Quand on n’a rien à dire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la météo marine et des tonnerre de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 juillet 2017, 27è jour de Messidor, dénommé jour de l’ail; alors que s’éloignent déjà les flonflons du bal. En ce lendemain du jour où la Nation se souvient qu’il est toujours possible de se débarrasser des gougnafiers qui les gouvernent, je vous avoue que je suis un peu sec; or donc, je vous Dimeyrenvoie vers ce billet consacré à Bernard DIMEY, intitulé: quand on n’a rien à dire. Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian… Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . C’était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Mildred

    Comment trouver quelque chose à dire quand on n’a rien à dire ? Voilà :
    « OU L’AUTEUR NE SAIT S’IL PLAISANTE OU S’IL PARLE SÉRIEUSEMENT N’ÉTANT PAS TOUT A FAIT FIXÉ SUR CE QU’ IL DOIT PENSER DE SA PENSÉE
    J’ai eu pour ami un poète, qui, à sa condition assez misérable déjà de lyrique saoul tous les soirs, ajoutait cette complication d’être domicilié rue de la Tour-d’Auvergne. De là, pour lui, l’obligation fréquente de passer la nuit sur un banc, faute de pouvoir articuler clairement, à un cocher qui l’eût ramené, les syllabes de son adresse… »
    La suite page 88 de : « La philosophie de Georges Courteline », paru en 1929 chez Ernest Flammarion, Editeur

  2. Rémi Begouen

    « Chapeau »… et je me tais.

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