Cor une p’tit’ goutte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’oxymoron* et du pudding aux carottes réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 29 novembre 2017, 9è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à base d’alcool de grain était très genièvreconsommée au siècle dernier notamment dans le Nord de la France. Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.» Au Québec cette boisson est appelée gros gin…d’où l’expression gros gin comme devin; mais naaaan, j’rigole!

* mais si, vous savez: Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille – Le Cid)

A ne pas confondre avec le Lambig breton qui lui est une eau de vie de cidre pesant facilement 70° à la sortie de la bouillote (l’alambic). Les indications thérapeutiques du genévrier sont nombreuses, ce qui n’est pas étonnant, car son emploi remonte à l’Égypte antique, voire alambicavant, et il a persisté à travers les siècles sans jamais défaillir. Les baies sont particulièrement utiles pour soigner l’arthrite, la goutte et toutes les maladies rhumatismales. D’ailleurs, à cet égard, la cure de genièvre est à l’automne ce que la cure de pissenlit est au printemps. Il s’agit d’un traitement fort connu en Europe. Il semblerait qu’à la longue, cette double cure ait pour effet d’augmenter la mobilité des membres et d’atténuer leur raideur; alors que le Viagra lui, c’est le contraire… Tiens, j’en profite pour corriger une erreur fréquente: dans les textes, le bouilleur de cru est le récoltant, le bouilleur ambulant est le distillateur qui se met au service du premier.

Allez, cor’ une p’tit’ goutte, merci de cette visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. Sceptique

    J’ai entendu parler, en Bretagne « orientale » du « lambic », un alcool fort, obtenu à l’aide d’un alambic. Je ne me suis pas étonné de cette contraction.

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