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I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Cahin caha nous avons atteint le solstice d’été et, en ce Mercredi 21 juin 2017, 3è jour de messidor, nous célébrons l’oignon. Avouez que c’est quand oignonsmême autre chose que de vénérer saint Frusquin ou saint truc, sauf peut-être St Pourçain, St Amour et St Joseph. Par ailleurs, tous les gastronomes vous le diront, l’oignon rosé de Roscoff (29) mériterait à lui tout seul un jour férié. Or donc, j’ai longtemps hésité à consacrer ce billet à la fête de la musique, Jack lang, le solstice d’été, ou la soupe à l’oignon. Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé un 21 juin (2001).

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera Lee Hookerinitié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années blues brothersqui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom. Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues blanc et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

 Allez, bonne fête de la musique, portez vous bien et à demain peut-être.