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Faut reconnaitre, c’est du brutal…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’esprit critique et des spiritueux réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche10 septembre 2017 et demain c’est l’annivesorghorsaire de ce triste événement que les complotistes de tous poils n’arrêtent pas de disséquer. Pour l’heure, c’est le 24è jour de fructidor dédié au sorgho. Il y a longtemps de cela, une de mes connaissance d’origine chinoise m’a fait goûter au fameux MOUTAI. C’est un alcool confectionné à partir de sorgho. En Chine il sert lors des toasts portés à un invité de marque. Il peut titré jusqu’à 55 degrés c’est dire s’il « arrache » un tantinet…C’est du fameux comme dans la célébrissime scène culte des tontons flingueurs.

Il y a un siècle, jour pour jour, le Nord de la France connaissait des émeutes sévèrement réprimées. Un syndicaliste anarchiste, Benoist Broutchoux, animait une conférence au cours de laquelle il tenait des propos qui restent d’une étrange actualité.

 » Nous sommes affligés de consortiums de gros laitiers, de gros sucriers, de gros caféiers, du trust mondial de la viande. Des royautés industrielles sont établies sur les céréales, le coton, le pétrole, l’acier, les minerais divers, le caoutchouc, etc., etc. Il y a le Comité des houillères de France, le syndicat grèves dans le Nordfranco-allemand des cokes, le Comité des forges et l’association internationale des maîtres de verrerie. La société textile Motte, de Roubaix, étend son exploitation jusqu’en Russie. Il y a aussi les monopoles privés de la navigation, des chemins de fer, du gaz, de l’électricité, des chûtes d’eau et les monopoles de l’Etat sur le tabac, les allumettes, etc. Au dessus de tout cela, trône le consortium des grandes banques, qui fait et défait les sociétés, lance les emprunts et organise les kraks, qui, en un mot, fait la pluie et le beau temps, suivant les caprices du Veau d’Or.

Et plus loin: Tout en étant adversaire de la forme actuelle du commerce et broutchouxpartisan de la coopération, il faut reconnaître que les petits commerçants ne sont pas responsables de la crise, certains en sont victimes comme nous. Il faut voir plus loin que la place du marché et la devanture du boutiquier. [...] Les petits commerçants sont comme des tampons placés périlleusement entre les affamés et les affameurs. Regardons au-dessus d’eux, portons nos coups à la spéculation. »

‘tin, on dirait du Mélenchon ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.