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Une île…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition celtique et de la vieille (le poisson) au four réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 30 novembre 2017 et on annonce les premiers flocons. Comme le disait mon aïeule, toujours généreuse en termes de dictons: « Neiges de Saint André voient le cénobite se les geler ! ».

Aujourd’hui, les britophones vont célébrer Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Les historiens n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le nom lui même, était-ce Tugdual, Tudy, Tutuarn… Allez savoir, en Bretagne c’est bien connu, un saint peut en cacher ile_tristan_en_vue_aerienneun autre. La légende veut qu’il soit venu s’échouer quelque part au fond de l’aber Wrac’h aux alentours du VIè siècle, accompagné de soixante dix de ses potes pour évangéliser l’Armorique. Personnellement j’ai opté pour l’orthographe Tutuarn et je l’installe dans un ermitage sur l’île Tristan qui va donner naissance à Douarnenez, Tutuarn enez, l’île de Tutuarn. Bon d’accord, ça m’arrange, mais ce n’est pas plus incongru que d’en faire un Bigouden du côté de Loctudy. D’ailleurs, familièrement en breton Tugdual est généralement désigné sous le nom de Pabu et le Trégor est parsemé de chapelles qui lui sont dédiées. Cette tradition vient sans doute du fait qu’il est censé avoir été pape (Pabu: le père); alors pourquoi pas Tutuarn. En tout état de cause, il est revenu mourir à Tréguier un 30 novembre 563, j’ai pas retrouvé à quelle heure…

L’île Tristan est connue par ailleurs pour avoir hébergé le tristement célèbre bandit de grands chemins Guy Eder de la Fontenelle. En 1595, il s’installe sur l’île où il loge sa garnison (entre 700 exJean_Richepin_-_La_Chanson_des_gueux.jpg.pagespeed.ic.-IomDdyINOt 800 hommes). Continuant ses pillages, La Fontenelle entasse son trésor sur l’île Tristan des années durant. Capturé puis exécuté au début des années 1600, le pirate laisse derrière lui son trésor et son île. Personne, à l’heure actuelle, n’a pu faire main basse sur ces richesses. Enfin, une autre version de la légende raconte que La Fontenelle aurait, pour tromper ses adversaires, enfouit son trésor dans le vallon du Ris, et que l’on retrouverait encore des petites parcelles d’or dans le ruisseau qui coule jusqu’à la plage. C’est aussi sur cette île que résida le poète Jean Richepin auteur de La chanson des gueux qui lui valut moult déboires et qui débute ainsi:

Venez à moi, claquepatins,
Loqueteux, joueurs de musettes,
Clampins, loupeurs, voyous, catins…
…Je suis du pays dont vous êtes:
Le poète est le Roi des Gueux.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cor une p’tit’ goutte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’oxymoron* et du pudding aux carottes réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 29 novembre 2017, 9è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à base d’alcool de grain était très genièvreconsommée au siècle dernier notamment dans le Nord de la France. Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.» Au Québec cette boisson est appelée gros gin…d’où l’expression gros gin comme devin; mais naaaan, j’rigole!

* mais si, vous savez: Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille – Le Cid)

A ne pas confondre avec le Lambig breton qui lui est une eau de vie de cidre pesant facilement 70° à la sortie de la bouillote (l’alambic). Les indications thérapeutiques du genévrier sont nombreuses, ce qui n’est pas étonnant, car son emploi remonte à l’Égypte antique, voire alambicavant, et il a persisté à travers les siècles sans jamais défaillir. Les baies sont particulièrement utiles pour soigner l’arthrite, la goutte et toutes les maladies rhumatismales. D’ailleurs, à cet égard, la cure de genièvre est à l’automne ce que la cure de pissenlit est au printemps. Il s’agit d’un traitement fort connu en Europe. Il semblerait qu’à la longue, cette double cure ait pour effet d’augmenter la mobilité des membres et d’atténuer leur raideur; alors que le Viagra lui, c’est le contraire… Tiens, j’en profite pour corriger une erreur fréquente: dans les textes, le bouilleur de cru est le récoltant, le bouilleur ambulant est le distillateur qui se met au service du premier.

