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Tout va très bien, madame la Marquise…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la tautologie et du bœuf miro(n)ton réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 31 octobre 2017, 10è jour de brumaire dédié à la charrue qu’il convient de ne pas mettre avant les bœufs…

Je suis né sous le signe du Scorpion (ascendant Lion) et mon horoscope ne laisse place à aucun doute: tout va très bien madame la Marquise. Et pourtant, je constate que la CSG sur ma maigre pension de retraite va augmenter, le joint de culasse de mon antique automobile donne des signes de lassitude et la lombalgie qui me plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Dans ces cas là docteur, illinoisla prescription est sans appel: un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai. Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et count Basie avant de créer son propre big band. C’est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite il deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc.

https://youtu.be/h1hlTGdTTas

Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le C-Jam Blues avec le président B33 trill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946. La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Calife à la place du calife…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du saule pleureur et de la vache qui rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 octobre 2017, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (la plante hein, pas la tonne. Tonne à lisier, ha,ha,ha.). C’est métro-300x167la saint Bienvenue qui était une bienheureuse dominicaine de Frioul en Italie et donc qui n’a rien à voir avec notre Fulgence à nous qu’on à en Bretagne. Fulgence, né à Uzel (22) en 1852, réussit à 18 ans son entrée à Polytechnique et devint ingénieur des Ponts et Chaussées. Il entrera au service de la ville de Paris et mettra en œuvre le chantier du métropolitain. Son nom est désormais accouplé à celui de la station Montparnasse, mais pas pour souhaiter (bien des voyageurs le croient) à nos gens de l’Ouest qui descendent du train…   « La bienvenue à Paris ».

La bataille de Mossoul semble se préciser pour tenter de bouter Daesh hors les murs renouant ainsi avec une très vieille et très ancienne tradition. Le 30 octobre 749, dans la mosquée de Koufa, en Irak, un chef musulman de 30 ans, Abdullah Abou-el-Abbas, est proclamé calife;  il s’empare alors de Damas, renverse le calife ommeyyade Marwan II et devient le nouveau maître de l’empire bagdad-300x291arabe sous le surnom mérité de Saffah (le Sanguinaire). Il fonde une nouvelle dynastie appelée abasside, d’après le nom d’un ancêtre, Abbas, qui n’était autre que le tonton de Mahomet. En 762, al-Mansour, fils et successeur de Saffah, crée une capitale de toutes pièces, au cœur de l’ancienne Mésopotamie et au confluent des civilisations hellénistique et persane, non loin de l’antique Babylone. Baptisée Bagdad (en persan, Don de Dieu), elle est aussi surnommée en arabe Dar as Salam (la Cité de la Paix). Elle est édifiée avec les pierres tirées des ruines de l’ancienne Ctésiphon, capitale des Parthes et ennemie de Rome. Que restera t-il de Mossoul quand les armes se seront tues ? Et qui sera calife à la place du calife ?

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Catalogne, quand l’histoire bégaie…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’oxymore et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 29 octobre 2017, ce jour, 8è de brumaire, est dédié à la scorsonère, dite salsifis noir dont la racine est censée guérir de la morsure des vipères (scorzone en italien).

En Catalogne, la motion de déclaration d’indépendance de cette semaine n’est pas une première dans l’histoire. Le 6 octobre 1934, le président du gouvernement autonome de Catalogne, Lluis Companys, proclamait un « État catalan dans le cadre d’une République fédérale d’Espagne ». Dix heures et des dizaines de morts plus tard, il se rendait. Quand il lance sa proclamation, les partis de gauche ont déclenché une « grève générale dirigeants catalansrévolutionnaire ». « Catalans ! s’écrie-t-il depuis le balcon de la Generalitat, le siège du gouvernement catalan, […] En cette heure solennelle, au nom du peuple et du Parlement, le gouvernement que je préside assume tous les pouvoirs en Catalogne, proclame l’État Catalan de la République fédérale espagnole, et pour établir et renforcer les relations avec les dirigeants de la protestation générale contre le fascisme, les invite à établir en Catalogne le gouvernement provisoire de la République ». Companys n’avait apparemment pas consulté les chefs de la grève générale et la IIe République n’était pas fédérale. Mais déjà une première fois, sans attendre l’adoption de la Constitution en décembre 1931, la Catalogne, autoproclamée République, avait tenté de se doter d’un statut d’autonomie qui n’était compatible qu’avec un modèle d’État fédéral. Il avait fallu au gouvernement de Madrid des négociations ardues pour ramener ses compétences à des proportions acceptables pour le nouvel État unitaire.

