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Dis papy, comment c’était ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la communale et de la nostalgie réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 02 juillet, 14è jour de messidor et c’est la lavande qui est à l’honneur dans le calendrier républicain. Le calendrier brLa_Vallée_des_Saints_-_statues_Carnoët_22-200x300eton nous invite à fêter Luner qui aurait laissé son nom à la commune de Saint-Lunaire (35) blottie entre la rivière Crévelin et la pointe du Décollé. Cette ancienne cité fondée au 6ème siècle par le Saint du même nom devint à la fin du 19ème siècle une véritable station balnéaire. Luner était un jeune évêque gallois de passage en Armorique au VIe siècle. Il débarqua à l’embouchure de la Rance et fonda un monastère qui donna son nom à la cité de Saint-Lunaire, où l’on peut voir son gisant dans l’église. On voit ici à droite sa statue créée par Olivier Levêque (ça ne s’invente pas) qui siège à Carnoët dans la désormais fameuse vallée des saints.

A la demande générale, l’auteur de ce blog a enfin accepté de lever le voile sur son identité. Voici en avant première, et spécialement pour vous chers lecteurs, une photo sur laquelle il est parfaitement reconnaissable. C’était l’époque des blouses grises, des marronniers dans la cour de récré, des bouteilles de lait distribuées à 16h, des sacs de billes et de la victoire en chantant. Les écoliers portaient des culottes courtes et des godillots, les filles n’étaient pas encore admises sur les mêmes bancs et tous les vendredis, ont allaient à la crêperie chez madame Tudall, rue du pont. C’était bien avant qu’on invente « la complète », le choix se limitait à: Froment ou blé noir.Chacun apportait une assiette sur laquelle il y avait autant de morceaux de beurre que de crêpes désirées et tout cela bien sûr avec un grand bol de « gros lait ». Le jeudi, jour bénit, était un jour sans et, à nous les grands espaces.

photo de classe

L‘homme n’avait pas encore institué le principe de précaution et on pouvait grimper dans les arbres, construire des radeaux de fortune, faire le coup de poing avec la bande de « l’enfer » ou celle du « guet ». Les lance-pierres étaient « fait main » avec des élastiques achetées chez Cossec et, bon an mal an, on allait jusqu’au certif’ en sachant, lire, poste-tsfécrire et compter. Etions nous plus heureux pour autant ? La religion cathodique ne s’était pas encore imposée dans nos chaumières et, les jeudis pluvieux on se réunissait autour de la TSF pour écouter Jacques Pauliac et Marianne Oswald dans leur émission « Ah, les beaux jeudis ! ». Des années plus tard, une partie de ceux là allait faire « 68″ et, rien ne serait plus vraiment comme avant. Pour vous faciliter la tache d’identification, voici un indice: Aujourd’hui encore, l’auteur ne supporte pas les culottes courtes ! Si vous avez la bonne réponse, tapez 1, sinon, revenez en deuxième semaine.

Et bien voila pour la séquence nostalgie. Merci encore de votre fidélité qui ne cesse de m’étonner. Les « cénobites tranquilles » ont fait mentir les oracles qui leurs prédisaient une fin rapide. Grâce à vous 3870 billets ont déjà été postés sur la toile et le compteur des visites indique le chiffre astronomique de 379 400 . En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.