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Les ciseaux d’Anastasie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 26 juillet 2017 huitième jour de Thermidor dédié à la Carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux dont les graines sont utilisées pour produirecarthame des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle. Les jeunes feuilles de carthame peuvent se manger crues, en salade. Ce sont les pistils qui sont utilisés en teinturerie ou comme mauvais substitut au safran.

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal: « Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtrliste_La-censure_2081es, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout » (Stendhal). En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais: « Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »

Et madame Michu de s’offusquer: Ben, c’est pas aujourd’hui qu’on verrait des choses comme ça… Depuis le coup d’État manqué du 15 juillet 2016 en Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a intensifié la répression dans le pays. Ainsi, des intellectuels et des journalistes qui ont osé critiquer le régime ont été arrêtés et emprisonnés. 166 journalistes sont actuellement en prison. La Turquie est 155e sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières pour 2017. Les avocats et réseaux de 640_turcssoutien ont beau dénoncer des instructions bâclées, les syndicats ont beau manifester en hurlant que « la presse libre ne peut être réduite au silence », rien n’y fait : plus de 150 journalistes sont embastillés dans les geôles du régime, et environ 180 médias ont été fermés en un an. Une situation dramatique qui ne saurait faire oublier l’ampleur des purges qui ont suivi le putsch avorté. Selon les estimations, près de 140 000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus, 50 000 personnes ont été arrêtées, et 950 entreprises ont été saisies. Tout cela se déroule aux portes de l’Union Européenne, à trois heures de vol de Paris. Mais, la communauté internationale, mais l’ONU, mais, y’a pas de mais. Encore un mot et j’ouvre en grand les vannes de l’immigration. Ainsi s’exprime Erdogan face à Angela et Emmanuel qui n’en peuvent mais. Voici comment une si jolie dictature est en train de s’installer dans un silence assourdissant.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.