 

La réponse du gouvernement ne se fait pas attendre. Le commandant militaire en Catalogne, le général Domingo Batet, refuse de se mettre sous les ordres de la Generalitat et après avoir consulté le chef du gouvernement à Madrid, proclame l’État de guerre. Un fantassin tombe sous les balles d’unil-y-tout-juste-83-ans-un-ephemere-etat-de-catalogne-mate-dans-le-sang milicien, l’armée répond au canon. Les affrontements dans la nuit feront entre 46 et 80 morts, selon les historiens. A 6 heures du matin le 7 octobre, 10 heures après la proclamation, Companys annonce sa reddition au général Batet. Il est arrêté avec son gouvernement et plusieurs députés. Leur photo derrière les barreaux fera le tour du monde. Le 14 décembre, une loi suspend indéfiniment l’autonomie de la Catalogne. Réfugié en France après la guerre civile (1936-1939), Companys fut arrêté par les Allemands en 1940 et livré au dictateur Francisco Franco. Il fut fusillé le 15 octobre à Montjuic, forteresse qui surplombe Barcelone. Il est devenu un héros des indépendantistes catalans. Le gouvernement espagnol suspendit l’autonomie de la Catalogne et retira les compétences en matière de sécurité, éducation et justice. Le parlement catalan du parc de la Ciutadella, ferma et fut converti en une caserne militaire.

Et voila comment l’histoire, parfois, se plait à bégayer. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Des couilles du Pape aux tétons de la Reine Margot…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 28 octobre 2017, 7è jour de brumaire dédié à la figue… C’est aussi le jour de la saint Jude (c’est Jude son prénom). « Apprenons de ce saint apôtre Jude à demeurer en repos, non sur l’évidence d’une réponse précise, mais sur l’impénétrable hauteur Noire de Carombd’une vérité cachée ». dixit: Bossuet c’est beau comme du Morano… On dit que c’est le patron des causes perdues; dommage qu’elles soient davantage perdues pour les ouvriers que pour les patrons. J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à mon aîné que ses pérégrinations professionnelles ont conduit outre-Manche. Savez vous que Platon était un grand amateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans.

Il existe à Vaison-la-romaine dans le Vaucluse une collection nationale de près de trois cents figuiers de toutes variétés. Mais le plus drôle c’est ceci : La couille du pape, est une confituremiot-confiture-couilles-du-pape-340-g popularisée par le maître confiturier Francis Miot et réalisée avec une variété de figue de Provence. La couille du pape, dite aussi marseillaise, était offerte aux mendiants à la sortie de la messe de minuit le soir de Noël. On en fait maintenant des confitures. On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient en Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité vraie. Ceci en raison de la légende de la papesse Jeanne, qui aurait contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au la papessetravers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il peut s’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répond : « Deo gratias » (« rendons grâce à Dieu »). C’est Francis Miot, fondateur à Uzos, de « La maison Francis Miot. Féerie gourmande », qui a lancé cette production dont il a déposé la marque au même titre que deux autres de ses productions phares Cucu la praline et les fameuses Coucougnettes du Vert Galant dont j’ai déjà parlé ici. L’homme ne manque pas d’humour, outre ses marques déposées, il a créé aussi les tétons de la Reine Margot et les Galipettes. A mon avis, on ne doit pas s’ennuyer dans sa cuisine.

