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Einstein on the beach…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’humanisme enjoué et de la crêpe Suzette réunis, bole canardnjour ! Nous sommes le Mercredi 5 juillet 2017, autant dire le 17 de messidor qui était traditionnellement consacré à la groseille. C’est aussi (à quelque chose près), comment ne pas le citer, le centenaire du « Canard Enchaîné », ce qui en fait le doyen de nos périodiques. Ce titre est une référence à « l’homme libre » créé par Clémenceau et qui dut subir la censure, à la suite de quoi, ce canard là devint « l’homme enchainé ». Par parodie, Maurice et Jeanne Maréchal décidèrent de nommer leur journal: Le canard enchainé.

Tout à fait autre chose.

Tout le monde connait Einstein et pourtant… Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques). Poète, écrivain, historien d’art et combattant anarchiste. Juif allemand, il naît le 26 avril Durruti1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l’art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l’art africain. Au début des années 20 il était très proche d’Elsa Triolet. Son œuvre « L’Art du 20e siècle » publiée en 1926, révolutionne la façon d’aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s’installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue « Documents ». Epris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d’autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T. anarchiste. Il s’intègre au sein du groupe international de la colonne Durruti, mais il est blessé carl_einstein-Ddurant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l’oraison funèbre de Durruti. La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l’attend s’il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté. Sources:Très belle biographie écrite par Liliane MEFFRE en 2002 « Itinéraire d’une pensée moderne ».

Bon allez, l’anarchie, tout ça, c’est bien beau mais j’ai ma pelouse qui m’attend. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.