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My Buddy is Rich.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 septembre 2017, autant dire la fin du mois, qui correspond au 9è jour de vendémiaire dédié au panais.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu. Buddy RICH lui, est né un 30 BRseptembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz. Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum. Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story. Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ». Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Bon allez, le temps de m’équiper et je pars en forêt. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Divagations rimbaldiennes…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour ! En ce Vendredi 29 Septembre 2017, huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amarante (non, madame Michu, il ne s’agit pas de la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour amaranthel’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante (avec ou sans H) a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Les feuilles d’amarante se cuisinent comme les épinards me dit-on. La plante s’est fait connaitre du grand public par sa grande résistance au Roundup qui s’explique par une amplification génique, la multiplication du gène de l’enzyme cible du glyphosate. Réjouissant, non !

En Juillet 1872, cinq ans après la mort de Baudelaire, Rimbaud est à Bruxelles pour ce qu’il nommera son vertigineux «voillage» et écrit ceci:

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara !

En Bretagne on célèbre ce jour Charlez Bleiz ou, si vous préférez, ichrsbi001p1Charles de Blois. Duc de Bretagne et comte de Limoges, il fut célèbre par sa piété. Fait prisonnier, au cours de la bataille de la Roche-Derrien (1347) il endura neuf années d’emprisonnement dans la Tour de Londres. Il périt à Auray lors de la guerre de succession de la Bretagne. C’est lui qui adoubera Bertrand du Guesclin au château de Montmuran dans les Ifs (entre Rennes et Saint-Malo) et le fera capitaine de Pontorson et du mont St-Michel. Il est vrai que ce Duc là était un affidé du roi de France dont Du Guesclin fut connétable.

Et voilà, tout ceci nous entraine bien loin des illuminations rimbaldiennes. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les années 70 au cinoche…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 28 Septembre 2017, septième jour de Vendémiaire dédié à la carotte.

C‘est en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en 1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît emmanuellequ’elle avait un QI de 145, ce qui lui a permis de sauter (déjà) plusieurs classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des mœurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit… Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe… Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod.

J‘ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Cannes 1972Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob Fosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs- d’œuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma… Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième mari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaîtra un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Elle est décédée en Octobre 2012.

Allez, merci encore de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un anar brestois…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la physique quantique et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 27 Septembre 2017, sixième jour de Vendémiaire dédié à la Balsamine. Cette espèce (comme d’autres espèces voisines) doit son nom d’impatiente à la forte réactivité de son fruit au toucher : la capsule mûre explose quand on veut la saisir et peut projeter les graines à quelques mètres.

L’homme du jour est brestois:Auguste LE LANN, militant anarchiste et anarcho-syndicaliste breton. Il est né le 16 février 1904 à Lambézellec (dép. du Finistère). Très jeulibertaire-Lochune orphelin, suite à la mort de son père durant la Première guerre mondiale, il est pupille de la Marine nationale. Déjà repéré par les autorités, il effectue son service militaire dans un bataillon disciplinaire à Saint-Brieuc. Embauché comme ouvrier chaudronnier à l’Arsenal de Brest, il y rencontre Jules Le Gall et Victor Pengam, qui travaillaient dans le même atelier. Auguste Le Lann, est nommé secrétaire du Conseil d’administration de La Maison du Peuple. ll figure alors sur les fichiers du « Carnet B » qui recense les antimilitaristes. A partir de 1925, il est secrétaire des » Jeunesses Syndicalistes » et membre de « l’Union Anarchiste » (UA), et responsable de la diffusion du journal « Le Flambeau »(1927-1934),Le_flambeau_France organe mensuel d’éducation, de libre pensée et de combat. En 1936, il est secrétaire du groupe de l’UA de Brest et membre de la « Ligue Internationale des Combattants de la Paix » (LICP). En 1937, il est secrétaire de la « Fédération libertaire de l’Ouest » et de « Solidarité Internationale Antifasciste » (SIA), pour la région. Auguste Le Lann sera cette même année, à Paris, délégué du Groupe libertaire de Brest, aux côtés de René Lochu et René Martin lors d’un congrès où ils rencontrèrent Louis Lecoin. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier, puis est libéré en 1941.

Le 22 septembre 1942, il est arrêté et interné durant deux mois au Camp de Voyes. Durant l’occupation, il est étroitement surveillé, son logement sera à plusieurs reprises perquisitionné par la police de Vichy. sia_janvier_1938_collecte_tract_dossier_1_i_46_brest-2Après la Libération, il reconstitua le Groupe d’Études Sociales de Brest et, membre de la « Fédération anarchiste française », en sera le responsable départemental. Également militant anarcho-syndicaliste, il adhérera à la CNT Française. En août 1947, il sera membre d’un comité de grève à l’Arsenal. Après avoir collaboré au « Libertaire » après la Libération, il participera ensuite au « Monde Libertaire ». Toujours militant de la CNTF sur la fin de sa vie, il participait aux journaux « Le Combat Syndicaliste » et « Espoir » et était secrétaire du comité régional de l’Ouest de SIA. Auguste Le Lann est décédé à Brest le 27 septembre 1974. 