Allez, voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Et ça continue encore et encore…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’apathéia ( la tranquillité de l’âme d’après Origène ) et du ris de veau aux morilles réunis, bonjour ! En ce Vendredi 27 octobre 2017 ou encore 6è jour de brumaire, comme l’a souhaité Fabre d’Eglantine, nous célébrons l’Héliotrope.

Tout à fait autre chose.
Israël a approuvé mercredi 25 octobre un vaste projet de nouveaux logements dans une colonie juive du quartier palestinien de Jabal Moukaber, dans Jérusalem-Est occupée. La colonie juive de Nof Zion, qui compte déjà 91 logements dans le quartier palestinien de Jabal Moukaber, va tripler avec ces nouvelles constructions. Le colonie-Nof-Zion-implantation-israelienne-quartier-palestinien-Jabal-Moukaber-Jerusalem-Est-25-octobre-2017_1_728_443développement de Nof Zion participe de la volonté du gouvernement israélien « d’imposer une solution de fait à un seul État », par opposition à une solution dite à deux États, qui verrait la création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël, selon la dirigeante palestinienne Hanane Achraoui. « Sans Jérusalem pour capitale de la Palestine, il n’y aura pas d’État palestinien, et sans État palestinien, il n’y aura ni paix, ni stabilité dans la région », a-t-elle dit.

L‘entreprise de paix est embourbée depuis plus de trois ans. La colonisation, illégale au regard du droit international, est considérée par une partie de la communauté internationale comme un obstacle majeur à la paix. Elle est d’autant plus sensible à Jérusalem-Est que la ville est au cœur du conflit. Israël a conquis la partie orientale de Jérusalem en 1967 et l’a annexée en 1980, avant de proclamer tout Photographie-prisele-quartier-palestinien-Jabal-Moukaber-Jerusalem-Est-trouve-colonie-israelienne-Nof-Zion-25-octobre-2017_0_729_443Jérusalem sa capitale indivisible. La communauté internationale n’a jamais reconnu l’annexion et considère Jérusalem-Est comme territoire occupé. Les Palestiniens de leur côté, veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent. Ils dénoncent une judaïsation de Jérusalem-Est, par les autorités israéliennes à force de programmes immobiliers. La validation du projet de Nof Zion intervient une semaine après l’approbation de 2.646 logements pour colons en Cisjordanie, territoire contigu à Jérusalem et occupé par l’armée israélienne. Non seulement la colonisation rogne les terres sur lesquelles les Palestiniens aspirent à former un Etat, mais en fragmentant la continuité des territoires, elle menace de rendre impossible la création d’un tel État, disent ses détracteurs.

Ainsi va la vie dans ce monde déboussolé où l’on prend des sanctions contre la Russie eut égard à «l’annexion» de la Crimée mais où l’on se garde bien d’un mot qui pourrait fâcher Israël et son parrain les USA. Allez, une pensée pour l’immense Fats Domino qui vient de nous quitter; portez vous bien et à bientôt peut-être.

Alar, Eloi, Aloue, c’est kif-kif…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la propédeutique et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi  26 octobre 2017, 5è jour de brumaire dédié à l’oie…Tandis qu’en Bretagne on célèbre saint Alar. Enfin, c’est pas une obligation non plus, hein !

Nous ne savons pas grand chose de la vie du bonhomme dont le culte était pourtant si répandu en Finistère. (pourquoi en faire un billet alors ? Oui, bon, soyez pas désagréable non plus…) Je poursuis, or donc, il aurait été le troisième évêque de Quimper St Alar bois vernisuccédant à Corentin et Connogan. Il a laissé son nom à la très jolie vallée du Stangala près de Quimper ainsi qu’à un petit val qui accueille le magnifique jardin botanique de Brest: le Stang-Alar. Il fut très populaire comme protecteur des chevaux quand bien même le nom laisse supposer qu’il s’agissait à l’origine d’un saint protecteur des alevins et des alevineurs (an alaer signifie « l’alevineur » en breton) en raison de la proximité de son nom avec celui-ci. Ce n’est que par la suite qu’il est devenu le saint patron des poulains, et par extension, des chevaux. Mais il fut invoqué aussi pour obtenir de la pluie… Non mais vous imaginez cela… Prier pour qu’il pleuve en Finistère !

