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Le blues d’Elmore James…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Mercredi 24 mai 2017, cinquième jour de prairialles enfants nantais dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2017 est en réalité le Samedi 7 Merdre 144 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique. Alors que par ici, certains vont célébrer Donatian & Rogatian, martyrs suppliciés sous l’empereur Maximien à Nantes, vers 288-290, pour n’avoir pas voulu renier leur foi, ils sont appelés les enfants nantais. On attribue au duc de Bretagne, Jean 4, la fondation d’une église de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien, au faubourg de Saint-Clément de la ville de Nantes, et l’établissement de 6 chanoines pour y faire le service; mais on se trompe : cette fondation est du duc Jean 3, qui la fit en 1325. Avouez que ça change tout…

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du James-297x300-gaucheDelta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec James-droitedes compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, (ici en vidéo) cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.