La bourrache et paturache…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la météorologie et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 Mai 2017, et, allez savoir pourquoi, cette période que de joviaux jardiniers avaient baptisé Les saintes glaces, saints-de-glace-150x150est, subito, devenue; les saints de glace… Mamert, Pancrace et Gervais medium qui sont censés annoncer l’ultime retour du froid avant les beaux jours. Ils donnent lieu à tous les dictons que vous connaissez, mais, en Bretagne, c’est saint Yves qui est considéré comme le dernier saint de glace. Cela donnait l’occasion à mon aïeule, qui ne pouvait jamais faire comme tout un chacun, de nous en servir un, de dicton, des plus croquignolets: craignez le petit Yvonnet, c’est le pire de tous quand il s’y met ! Vous voilà prévenus…

Quand je vous aurai dit que ce Vendredi est le 23è jour de Floréal dédié à la bourrache, vous saurez presque tout. Sauf à rajouter qu’au Moyen-âge, la bourrache, était considérée comme une plante magique et aphrodisiaque et qu’elle donnait de l’assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie, permet au séducteur de remporter le succès auprès d’une femme. Ceci permettait à mon aïeule, jamais en manque d’un mauvais calembour, de rajouter: la bourrache et paturache sont les deux mamelles de la Franche. Étonnant, non ? Elle n’avait pourtant rien d’auvergnat étant bretonne31-05-FestDeiz-web-Nono élevée au leurre salé (non, non, y’a pas de coquille) et maîtrisait l’art de la bourrée autant que celui du jabadao. La bourrée et le jabadao étant, comme vous le savez, deux danses populaires et néanmoins régionales qui se pratiquent encore dans les veillées des uns et les festou-noz des autres. A tel point que devant une telle richesse, l’UNESCO, canal historique de la culture Onusienne, a décidé d’inscrire le fest-noz au patrimoine immatériel de l’humanité. Je n’ai rien contre l’accordéon mais, c’est pas demain qu’on verra la bourrée auvergnate faire l’objet de tant d’attentions de la part de l’UNESCO. J’ai bien connu une auvergnate chez qui la bourrée était devenue une seconde nature; surtout en fin de semaine, mais ça, c’était avant.

Allez, cela suffira pour un vendredi matin, il faut que je prépare ma pâte à crêpes. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un commentaire

  1. le Pioufle.ONZ

    salut’it
    Je vous lit coucher cent mots ni maux,mon chat assis sur ma prose tardive,bien qu’il soit tôt ou tard,mon voisin Jaques rentre a midi et je vous lis.
    De la bourrache pousse plein mon jardin,le pain des abeilles.Ho sir ton odeurs! faite la moi glisser dans mes entrailles.
    Dans la bourrée,j’aurais confondus con et ânes,de la cire ma reine, j’en tirerai votre Miel.
    Bourrache je vous aime .

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).