Voici ce que l’on pouvait lire dans «Bulletin de la Commission diocésaine d’architecture et d’archéologie, 1901-1910»:  Notre-Dame du Drénec est invoquée pour l’obtention d’un beau temps favorable à la moisson; Alar, patron d’Ergué-Armel (29), au contraire a pour mission d’obtenir de Dieu la pluie bienfaisante qui met fin aux sécheresses excessives…  En 1884, ce fut au tour des paroissiens AloueAloue-1de Clohars-Fouesnant de se rendre à Ergué-Armel aux pieds de saint Alar. Leurs prières furent écoutées et promptement exaucées : le soir même de ce pèlerinage à saint Alar, la pluie, depuis si longtemps désirée, ne cessa de tomber pendant toute la nuit suivante. On rapporte que le saint homme, poursuivit par des brigands arriva à la pointe du Griffonez qui surplombe l’Odet d’une grande hauteur. Sur le point d’être rejoint, il fit un signe de croix et s’élança dans le vide et, d’un bond prodigieux il atterrit sur l’autre rive en kerfeunteun. Étonnant, non ! Peu à peu Saint Alar s’éclipsa au profit de Saint Éloi pour se confondre avec ce dernier dans la croyance populaire. Rappelons néanmoins que le bon Saint Éloi, en mission de paix pour le roi Dagobert rencontra le roi breton Judicaël, deux siècles après la mort de Saint Alar; mais bon, on va pas chipoter. Alar, Eloi, Aloue, c’est sous ce dernier nom qu’il est représenté dans la fameuse vallée des saints grace au burin de Olivier lévêque (ça ne s’invente pas !)

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la poésie…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

Amis du club des poètes disparus et du Waterzoï de poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 25 Octobre 2017, quatrième jour de brumaire dédié à la betterave. En Bretagne armoricaine, on célèbre Goueznou, saint homme qui a laissé son nom à une commune finistérienne (Gouesnou).

Pour agrémenter notre galerie de portraits, aujourd’hui quelques mots à propos de NORGE, décédé un 25 octobre (1990), pseudo de Georges MOGIN, grand poète belge dont de très beaux textes furent interprétés par Jeanne MOREAU. C’est à lui que l’on doit cette merveilleuse pensée:

«Je mets beaucoup d’ordre dans mes idées.
Ça ne va pas tout seul:
Il y a des idées qui ne supportent pas l’ordre
Et qui préfèrent crever.
À la fin j’arrive à avoir beaucoup d’ordre,
Et presque plus d’idées.»

En compagnie de Raymond Rouleau, il fonde, en 1925, le théâtre du Groupe libre, un groupe avant-gardiste et éphémère qui mettra en scène Cocteau, entre autres. Norge meurt à Mougins,norge2-b05d2 en 1990, précédé de quelques années par sa femme. Il est enterré dans le cimetière du Grand Jas à Cannes. Écoutons ce qu’en disait Piers Tenniel: «Avec Henri Michaux, Geo Norge est le poète contemporain belge qui a le plus contribué à la vitalité de la poésie francophone.