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Anargyre toi même…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 26 septembre 2017, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque.

Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres (du grec an- et argyrios, qui refusent l’argent). Joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques. Mon aïeule, qui avait un dicton pour pratiquement chaque jour de l’année, n’aurait pas manqué d’ajouter: Priez Saint-Côme et Saint-Damien, vous vous porterez toujours bien ! Côme-03C’est à Saint-Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens. Jean Pitard, premier chirurgien de saint-Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Etonnant, non !  En Bretagne armoricaine on célèbre les Oedmal, prénom très peu usité qui nous vient d’un des premiers évêques d’Aleth (St-Malo): ceci se déroulait sous le pontificat du pape Jean IV, et le règne du roi de Bretagne Alain II; l’eglise de Tours était gouvernée par Charegisilus et le royaume de France par Dagobert qui mit sa culotte à l’envers.

 
Tiens, c’est aussi la date anniversaire de la naissance de Julie London célèbre pour sa voix grave et sensuelle, première interprète de la chanson Cry Me a River (ci-dessus en vidéo) en 1955. Plus tard, elle interpréta le rôle de l’infirmière Dixie McCall dans l’ancêtre de la série Urgences, Emergency! dans les années 70.

Sur ce je m’en vais à la cueillette. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Colchique dans les prés…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Lundi 25 septembre 2017 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique-2colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Regardez cet extrait de l’émission télé « Rendez vous avec » animée par Jacqueline Joubert en 1956…

Pour les plus jeunes je rappelle que Jacques Douai sera l’un des tout premiers à chanter Prévert et notamment les chansons du film « Les Visiteurs du soir ». Jacques DOUAI était un prince de la chanson intemporelle. Les témoignages ne manquent pas sur l’impression qu’il dégageait, ainsi celui de Francis Claude, directeur du Cabaret Quod Libet douai1dans les années 1948-49 : « Un soir d’hiver, une sorte d’apparition de Noël s’encadra sous la voûte de l’escalier menant au caveau. Il était vêtu d’un duffle-coat couvert de neige et semblait être l’incarnation d’un Chopin expirant. Il vint à moi et me demanda simplement : « On peut chanter ?  J’acquiesçai, déjà séduit (…) Il chanta, et le sortilège produit son effet. L’assistance subjuguée, osant à peine applaudir… » (cité par Gilles Schlesser dans « Le Cabaret rive gauche, de la Rose rouge au Bateau ivre« , éd. de l’Archipel, 2006, ) Citons également le témoignage de Pierre Seghers écoutant Jacques DOUAI à l’Echelle de Jacob : « Tout à coup, à travers la fumée, le bar entier se mettait à louvoyer sur les marches du palais ou bien cinglait vers La Rochelle. Nous étions tous transportés dans un autre monde. » (cité par Gilles Schlesser, même ouvrage) voir aussi ce billet sur « Esprits nomades » .

Allez, merci d’être fidèle, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Parler pour ne rien dire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la poésie contemporaine et de la soupe aux choux réunis, bonjour ! Nous voici (déjà) le Dimanche 24 septembre 2017, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A propos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes. Entre le nain mégalomane et psychopathe de Corée du Nord et le Tartarin endimanché de la maison blanche, la course est lancée… Alors, vont-ils finir par s’envoyer des missiles plutôt que des invectives ?

Il y a des jours ou mes lapins et moi nous nous demandons que faire pour satisfaire l’insatiable curiosité de nos visiteurs. Il faut pourtant assurer. La crédibilité du blogueur journalier est en jeu. Le blanc sur un blog c’est comme à la radio, ça ne passe pas, alors il faut remplir coco! Mais, me susurre la petite voix du philosophe qui sommeille en chacun blabla1-300x300de nous, à quoi sert de parler si c’est pour ne rien dire? Je le remercie au passage de m’avoir posé la question et continue néanmoins ma péroraison dépourvue de tout contenu. Car enfin, s’il fallait que parler ait un sens, crénom de non, ça se saurait et nous n’aurions pas eu l’heur de connaître Leprince-Ringuet ni Riquet à la houppe, pas plus que l’entarté bellâtre Germano-pratin. Ah ! la vanité et la vacuité du parler pour ne rien dire… Quant à parler sur le fait de parler pour ne rien dire, je ne vous raconte pas… « Oh ! je sais ! Vous pensez : « S’il n’a rien à dire … il ferait mieux de se taire ! » Evidemment ! Mais c’est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ? Eh bien non ! Mesdames et messieurs, moi, quand je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres ! » Raymond Devos. Et l’humoriste n’est pas seul; ainsi le philosophe Emmanuel Lévinas pouvait-il reconnaître au « parler pour ne rien dire » une dimension éthique fondamentale : « Il est difficile de se taire en 398px-Mouscron_(Le_Hurlu)_1présence de quelqu’un ; cette difficulté a son fondement ultime dans cette signification propre du dire quel que soit le dit. Il faut parler de quelque chose, de la pluie et du beau temps, peu importe, parler, blablater, ragoter. » Rubin Dunbar (anthropologue) établit une analogie entre l’activité d’épouillage à laquelle se livrent les singes pour maintenir un contact et entretenir des relations sociales de proximité avec leurs congénères, et l’activité de ragotage des êtres humains qui consistent à chercher des poux à leurs semblables, une sorte d’« épouillage verbal » en somme. Autrement dit, colporter des sales bruits sur les autres décourage ceux qui entendent ces récits de mal se comporter, le prix à en payer étant une mauvaise réputation : le « gossip » (en français le ragot ) a une vertu sociale. (à droite, le Hurlu de Mouscron, là ou est né Raymond Devos)

