L’insurgé…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’Internationale ouvrière et du velouté de potimarron réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le Lundi 06 novembre 2017 mais, je n’y suis pour rien. Le seizième jour de brumaire était généralement celui bateaux-port-rhu-300x209du chervis. Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez (29), le fond de la ria du Port-Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier qui attendait sa fin en s’envasant paisiblement et qui portait le nom de « Eugène POTTIER ». A cette époque là, on laissait les bateaux mourir de leur belle mort; le moment venu on les remorquait vers un coin de rivière ou de plage et on laissait le temps faire son œuvre. Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez..

J‘ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance, en voici quelques lignes:

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,Pottier D
De chauds aromes d’ambre emplissent les rayons ;
Les blés mûrs, pleins et lourds, attendent la faucille…
Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !
Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons ! morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne ?

Voilà pour aujourd’hui, je vous remercie d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles » dont vous venez de parcourir le 3971è billet. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

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