Un pacte avec le diable…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour ! En ce Lundi 08 mai 2017, dix neuvième jour de Floréal surnommé jour de l’arroche (encore nommée le faux épinard), plutôt que de fêter l’armistice de 1945 qui n’en fut pas un, mais une reddition des armées allemandes. Plutôt que de fêter l’accession au arrochepouvoir de Macron 1er (le pacte avec le diable). Plutôt que de caresser dans le sens du poil les nationalistes et patriotes de tout poil en saluant Jeanne d’Arc: C’est en effet le 8 mai 1429 qu’une armée, menée par Jeanne d’Arc, est parvenue à délivrer la ville d’Orléans, assiégée par les Anglais. Pourquoi ne pas commémorer les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, dans une Algérie alors colonisée par la France.

Pour ma part, j’ai choisi de marquer au feutre vert la naissance d’un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu: Robert JOHNSON. Son œuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues. Né dans Robertle Delta il s’est très tôt intéressé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la guitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes.

La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads). Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit Robert-Jonhson-Crumbau-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes divines, ou diaboliques, avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres. Un grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Hobo-Lullaby

    Salut Erwan

    Peut-être aurais-tu du mettre ce billet dans la rubrique « les beaux saints » ?
    Tant il fait parti de la légende …

    • erwandekeramoal

      Excellente suggestion; je n’y avais point songé. Bonne semaine à toi.

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