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Zah Zuh Zah…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la bio-diversité et de la perdrix aux lentilles réunies, bonjour ! Nous voici le Samedi 18 novembre 2017, c’est à dire le 28 de brumaire et c’est le jour du coing. J’ai découvert cet été qu’au milieu du jardin de Keramoal, dans un embrouillamini buissonneux, se marmeladacachait un cognassier qui ne demandait qu’à s’épanouir. Après une bonne taille, il conviendra d’en surveiller la croissance… du « coing » de l’œil. Le coing est très parfumé d’où sa présence dans toutes sortes de préparations depuis les tartes jusqu’aux confitures et gelées. Je me souviens en avoir dégusté au Portugal, en accompagnement du fameux Leitao, le cochon de lait et où il porte le joli nom de Marmelo qui a donné en français marmelade qui signifiait à l’origine confiture de coings. C’est pas beautiful ça, mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles ».

Fichtre, il y a vingt trois ans, vingt trois ans déjà, le 18 novembre 1994, disparaissait celui qui à mes yeux, et surtout à mes oreilles, reste le roi du swing: CAB CALLOWAY. Il était sans doute le génial inventeur du scat. Chacun se souvient du fameux Zah Zuh Zah, thème du non moins fameux « Cotton Club ». C’est dans ce music-hall de Broadway qu’il se fit connaître dès 1933, et pourtant ce n’était cab callowaypas gagné d’avance quand on sait qu’il succédait à Duke ELLINGTON. Le cabaret devait fermer en 1940 et Cab CALLOWAY se réfugia au « Zanzibar ». Une différence majeure avec ce qui se faisait jusqu’à lors, c’est qu’ici, on acceptait les noirs, pas seulement comme musiciens, mais aussi dans le public. Cab CALLOWAY a apporté sa musique à de nombreux films, il a même participé à plusieurs d’entre eux et, comment ne pas se souvenir de sa prestation dans le cultissime « The Blues Brothers ». J’ai découvert récemment qu »un site en français lui était enfin consacré: thehidehoblog.com et ce n’est que justice.

Il faut vraiment que j’arrive à vous parler d’autre chose que de nos chers disparus. Si je n’y prends garde, ce blog risque fort de virer à la chronique nécrologique. Je crois que c’est ce temps de Toussaint qui influe sur nos inspirations. Fort heureusement, ne disparait pas cette musique extraordinaire que nous ont légué Calloway, Ellington, Fats Domino (récemment disparu lui aussi), Lionel Hampton, Count Basie et tant d’autres. Pas un jour sans que l’un d’entre eux ne fasse résonner son talent dans mon ermitage.

Allez, que la force soit avec vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.