Comme il ne se prenait pas beaucoup au sérieux, on a souvent tendance à ne pas le prendre au sérieux. C’est un tort : sa poésie, pour légère qu’elle puisse paraître (dans le sens où la poésie de Charles Cros, de Germain Nouveau ou de Jules Laforgue est légère) n’en rend pas moins compte d’une palette étendue de bouleversements intérieurs, où, entre autres, la foi et le désespoir ont chacun leur tour. Comme René Depestre, Max Jacob, Desnos, il ne joue pas au poète, il est « le plus naturellement Norgedu monde poète » et plutôt que d’essayer de nous impressionner par des acrobaties verbales, il voudrait bien nous parler et nous rejoindre. Sa langue colorée, charnelle, vivante, joueuse, sa « langue verte » pour emprunter le titre d’un de ses livres publiés à la NRF, y parvient le plus souvent.» La vie et l’œuvre de Norge ont été évoquées par son ami Marc Alyn dans la collection « Poète d’Aujourd’hui » de Pierre Seghers. C’est donc une poésie très neuve qui caractérise Norge, elle a pour modèles la chanson populaire et les fables, s’attache à décrire, à force d’argot, des anecdotes de la vie des gens simples, ceux d’en-bas, et se moque continuellement de la poésie « noble », c’est-à-dire de presque toute la poésie.

Et bien voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le beurre & l’argent du beurre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 octobre 2017, troisième jour de brumaire dédié à la poire,

Dans les rayons des supermarchés bretons, la pénurie de beurre se fait sentir depuis le début de la semaine. Et, du côté de certaines enseignes comme Carrefour, on n’est pas très optimiste. «Cela fait trois semaines que ça dure, et ça ne semble pas aller en consommation-le-prix-du-beurre-flambe-la-penurie-guette_1s’arrangeant», soupire Michel, responsable adjoint du principal Carrefour Market de Brest. Mais comment en est-on arrivé là dans un pays producteur comme la France et particulièrement en Bretagne ? En France, la consommation nationale a augmenté de 5 % entre 2013 et 2015. Mais c’est surtout le marché international qui bondit. Entre janvier et août 2016, les exportations de beurre vers la Chine ont bondi de 46% d’après le cabinet Agritel. Résultat: les prix du beurre industriel, se sont envolés, de 2500 euros la tonne en avril 2016 à 6800 euros la tonne début septembre 2017. Une hausse aggravée par la spéculation de certains négociants.

Des rayons qui se vident, des affichettes dans les supermarchés… Comment en est-on arrivé, par endroits, à des pénuries de beurre ? D’abord, la demande mondiale en beurre et en produits du type biscuits et viennoiseries explose.le beurre Nono Notamment en Chine, où la crise du lait frelaté à la mélanine a rendu depuis 2008 la population très méfiante vis-à-vis du lait chinois. Deuxième facteur : la fin des quotas laitiers en 2015 au sein de l’Union européenne a d’abord entraîné une crise de surproduction. Les cours se sont effondrés, ce qui a amené les éleveurs laitiers à réduire les volumes. Résultat : les industriels du beurre préfèrent se tourner vers l’international. «Ils préfèrent aller à l’exportation, là où le niveau des prix est jugé convenable. En France, les distributeurs ont aussi leur part de responsabilité car ils refusent d’augmenter leurs prix».

Mais vous n’empêcherez pas madame Michu de crier au complot. Il n’a échappé à personne que les états généraux de l’alimentation, censés déterminer un meilleur partage de la valeur ajoutée, donnent lieu à une véritable confrontation tripartite entre producteurs, industriels et distributeurs. A tel point qu’une énième loi pour régir ces rapports doit sortir au printemps prochain. Mais tant qu’elle n’existe pas, le bras-de-fer reste à son paroxysme. Alors des rumeurs circulent : des stocks de beurre resteraient dans les frigos et seraient utilisés comme un outil de pression spéculatif. Info ou intox ?  La compagnie La Mauvaise graine en a tiré un court métrage des plus roboratif.

Allez, pas de panique, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Athée souhaits (bis)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la théorie des probabilités discrètes et du chinchard en papillote réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 octobre 2017, deuxième jour de Brumaire, dédié, qui l’eut cru, au céleri. C’est rien de le dire, encore moins de l’écrire mais, il pleut sur Brest et, il vente aussi mais, madame Michu, le fond de l’air n’est pas frais pour la saison. Allez donc écrire un billet après cet étalage de banalités.
En ces temps troublés où les fanatismes religieux tentent de s’engouffrer dans les failles de la République, évoquons Sylvain Maréchal.