Allez, cor’ une p’tit’ goutte, merci de cette visite, portez vous bien et à demain peut-être.

A en perdre la tête…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la vérité historique et du chouchen chaud réunis, bonjour! Nous voici le Mardi 28 novembre 2017 qui correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel. Je dis cela en sachant pertinemment que le 28 Novembre 2017 est en réalité le Jeudi 26 As 145 St Mensonger, évêque, dans le calendrier de pataphysique. Au jour d’aujourd’hui en Bretagne armoricaine nous célébrons Eodez. tremazanCelle-là même qui perdit la tête sous l’épée de son propre frère, Tangi, qui n’en finit pas moins saint lui même. Tous deux étaient enfants du seigneur de Trémazan. Comme disait mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues.» Des légendes comme celle là, il y en a plein par chez nous. Elles sont toutes plus gore que n’importe quel film de Brian de Palma et font passer Carrie pour une aimable bluette. Je vous la fait courte :A droite, les ruines du château de Trémazan.

Donc, envoyé à la cour du roi des francs Childebert, Tangi laissait à sa solitude Eodez lorsque leur mère mourut. Drame de la décohabitation déjà! Passé le teEodez.jpegmps du veuvage, leur père prit en seconde noce une femme qui haïssait plus que tout Eodez (mauvais choix). Elle accusa de tous les maux la pauvre fille et fit parvenir de fausses informations à Tangi quant à la pureté et aux vertus de sa sœur. Revenant de France et face aux faux-propos qui lui avaient été rapportés, Tangi décapita sa sœur afin de laver l’affront fait à l’honneur de la famille (non mais, ça rigolait pas de c’temps là). Celle-ci prit ses jambes à son cou et sa tête sous le bras et s’en retourna à la maison familiale affronter la méchante belle-mère… Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende. On me demande souvent ce qu’est une gwerz, en voici une Gwerz Ar Vezhinerien, autrement dit, la complainte des goëmoniers, interprétée par Denez Prigent.

 

Et vous trouverez toujours quelqu’un dans le bourg de Landunvez pour vous assurer que les lieux ont gardé la mémoire de l’évènement par les fleurs rouges qui y poussent. L’œillet de Sainte Haude (Jenofl Santez Eodez) rappelle son sang versé et le géranium sanguin chapelle landunvez(bouzellou an itron) rappelle la mort affreuse de la marâtre. A droite, la chapelle St-Samson à landunvez. Vous voyez que la violence n’a pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !). Tout au long de la vie des saints, on s’étripe et on se décapite joyeusement, on se démembre en famille, on s’assassine pieusement et tout cela était raconté aux petits n’enfants le soir à la veillée…Les évangélisateurs avaient compris, bien avant Paris-Match, l’importance du poids des mots et du choc des photos…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Goustan, le cénobite s’détend…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 27 novembre 2017 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord). Choux Cabu, Chou-fleur, Chou de Milan , Chou à grosses côtes, petit Chou cœur de bœuf, etc. Cette crucifère comporte pas moins de deux cent variétés, certaines locales, toutes cependant étaient travaillées en cuisine, car ceFILLE-D-OUVIER-AGRICOLE-JAMES-GUTRIE-1859-1930-ÉCOSSAIS-253x300 légume a permis depuis la plus haute antiquité aux citoyens de ce monde de manger et quelques fois survivre aux famines, facile à cultiver dans pratiquement tous les types de terres, et dans les climats les plus rudes , se conservant longtemps après la cueillette, il fut presque déifié par les Égyptiens et par les peuples de toutes les religions et origines du bassin méditerranéen. Chanté par Caton, couronné de toutes les vertus, il n’y a qu’ Apicius pour lui trouver des défauts. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et la Dedion-Bouton à la bande à Bonnot (joli tableau de James Guthrie – peintre écossais)

