Le beurre & l’argent du beurre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 octobre 2017, troisième jour de brumaire dédié à la poire,

Dans les rayons des supermarchés bretons, la pénurie de beurre se fait sentir depuis le début de la semaine. Et, du côté de certaines enseignes comme Carrefour, on n’est pas très optimiste. «Cela fait trois semaines que ça dure, et ça ne semble pas aller en consommation-le-prix-du-beurre-flambe-la-penurie-guette_1s’arrangeant», soupire Michel, responsable adjoint du principal Carrefour Market de Brest. Mais comment en est-on arrivé là dans un pays producteur comme la France et particulièrement en Bretagne ? En France, la consommation nationale a augmenté de 5 % entre 2013 et 2015. Mais c’est surtout le marché international qui bondit. Entre janvier et août 2016, les exportations de beurre vers la Chine ont bondi de 46% d’après le cabinet Agritel. Résultat: les prix du beurre industriel, se sont envolés, de 2500 euros la tonne en avril 2016 à 6800 euros la tonne début septembre 2017. Une hausse aggravée par la spéculation de certains négociants.

Des rayons qui se vident, des affichettes dans les supermarchés… Comment en est-on arrivé, par endroits, à des pénuries de beurre ? D’abord, la demande mondiale en beurre et en produits du type biscuits et viennoiseries explose.le beurre Nono Notamment en Chine, où la crise du lait frelaté à la mélanine a rendu depuis 2008 la population très méfiante vis-à-vis du lait chinois. Deuxième facteur : la fin des quotas laitiers en 2015 au sein de l’Union européenne a d’abord entraîné une crise de surproduction. Les cours se sont effondrés, ce qui a amené les éleveurs laitiers à réduire les volumes. Résultat : les industriels du beurre préfèrent se tourner vers l’international. «Ils préfèrent aller à l’exportation, là où le niveau des prix est jugé convenable. En France, les distributeurs ont aussi leur part de responsabilité car ils refusent d’augmenter leurs prix».

Mais vous n’empêcherez pas madame Michu de crier au complot. Il n’a échappé à personne que les états généraux de l’alimentation, censés déterminer un meilleur partage de la valeur ajoutée, donnent lieu à une véritable confrontation tripartite entre producteurs, industriels et distributeurs. A tel point qu’une énième loi pour régir ces rapports doit sortir au printemps prochain. Mais tant qu’elle n’existe pas, le bras-de-fer reste à son paroxysme. Alors des rumeurs circulent : des stocks de beurre resteraient dans les frigos et seraient utilisés comme un outil de pression spéculatif. Info ou intox ?  La compagnie La Mauvaise graine en a tiré un court métrage des plus roboratif.

Allez, pas de panique, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Robert Spire

    On en revient toujours au « beurre et à l’argent du beurre », sauf que cette fois: pas touche à la crémière! (sinon #dénoncetonporc)

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