Comme un ouragan…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du surréalisme et de la dure réalité réunis, bonjour ! Nous harveysommes le Dimanche 27 août 2017, dixième jour de Fructidor dédié à l’échelle. A propos d’échelle, aux dernières nouvelles, l’ouragan Harvey est entrain de battre des records en balayant le Texas et à mon avis, il va exploser l’échelle de Beaufort; force 12 sans doute. Il pourrait bien dépasser en force son prédécesseur Katrina qui dévasta la nouvelle Orléans en 2005.

 

Tout à fait autre chose…

Si je vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi songeur qu’une poule devant une clé à molette. Et pourtant, si je vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le violon d’Ingres. Man RAY donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre les deux il a faitKIKI de la photographie un art véritable. A New York avec son ami Marcel Duchamp, ils ont bien tenté de représenter la forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada ne peut pas vivre à New York ». En juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard, Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse. Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser beaucoup de photos de mode.(à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris)

C‘est en 1925 que ses œuvres seront présentées lors de la première exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu ! Ami des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur villa de Hyères (1929). Il avait tourner man ray et marcel Dauparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924). Pendant trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940 il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair (ici à gauche, avec son ami Marcel Duchamp sur les hauteurs de Montparnasse). A Hollywood il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la peinture. Il va rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe:Unconcerned, but not indifferent – Détaché mais pas indifférend.

A l’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

6 commentaires

  1. Robert Spire

    Man Ray, Kiki, Dada et les surréalistes, etc…Pour retrouver tous les personnages cités ci-dessus et l’atmosphère créatrice de cette époque je recommande le bouquin trés documenté du poète Alain Jouffroy: « La vie réinventée, l’explosion des années 20 à Paris » (1982).
    « Il n’y a pas de limite à la merveilleuse liberté de la tête », Antonin Artaud.

  2. Rém*

    « (à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris) +
    (ici à gauche, avec son ami Marcel Duchamp sur les hauteurs de Montparnasse) » :

    2 légendes pour une photo !
    J’ai de quoi rester perplexe comme une poule devant Kiki se prenant pour le violon d’Ingres de Man Ray…

    A part ce léger flou (surréaliste..), je prends moi aussi bonne note de la référence du bouquin de Alain Jouffroy, un sacré bon écrivain !

  3. Sceptique

    La photo, oeuvre fr Man Ray, me rappelle un film italien, « léger », des années 1960, « ma femme est un violoncelle ». Je ne pense pas, pour autant, qu’une des formes soit inspirée par l’autre. Simple et heureuse coïncidence! Entre la beauté d’une femme et la beauté d’un son.

  4. Michel

    Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi certaines de ces célébrités américaines étaient si motivées pour quitter les USA à la fin des années 40 et trouver refuge dans un pays aussi accueillant que la France ?

    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ignorance is bliss.

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