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Conjuration des égos…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et de la galette-saucisse réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 27 mai 2017 c’est à dire le 8ème jour de170px-Lilium_martagon_Dieppe-150x150 Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément appelée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz… A vérifier.

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), c’est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du Babeuf Gpeuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche-social-libéral qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la conjurationnécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin. Aujourd’hui on assiste davantage à la conjuration des égos…

Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotinguillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un pré-socialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Hopala, c’est un peu copieux pour un samedi. Allez merci de votre indulgence, portez vous bien et à bientôt peut-être.