Ce n’est qu’un début, continuons…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la bamboche et du rhum arrangé réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 21 octobre 2017, c’est le dernier jour de vendémiaire, dédié au tonneau…

L’actualité est parfois à se pincer pour vérifier qu’on est bien dans la réalité. Tenez par exemple cette rumeur qui enfle sur les réseaux: Macron 1er voudrait commémorer Mai 68. Il paraît que « La badge-la-beaute-est-dans-la-rue-affiche-de-mai-68présidence de la République ne veut pas se laisser enfermer dans une lecture « maussade » de l’héritage de 1968 ». Sarko, voulait se débarrasser définitivement de l’héritage de 68. Macron veut quand à lui, se débarrasser de la Droite et de la Gauche; en effet, rien de mieux qu’une petite commémoration de Mai-68 pour se démarquer de la droite réactionnaire, sans pour autant incliner sa politique… Par ailleurs, 2018 se prêtera en effet très bien à toutes les commémos souhaitées: 60e anniversaire de la Constitution de 1958 – 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les Nations unies en 1948 – Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale – le Printemps de Prague en Tchécoslovaquie.

Mais, précisément, en Mai 68 nous étions dans la rue pour en finir avec ce vieux monde de l’autorité, de la finance, de l’hypocrisie, du machisme, du patronat, du curé, du militaire, du mandarinat (je vous laisse compléter la liste). En creusant sous les pavés pour y trouver mai 68la plage nous voulions jouir sans entrave et être suffisamment réaliste pour demander l’impossible… Et voila t-il pas que ce sont ces endimanchés de la république en marche arrière qui veulent s’approprier l’héritage des accords de Grenelle. Augmentation du smig de 35%, quatrième semaine de congés payés, création des sections syndicales. Mais, pendant qu’on y est pas, qu’ils rajoutent dans leur escarcelle, la révolution et le front populaire. Non, ces acquis sont né des luttes, des manifs, des grèves, des conflits. Les peuples doivent reconquérir le pouvoir dont ils ont été spolié et si cela ne se fait pas dans les urnes, alors, princes qui gouvernez le monde, craigniez la colère de la rue. Je me souviens de cette chanson de Dominique Grange en 68. (en vidéo plus haut)

Allez, un p’tit coup de gueule ça fait pas de mal. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

3 commentaires

  1. Anne-Marie

    « Craindre la colère de la rue »,
    Désolée, mais j’ai plus qu’un doute sur le fait que la « rue » bouge.
    Si on leur coupe la télé, leur connection wi-fi ou leur portable, là, oui, la majorité des gens descendra dans la rue, pour le reste ….
    https://www.youtube.com/watch?v=3NnQoeLsPrM

  2. Robert Spire

    « De Péguy à Benjamin, la remémoration critique (l’Eingedenken) est le contraire du souvenir pieux ou de la commémoration. La commémoration réconcilie, apaise. Elle marche au consensus, ainsi que l’ont montré de façon éclatante les cérémonies du bicentenaire de la Révolution française. C’est encore pire lorsque la commémoration est une autocélébration générationnelle et narcissique, comme c’est le cas tous les dix ans pour mai 1968. De la commémoration donc comme réconciliation. Quand on se réconcilie sur une affaire, disait Péguy à propos de l’affaire Dreyfus, c’est qu’on n’y comprend plus rien. De même pour l’affaire Jésus, pour l’affaire Jeanne d’Arc, pour la Commune, pour Octobre, pour la Résistance, pour la guerre d’Algérie, etc. » « La mémoire est toujours de la guerre », dit Benjamin. »
    Daniel Bensaïd, janvier 2002.

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