https://youtu.be/HxrH6iA0MrA

C’est aussi, le jour ou jamais de célébrer les Goustan, tous les Goustan, et pas seulement le gros des Goustan (humour). Le saint homme est né en Cornouailles britannique en 974. Sant Sten, en breton, tient son nom de l’étain et il a laissé son nom à Saint-Goustan, le très joli petit port d’Auray (56).  A 18 ans, Goustan ou Gulstan est enlevé par des pirates et au cours d’un de leurs voyages, se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa ( peut-être ob_6ec2e1_goustan-diminueOuessant, enez Eussa, mais plus probablement l’île d’Hoëdic), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au christianisme et le v’la radicalisé. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main; c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté seulement d’une portion d’un gros poisson, en gardant pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement. Mon aïeule, qui connaissait autant les cantiques que les chansons à boire, me récitait cette ronde chantée par les femmes des marins du Croisic : « Saint Goustan, notre ami, ramenez nos maris. Saint Goustan, notre amant, ramenez nos parents » étonnant, non ! Bien évidemment il est visible dans la vallée des saints (Carnoët) grâce aux burins de Kito.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être…

Danse, danse, Katel Gollet…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des confessions de St Augustin et des praires farcies réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 25 novembre 2017, 5è jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon… Dans celui des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend racine. Et comme le disait mon aïeule qui n’en ratait pas une: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma filleule Katel. Oui, à l’Ouest du Couesnon, on dit Katell (aujourd’hui on met deux L, ça fait plus riche) plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, il faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine… Ma doue benniget!

 

Oyez la légende de Katel Gollet, elle m’a été contée par un soir d’hiver et par un vieux colporteur dans une auberge des monts d’Arrée aujourd’hui disparue. Il affirmait la détenir de son grand-père qui lui même l’avait recueilli de la bouche d’un mourant alors qu’il croupissait dans la boue du camp de Conlie; là où l’armée bretonne du général de Keratry était censée se préparer à bouter le prussien katel_goll_guim-272x300hors des frontières:  Katel était une belle jeune fille de 16 ans qui vivait dans le château de son oncle, à la Roche- Maurice, près de Landerneau. Sa beauté dit-on, n’avait d’égale que son goût pour le plaisir et la danse. Le tonton, voulant se décharger de cette lourde tutelle, voudrait bien lui trouver un mari qui prendrait soin de la raisonner. Mais la belle entêtée préférait se livrer aux plaisirs de la danse et de la fête plutôt que de songer au mariage. Pour faire patienter son oncle, elle déclara qu’elle épouserait tout homme capable de la faire danser douze heures d’affilée. Nombreux furent les jeunes gens du canton à tenter leur chance. Mais elle les épuisait tant que certains, morts de fatigue, ne voyaient pas le jour suivant.

L‘hécatombe était telle que son oncle l’enferma dans une des tours du château. Mais Katel s’en échappa et se rendit au pardon de la plougastel_d_katell-168x300Martyre accompagné d’un nouveau cavalier. Gavottes, plinns, jabadaos s’enchaînèrent, les deux danseurs s’en donnant à cœur joie. Mais le jeune homme non plus ne résista pas à l’infatigable Katel qui, prise dans le feu de la danse et de l’alcool, invoqua les puissances de l’enfer demandant de nouveaux musiciens. C’est ainsi que le diable l’entraîna dans une gigue infernale et lui fit franchir les portes du royaume des damnés (le Yeun ellez). La scène est représentée sur le calvaire de Guimiliau (29) ainsi que sur celui de Plougastel-Daoulas (29). Vous pouvez par ailleurs voir le film « Non ma fille tu n’iras pas danser » de Christophe Honoré (2009) et qui reprend le thème de la légende de Katel Gollet, Catherine, fille damnée.

