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ma tilde est revenue…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour ! Nous voici le Lundi 18 septembre 2017 et pour le calendrier républicain, c’était le deuxième jour supplémentaire, encore nommé: jour du génie mais pas pour autant celui de la lessive…

Je vous le dis tout net, sans détour et sans ambages, j’en ai ras la casquette des pisse-vinaigres qui s’enrouent pour l’absence d’un S, orthographe-le-chatpour un participe passé qui passe mal ou un accent circonflexe qui les laisse perplexe. On me dit que la réforme est en marche (elle aussi) et que 2.400 mots courants vont subir un toilettage pour faciliter leur apprentissage par les enfants. Oignon pourra ainsi s’écrire Ognon et nénuphar, nénufar. Certains mots comme portemonnaie ou millepattes perdent leur trait d’union. Bien sûr la langue est une belle chose et fait partie d’un patrimoine qu’il convient de préserver (la langue française comme toutes les autres).

Et pourtant, le petit Fañch, né natif de Rosporden (29) en Mai dernier ne pourra maintenir ce joli tilde sur son «N» ainsi en a décidé la justice franchouillarde, jalouse de son jacobinisme. Le jugement du tribunalFANCH reprend l’argumentaire du procureur et conclut que « des revendications particulières ne sauraient permettre en l’état de la loi des entorses à la langue française de nature à déstabiliser la cohérence recherchée de nos institutions publiques, obligées, dans ce cas, de s’adapter à des idiomes locaux et l’usage de signes graphiques et diacritiques qui ne figurent pas dans l’alphabet romain en usage en France« . Bernez Rouz, président du conseil culturel de Bretagne s’en émeut et brandit une copie d’un édit du roi Charles IX. On y lit Frãce (France), cõsidérations (considérations), etc. L’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) imposant la langue française dans les actes de justice, l’utilise aussi. « Rien ne justifie qu’il soit banni des actes publics de la République française. Il n’y a pas plus français. »

Et voilà pourquoi votre fille est muette ! Allez, kenavo, portez vous bien et à bientôt peut-être.