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Budoc, je suis ton père…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’épanaphore* et de la rôtisserie française réunies, bonjour ! *exemple: le fameux « Ni dieu, ni maître » cher à ce vieux Blanqui est une épanaphore; à ne pas confondre avec l’anaphore remis au goût du jour par François Hollande lors de son débat face à Sarkozy, il y a longtemps, longtemps, longtemps…

Nous sommes le Lundi 22 mai 2017, c’est dire si Juin arrive à grand pas, troisième jour de Prairial dédié au trèfle. On dit que celui qui a quatre feuilles est censé porté bonheur… Pour les puristes, il convient de préciser qu’en fait il s’agit de la même feuille qui présente quatre ori-autocollant-triskell-multicolore-02-673folioles; ceci étant dû à une mutation relativement rare du trèfle blanc.  C’est aussi un symbole courant pour représenter l’Irlande : la tradition veut que saint Patrick, le patron de l’île, se soit servi de la feuille de trèfle pour illustrer le mystère de la Trinité. On peut aussi remarquer que les folioles de la plante évoquent le symbole celte à trois branches spiralées appelé triskell ( à ne pas confondre avec le Hand spinner appelé à disparaître). A propos de celtitude, hand spinneraujourd’hui par chez nous, on célèbre les Hoel: Ce nom a été porté par plusieurs seigneurs bretons, parmi lesquels l’époux d’Azénor (Enori) et père de Beuzec (6e siècle), et un duc de Bretagne (1066-1084). Son correspondant gallois, Hywel, fut porté par un prince du Xe siècle, Hywel Dda, compilateur de lois galloises, et par le poète et guerrier Hywel ab Owain Gwynedd, mort en 1170.

Hoël n’a pas encore bénéficié, en France, de la mode des prénoms dits  » bretons « . Il est même très peu connu en Armorique où, cependant, il fut porté, à la fin du XIe siècle par le premier duc de Bretagne de la maison de Cornouaille. Hoël est également le nom d’un roi légendaire, père d’Iseut aux blanches mains, dans le cycle de Tristan. Hoël est, lui aussi, l’objet d’étonnantes légendes. Roi du Goelo, il aurait fait jeter à Darkla mer, dans un tonneau, sa femme Azenor accusée d’adultère; elle y aurait donné naissance à leur fils, le futur Budoc. Mais, vous le savez, dans les contes, les histoires d’amour finissent bien et, bien plus tard, pris de remords, le prince de Léon et le comte de Goëllo se mirent à rechercher Azénor, sans repos.  Un jour enfin, en Irlande, le père se retrouve face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui. D’où la célèbre phrase honteusement pompée par George Lucas et reprise dans Star Wars: « Budoc, je suis ton père… »

Allez, merci de votre visite, revenez quand vous voulez, portez vous bien, à bientôt peut-être et vive le p’tit commerce.