Allez, à raconter aux petits nenfants le soir à la veillée. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

Du vin et de la musique. What else ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 24 Novembre 2017, quatrième jour de Frimaire, dédié à la nèfle. Vous n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce 4 du mois de frimaire est consacré à Saint Pourçain; moine qui aurait laissé son nom à la commune de St- Les-Deux-Clochers-Saint-Pourçain-2013Pourçain-sur-Sioule dans le département de l’Allier. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge. On le trouve à des prix très raisonnables et son assemblage de Gamay et de Pinot noir, alors que le blanc est vinifié à partir du Tressalier, lui donne cette légèreté agréable. Une vingtaine de communes de part et d’autre de St-Pourçain-sur-Sioule sur les bords de l’Allier, ont le droit à cette appellation. Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Tout à fait autre chose.

Je voulais profiter de ce jour, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: LE RAGTIME. J’ai nommé l’illustrissime Scott Joplin. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.

Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin estscott Joplin né (croit-on) vers 1868 au Texas à Texarkana dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Voila, c’était juste un clin d’œil. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

C’est un petit bonheur…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 novembre 2017, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore cette jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au Lerouxbol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu… Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

https://youtu.be/IOmZ_pF_XFI

Cela fait partie de la séquence « je me souviens » à la Perec ou encore de ces petits bonheurs collectés sur post-it et illustrés par un artiste nantais: A l’occasion d’une exposition de ses œuvres enp'tits bonheurs 2006, Patrick Marqué, a proposé au public de lui confier ses  » p’tits bonheurs « , en respectant ces quelques règles:

il doit s’exprimer en 7 mots maximum
il doit être reproductible
il doit s’inscrire dans le quotidien
il doit fonctionner pour tout être humain
il ne doit pas être préjudiciable à un autre être humain

Plus de cinq cents  » p’tits bonheurs  » furent ainsi accrochés dans la galerie. Patrick Marqué a déjà illustré une centaine de ces p’tits bonheurs qui sont parus aux éditions Le Polygraphe. Ces petits instants qui touchent à la perfection et que nous partageons tous dans notre mémoire collective, de « marcher pieds nus dans l’herbe » à « apprécier le côté froid de l’oreiller » ou, faire péter le papier bulle… Qui n’a jamais commencé à croquer un p’tit Lu par les quatre coins ?

Allez, voila de quoi occuper la journée. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tad ar vro…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la Tyrosémiophilie et de la bourrée auvergnate réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 22 novembre 2017, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Skoulmet mat eo hirie
chadenn ar goskoret
kousket noz kousket de
kalon ar vretoned.

« Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le cœur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grâce 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc.

C‘est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois nevenoedéfaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendôme non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Allez, voilà pour aujourd’hui. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Que la Crique me croque…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le Mardi 21 Novembre 2017, 1er jour de Frimaire et, il est vrai que les frimas font leur apparition. Oui je sais, il se trouve encore quelques pataphysiciens pour affirmer que Le 21 Novembre 2017 est en réalité le Jeudi 19 As 145 St Courtial des Péreires, aérostier et inventeur. Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la raiponce, jolie fleur qui a la chance d’appartenir à la famille des campulacées, raiponce orbiculairece qui, vous en conviendrez, n’est pas l’apanage de n’importe quelle jolie fleur même… Dans une peau de vache! Je me suis souvent demandé d’où venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poète, théâtreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on porte le nom d’ Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux… Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793… Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poète qui le conduisit à doter les jours de noms champêtres et bucoliques aussi improbables que ceux la. En photo, Raiponce orbiculaire, encore appelée herbe d’amour, plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis.