Et voila, à l’heure de mettre sous presse je vais pouvoir terminer ce papier, avec la satisfaction du tâcheron, la sérénité de l’artisan, ayant rassasié mes lecteurs quotidiens de leur pain béni. Oui, j’ose le dire, ils sont un certain nombre (je ne prends pas de risque) à réclamer leur dose journalière, à attendre, assoiffés, le dernier avatar en direct de Keramoal, la petite photo, le mot d’humour, la référence qui fera date,  bref, l’insondable néantitude d’un retraité bl(a)ogueur. Ne prenez pas la peine de commenter ce billet, je vous avais prévenu dès les premières lignes. Avouez que vous n’êtes pas pris par surprise.

Alors, portez vous  bien et à demain peut-être.

Remember Pablo Neruda…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’érotisme flamboyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 septembre 2017, deuxième jour de chateau-de-barre-gentillot-graves-de-vayres-france-10733976Vendémiaire généralement dédié au safran. Ah, les coquilles saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée…Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.

Tout à fait autre chose. 

C’est le jour anniversaire de la disparition de Pablo Neruda:23 septembre 1973. Ecoutons Jean Ferrat lui rendre hommage sur un texte d’Aragon:

«Je veux vivre dans un pays où il n’y ait pas d’excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans a220px-Pablo_Nerudautres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette. Je veux qu’on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries. Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser. Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie. Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos. Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir. » Il s’appelait en réalité: Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto natif de Parral au Chili.

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

 

Vendémiaire

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des latitudes extrêmes et du cochon grillé réunis, bonjour ! Nous sommes donc le VendrVendemiaireedi 22 septembre 2017, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin. Je dois préciser que l’équinoxe aura lieu à 20 heures, 01 minute et 7 secondes en T.U. (Temps universel), soit 22h 01, heure de Paris pour être tout à fait précis. Je dis cela car, dans le calendrier républicain, commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793 et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe de septembre. Donc, en toute logique, aujourd’hui c’est le premier de l’an et de ce fait, hier soir c’était  le réveillon… Étonnant, non ! Ceci étant écrit, je dois vous avouer que le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous…

Et voilà une pirouette qui me permet de poster le 3929è billet de ce modeste blog. En attendant le prochain, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ce saint là, c’est pas un Kado…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la tectoniques des plaques et du riz Basmati réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 21 Septembre 2017. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses.

Pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel, l’île de saint Cado; et non pas sac-à-dos (Enes-Cadvod, en la commune Kadode Belz). Bien évidemment ce saint là à rapidement trouvé sa place dans la vallée des saints à Carnoët (22). Fils d’un prince de Glamorgan en Pays de Galles, puis fondateur et abbé du grand monastère de Lancarvan (Llancarfan en Grande-Bretagne dans la région de Cambrie), Saint Cado vécu en Armorique vers 560. Albert Le Grand écrivait (1636): Cado estoit natif de la grande Bretagne & fut fils d’un Prince, qui regnoit en un canton de ladite Isle, lequel s’appelloit Guillenus, descendu de la race du Grand Constantin, & sa mere se nommoit Gudalusa, fille de Brahanus, Roy d’une partie d’Irlande. Il nasquit environ l’an 522 sous le Pape saint Hormisda, l’Empereur Justin premier, & le Roy de Bretagne Armorique Hoël II de ce nom

Il venait retrouver ses compatriotes chassés par l’invasion saxonne et résida dans l’ile de la rivière d’Etel qui porte aujourd’hui son nom. Il y construit un oratoire, fonda un monastère et se consacra à l’évangélisation du pays. Il fût aussi à l’origine de la construction de la ile_stcado13-300x197chaussée de 100 mètres qui relie l’île à la terre, ce qui lui valu une légende populaire. Cado, désirant un pont, mais manquant de moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan. Celui ci lui proposa d’en faire lui même la construction, et en guise de récompense, recevoir l’âme du premier être vivant qui traverserait ce pont. Cado accepta, et le Démon créa l’œuvre en une nuit. Au matin suivant, Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont. Étonnant, non ! En cette période troublée où un socialiste ne reconnaitrait pas ses petits… Y’a de quoi fouetter un chat.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.