à voir avec celles que Chancerelle met en boite depuis 1853 à Douarnenez… Les « Sabines à l’huile ». Bon, ben, ça commence mal; voila qu’il nous ressort son humour d’almanach Vermot. Hier monsieur faisait son intéressant en évoquant l’âme des poètes et aujourd’hui, patatras, il retombe dans ses travers en sortant la grosse artillerie, la blague de bout de comptoir, le jeu de mots à cent balles.

Tout à fait autre chose.

Les obsèques de d’Ormesson et de Johnny ont ceci de commun que l’hyper happening médiatique se termine à l’église, aux Invalides pour l’un, à la Madeleine pour l’autre; et ceci, bien entendu avec la bénédiction (si j’ose dire) des représentants de l’Etat. Or c’est précisément un 09 décembre, en 1905, que  fut adoptée la loi dite500px-Almanach_1905-300x236 de séparation des églises et de l’État. Triste année en même temps qui vit le décès de  Louise MICHEL, Élisée RECLUS, Jules VERNE, José Maria de HEREDIA, Alphonse ALLAIS. Elle fut votée le 9 décembre 1905 mais elle était déjà dans l’air du temps. En effet, dès 1871, la Commune  déclare la séparation de l’Église et de l’État. Les classes populaires parisiennes sont en effet assez hostiles au catholicisme, très lié au régime impérial et aux conservateurs. Mais bon, ainsi va la vie, j’allais écrire:la mort! Oh Marie si tu savais…

Allez, merci encore de vos visites, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’arbre d’Osiris…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la jocrissade et des langoustines mayonnaise réunies, Bonjour ! Nous sommes le Vendredi 08 décembre 2017, 18è jour de Frimaire dédié au lierre. Le lierre est très tôt considéré comme symbole de l’immortalité. Notamment en Égypte, ou il est généralement appelé « Arbre d’Osiris ». Sans doute que sa capacité lierre-jakezc-fotolia-384143-300x200à vivre quatre siècles n’est pas étrangère à cette appellation. Jadis, les femmes tiraient parti de l’abondance du lierre grimpant sur les vieux murs, en utilisant par exemple ses feuilles broyées pour leur lessive. Le lierre contient en effet des saponines au pouvoir lavant et moussant. Par ailleurs, il ravive les couleurs des fibres naturelles. Mais le lierre a aussi des propriétés médicinales. Amies lectrices, on me dit que c’est excellent contre la cellulite ! Si son emploi par voie orale est limité par sa toxicité, notamment celle de ses baies, et l’usage en tisane fortement déconseillé; les cataplasmes détendent la peau, calment les tensions et réduisent les capitons de façon assez spectaculaire.

Mon aïeule faisait bouillir 100 g de lierre dans 2 litres d’eau plusieurs minutes.  Le jus ainsi obtenu pouvait alors être utilisé en tant que liquide vaisselle. C’est pas «développement durable» ça, mes body  boys ? Par ailleurs il parait que  le lierre est une plante dépolluante ! Cette découverte a été faite  à la suite d’études menées dès 1980 par le Dr Bill Wolverton de la Nasa. Ces études portaient sur le photo-pothosrecyclage de l’air dans les navettes spatiales et ont permis de découvrir que le lierre a la capacité de dépolluer l’air de façon significative. Il filtre notamment le formaldéhyde, le toluène, le trichloréthylène et le monoxyde de carbone dégagé par le chauffage ! Bon, si vous n’avez pas d’Hedéra Helix (lierre) à portée de la main, installez un Ficus ou bien encore un Pothos. Tous les chercheurs s’accordent sur son efficacité. Ce petit philodendron – absorbe aussi bien le formaldéhyde, le toluène que le monoxyde de carbone… Ultra résistant, il n’a besoin ni de beaucoup d’éclairage, ni de beaucoup d’eau, il se taille régulièrement pour gagner en beauté et en vigueur. …

En tous cas, portez vous bien et à demain peut-être.