Les bretons vont célébrer (ou pas) St Koulman. En fait il s’agit sans doute de St Colomban qui débarqua de son curragh du côté de St Malo après avoir traversé le Channel. Grand voyageur, il évangélisa l’Europe et du coup, le Vatican a accepté d’en faire le Saint patron des motocyclistes ! Nous sommes au milieu du VIè siècle, Clovis réunifie la Gaule et en Bretagne Armoricaine règne Judicaël; Fils aîné koulmande Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Léon. Je vous fais grâce de la liste de ses quinze frères et sœurs dont la plupart refusèrent de faire l’ENA pour se consacrer à la carrière de saint (Judoc,Winoc…). Allez, passons à autre chose avant que le grand Cric ne nous croque (jusqu’au dix neuvième siècle, on utilisait l’expression: que la Crique me croque – ainsi A. Daudet: « et quand vous rencontrerez, çà ou là, quelque tarasconnade par trop extravagante, que la crique me croque si elle est de mon invention! » A. Daudet, Port-Tarascon,1890, p. 11 ). à droite La représentation de Colomban dans la vallée des saints et que l’on doit à Didier Hardellet, sculpteur de Huelgoat.

Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tempête du désert…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’existentialisme et du pâté en croute réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 20 novembre 2017, trentième et dernier jour de brumaire dédié au rouleau, encore nommé brise-motte, et qui est un instrument agricole composée d’un ou plusieurs rouleaux métalliques eux-mêmes composés de disques denticulés indépendants…

Le 20 novembre 1936, mort de Buenaventura DURRUTI, à Madrid. Militant et activiste anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, combattant anti-franquiste, figure emblématique de l’anarchisme espagnol. A noter que c’est aussi un 20 novembre, en 1975, que s’éteignit (enfin)  à 83 ans, Francisco Franco y Bahamonde après un mois d’agonie et quarante ans de dictature. Aujourd’hui on feint thank's Franced’ignorer les dictatures, surtout quand elles produisent du gaz et du pétrole ou des produits manufacturés à moindre coût. Or, « Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table. » C’est le juge Trevidic qui le dit. Tous les regards sont tournés vers les sbires de l’Etat Islamiste; marionnettes sinistres créées par ces mêmes producteurs d’or noir et néanmoins wahhabites et, tout se passe comme si, petit à petit, les pions se mettaient en place sur l’immense échiquier international. D’un côté, les blancs, les croisés occidentaux (Russes y compris) porteur du fanion de la démocrassie et des droits de l’homme, plus connu sous le nom de coalition et de l’autre les noirs, les barbares, reconnaissables à leur système pileux hyper développé et à leur férocité aveugle. Titre original de cette super production: «The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order.» d’après un scénario de Samuel Huntington; les décors sont de Roger Harth et cnn-prouve-l-existence-d-un-marche-aux-esclaves-en-libye_1les costumes de Donald Cardwell. Et voici que le piège se referme inexorablement sur ceux qui croyaient que les filles naissaient dans les roses, les gars dans les choux et les démocraties dans les urnes… Ces jours derniers, les réseaux sociaux bruissent de cette info qui fait le buzz et que reprennent les chaînes d’info, toujours en retard d’un coup: marché aux esclaves en Libye ! Qu’ils viennent du Guinéen Alpha Condé, du Nigérien Mahamadou Issoufou, du Sénégalais Macky Sall ou du Malien Ibrahim Boubacar Keïta, les messages de condamnation se multiplient.  Mais au fait, la Libye, c’est-y pas ce pays que les forces de l’Otan ont «libéré» à grands coups de bombes à l’uranium non sans avoir «supprimé» le guide Kadhafi suspecté d’en savoir un peu trop sur les petits arrangements entre les bons et les méchants… Aujourd’hui, le chaos règne à Tripoli et les migrants africains sont vendu comme esclaves. Vive Bush, vive Blair, vive Sarko et que les tempêtes du désert s’abattent sur leurs descendants jusqu’à la dixième génération.

Voilà, je voulais poser ça là avant de partir faire mon marché. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et vive la République.