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Louise, Olympe,Victorine et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des commémorations et du goulash de bœuf réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 novembre 2017, 14è jour de brumaire dédié à l’endive… Il y a maintenant fort longtemps de cela, un petit bonhomme vit le jour dans la maison familiale sur les bords du Port-Rhu à Douarnenez (29). Très tôt il montra tous les signes du révolté port-rhu avantchronique, vilipendant la famille, l’école, l’armée, les patrons, les curés, les flics et tutti quanti. Comme Jean kemener, de Recouvrance, il grandit puis il devint grand… Il fêta son vingtième anniversaire en 1968 ; autant dire que l’air du temps lui convenait parfaitement. Le stalinisme et les atermoiements de la sociale-démocratie achevèrent sa conversion et il se rangea définitivement dans le camp des non-alignés. Aujourd’hui, après une carrière, somme toute bien remplie, il coule des jours heureux dans son ermitage de Keramoal et vous abreuve quasi quotidiennement de ses modestes billets sous le pseudonyme du cénobite.

C‘est aussi (mais cela n’a rien à voir) un 04 novembre que disparut cette ardente militante que fut Victorine BROCHER qui vit le jVictorineour à Paris un 4 septembre de l’an 1839. Internationaliste, Communarde, anarchiste et pédagogue, voila une carte de visite comme on les aime chez. Elle naît, Victorine Malenfant, dans une famille de Républicains pur jus (son père, Franc-maçon et Républicain fut contraint à l’exil en 1851), en 61 elle épouse Jean Rouchy et le couple ira s’installer à Paris. Elle travaille comme couturière puis participe à la création d’une boulangerie coopérative. Dès le début, elle va participer à la Commune de Paris et s’engagera comme cantinière de bataillon. Puis on la retrouve qui prend part aux combats (bataillon des Turcos) comme ambulancière. ici en compagnie de Paule Mink et Louise Michel.

Condamnée à mort par contumace comme « pétroleuse », elle se réfugie en Suisse; son mari sera emprisonné deux ans. De Suisse, elle part enseigner en Hongrie puis reviendra à Genêve à la libération de son mari où elle va créer une coopérative de la chaussure et venir en aide aux proscrits de la Commune. De retour à Paris après l’amnistie elle va fréquenter les anarchistes (Malatesta fut arrêté en sa compagnie), à la mort de son mari, elle se lie avec le libre Louisepenseur Gustave Brocher, ils adopteront cinq enfants de communards et feront de leur maison un asile pour de nombreux exilés. En 1890, la voici institutrice dans une école libre initiée par Louise Michel. Elle va mourir le 4 novembre 1921 à Lausanne où, avec Gustave, elle avait fondé une école. En 1909, elle publiera souvenirs d’une morte vivante. C’est à ces gens que nous devons l’école laïque (donc libre) l’école émancipatrice, l’école de l’égalité des chances, bref, l’école de la République. Et aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière au motif qu’une bande de gougnafiers (certes élus !) se  sont mis en tête de dépecer un à un deux siècles d’acquis sociaux: L’école, la sécu, l’âge légal de départ à la retraite, le temps de travail, le droit d’asile, etc. La prochaine fois que tu mettras un bulletin dans l’urne, réfléchis petit scarabée…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.