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Victorine où l’école libre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la pédagogie non-directive et des limitations de vitesse réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 Septembre 2017, dix huitième jour de Fructidor dédié au Nerprun, famille des rhamnacées dans laquelle on trouve aussi la Bourdaine.

Aujourd’hui je voudrais profiter de la rentrée scolaire pour vous dire un mot de Victorine BROCHER qui vit le jour à Paris un 4 septembre de l’an 1839. Internationaliste, Communarde, anarchiste et pédagogue, voiVictorinelà une carte de visite comme on les aime chez « les cénobites tranquilles ». Elle naît, Victorine Malenfant, dans une famille de Républicains pur jus (son père, Franc-maçon et Républicain fut contraint à l’exil en 1851), en 61 elle épouse Jean Rouchy et le couple ira s’installer à Paris. Elle travaille comme couturière puis participe à la création d’une boulangerie coopérative. Dès le début, elle va participer à la Commune de Paris et s’engagera comme cantinière de bataillon. Puis on la retrouve qui prend part aux combats (bataillon des Turcos) comme ambulancière Condamnée à mort par contumace comme « pétroleuse », elle se réfugie en Suisse; son mari sera emprisonné deux ans.

De Suisse, elle part enseigner en Hongrie puis reviendra à Genève à la libération de son mari où elle va créer une coopérative de la chaussure et venir en aide aux proscrits de la Commune. De retour à Paris après l’amnistie elle va fréquenter les anarchistes (Malatesta fut arrêté en sa compagnie), à la mort de son mari, elle se lie avec le libre penseur Gustave Brocher, ils adopteront cinq enfants de communards et feront LOUISEde leur maison un asile pour de nombreux exilés. En 1890, la voici institutrice dans une école libre initiée par Louise Michel. Elle va mourir le 4 novembre 1921 à Lausanne où, avec Gustave, elle avait fondé une école. En 1909, elle publiera souvenirs d’une morte vivante. C’est à ces gens que nous devons l’école laïque (donc libre) l’école émancipatrice, l’école de l’égalité des chances, bref, l’école de la République. Et aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière au motif qu’une bande de gougnafiers (certes élus !) se  sont mis en tête de dépecer un à un deux siècles d’acquis sociaux: L’école, la sécu, l’âge légal de départ à la retraite, le temps de travail, le droit d’asile, le code du travail etc. La prochaine fois que tu mettras un bulletin dans l’urne, réfléchis petit scarabée…

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.