C’était un écrivain, poète, pamphlétaire français, précurseur de l’anarchisme. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Belle utopie non ? Très vite, ses critiques du pouvoir absolu et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses œuvres littéraires. Il marechalest condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire. Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Il ne prend pas parti dans le conflit entre les Girondins et les Jacobins et s’inquiète du tour pris par la révolution. Sa rencontre avec Babeuf et sa conjuration des Égaux, va en faire l’un des précurseurs du mouvement libertaire et l’un des premiers anarchistes. Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu’à sa mort. Sylvain Maréchal, « l’homme sans Dieu », est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution.

Bon, il faut bien le reconnaître, c’était aussi un fieffé misogyne et on lui doit un projet de loi pour interdire d’apprendre à lire aux femmes. En effet,  nous sommes au temps où « tous les hommes Défense-dapprendre-à-lire-aux-femmes-179x300naissent libres et égaux en droits » ne concernait pas encore les femmes! Dans Fragments d’un poème moral sur Dieu (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans Livre échappé au déluge (1784) et s’attaque à la religion qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal « Révolutions de Paris » dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale. Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l’athéisme en lui donnant ses lettres de noblesse avec le Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1800).

Voila, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale; je ne sais pas moi; bosser un peu par exemple ! Ah, ils sont vraiment pas drôles ces retraités. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ce n’est qu’un début, continuons…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la bamboche et du rhum arrangé réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 21 octobre 2017, c’est le dernier jour de vendémiaire, dédié au tonneau…

L’actualité est parfois à se pincer pour vérifier qu’on est bien dans la réalité. Tenez par exemple cette rumeur qui enfle sur les réseaux: Macron 1er voudrait commémorer Mai 68. Il paraît que « La badge-la-beaute-est-dans-la-rue-affiche-de-mai-68présidence de la République ne veut pas se laisser enfermer dans une lecture « maussade » de l’héritage de 1968 ». Sarko, voulait se débarrasser définitivement de l’héritage de 68. Macron veut quand à lui, se débarrasser de la Droite et de la Gauche; en effet, rien de mieux qu’une petite commémoration de Mai-68 pour se démarquer de la droite réactionnaire, sans pour autant incliner sa politique… Par ailleurs, 2018 se prêtera en effet très bien à toutes les commémos souhaitées: 60e anniversaire de la Constitution de 1958 – 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les Nations unies en 1948 – Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale – le Printemps de Prague en Tchécoslovaquie.

Mais, précisément, en Mai 68 nous étions dans la rue pour en finir avec ce vieux monde de l’autorité, de la finance, de l’hypocrisie, du machisme, du patronat, du curé, du militaire, du mandarinat (je vous laisse compléter la liste). En creusant sous les pavés pour y trouver mai 68la plage nous voulions jouir sans entrave et être suffisamment réaliste pour demander l’impossible… Et voila t-il pas que ce sont ces endimanchés de la république en marche arrière qui veulent s’approprier l’héritage des accords de Grenelle. Augmentation du smig de 35%, quatrième semaine de congés payés, création des sections syndicales. Mais, pendant qu’on y est pas, qu’ils rajoutent dans leur escarcelle, la révolution et le front populaire. Non, ces acquis sont né des luttes, des manifs, des grèves, des conflits. Les peuples doivent reconquérir le pouvoir dont ils ont été spolié et si cela ne se fait pas dans les urnes, alors, princes qui gouvernez le monde, craigniez la colère de la rue. Je me souviens de cette chanson de Dominique Grange en 68. (en vidéo plus haut)

Allez, un p’tit coup de gueule ça fait pas de mal. Portez vous bien et à bientôt peut-être.