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Fontenay aux roses…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 31 mai 2017, douzième jour de Prairial dédié à la la-bétoine-300x225bétoine  (et non pas à l’abbé Toine). La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui lui conférait des pouvoirs magiques la bétoine (Elle fut dit-on découverte par Esculape et on la disait capable de chasser les mauvais esprits) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen-Âge et au delà. On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé ; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération.

A propos de jeunes pousses, aujourd’hui c’est le jour de la Visitation, nom retenu pour rappeler la visite de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth qui ne pouvait avoir d’enfant et dont l’ange venait de lui annoncer sa grossesse. Il y a longtemps (très longtemps), j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, stylelhistoire-de-la-mini-jupe-plissée couvent des oiseaux et qui se nommait collège de la visitation; ce sont les Visitandines, un ordre religieux qui a donné son nom à La Visitation. Créé par la jeune veuve de la Hautaie, grand-mère de Madame de Sévigné, le couvent a ouvert ses portes dans les années 1630. Jusque dans les années 1990, les jeunes pousses de la haute, jupes plissées et socquettes blanches, faisaient semblant  d’apprendre quelque chose en attendant que maman leur trouve un beau parti. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat. Aujourd’hui cet ancien couvent s’est transformé en centre commercial. Quelle drôle d’époque madame Michu !

 

Allez, merci d’être passé, pardonnez cette rediffusion mais je suis archi à la bourre. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Moonlight serenade…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 30 mai 2017, ce qui tend à prouver que tout arrive, et ce 11è jour de prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, m’autorise à la ramener quelque bigoudeniepeu… En Bretagne armoricaine, on s’apprête à célébrer les Buan: Saint BUEN, ermite, fondateur de la paroisse de Loc’hbuen, autrement dit Locarn (22). On ne sait rien (ou si peu de chose) de cet obscur saint breton. Un saint de ce nom est honoré au pays de Galles. Il était le fils d’Ysgwn et le petit fils de Llywarch Hen, le barde guerrier du 6e siècle et prince breton. Impuissant face aux Angles, Llywarch s’était réfugié en Galles. Le nom semble identique au qualificatif buan « rapide » c’est ainsi que mon aïeule nous apostrophait lorsque nous trainassions: «hasta buan !».

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Benny Goodman: 30 mai 1909 à Chicago. Clarinettiste exceptionnel, on lui a attribué le titre de Roi du Swing. Il est âgé de 16 ans lorsqu’on lui demande de se joindre à un groupe de musique basé en Californie dirigé par Ben Pollack, avec qui il fait ses premiers enregistrements. En 1934, il crée 220px-Benny_Goodman_-_c1970un big band qui deviendra un des orchestres les plus populaires de l’ère du swing. Cette même année, lui et son orchestre passent une audition pour participer à une émission radiophonique de la NBC (National Broadcasting Company) intitulée Let’s Dance. Il obtient le contrat et, pendant cette émission, joue en rotation avec deux autres orchestres ayant un style de musique différent.  C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet. En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs.

Enfin, le 16 janvier 1938,  le Carnegie Hall lui ouvre ses portes. C’est dans ce temple de la musique américaine, situé dans la septième avenue en plein cœur de New-York, et où plusieurs grands artistes débutèrent leur carrière (la salle est également la maison de l’Orchestre philharmonique de New York), qu’a lieu la consécration pour Benny Goodman.  Lors de ce concert historique Benny Goodman, que l’on Carnegie-300x300entend jouer avec Harry James, Ziggy Elman, Teddy Wilson, Jess Stacy, Lionel Hampton et le batteur Gene Krupa partage aussi l’affiche avec des invités prestigieux comme Duke Ellington et Count Basie. C’est également dans cette salle que Benny Goodman débute sa carrière de soliste. En 1947, Benny Goodman dissout son Big Band. Il se produit à partir de cette date essentiellement comme leader de petites formations. Il meurt d’un arrêt cardiaque le 13 juin 1986 à New York à l’âge de 77 ans. On l’enterre au cimetière Long Ridge à Stamford, dans le Connecticut. Cette même année, il est honoré du Grammy Lifetime Achievement Award. Toutes les partitions que Benny Goodman a écrites ont été léguées à l’Université Yale après sa mort.                                        

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un menhir sinon rien…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’esprit critique et du baekehoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 mai 2017, dixième jour de Prairial, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous diront que nous sommes le Jeudi 12 Merdre 144 Stes Miches, catéchumènes, fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad.

Or donc, notamment dans le pays bigouden, aujourd’hui c’est la saint Riagad. Évidemment c’est un ermite irlandais qui est venu s’installer sur les côtes bretonnes aux alentours du Vè siècle et qui a laissé son nom à la commune de Treffiagat. Étrange commune en vérité que celle 300px-Lehanlà qui est séparée en deux : Lechiagat côté mer et Treffiagat côté rural. Mais enfin, les bigoudens ne font jamais rien comme les autres. On y trouve le fameux menhir de Lehan, que l’on voit ici en photo, et qui est planté au milieu d’un marais. Tout laisse à croire qu’il n’y avait point de marais à l’époque de son érection. D’ailleurs, à propos d’érection, il faut remarquer que les symboles phalliques ont toujours été largement représentés dans la région ; il suffit de regarder la fameuse coiffe bigoudène. Je connais un menhir du côté de Plonéour-Lanvern où, il n’y a pas si longtemps encore, les femmes en mal d’enfant venaient se frotter le ventre.

Le mot menhir (pierre longue) s’est aujourd’hui généralisé même si en breton le mot juste est peulven (le pieu de pierre) plusieurs toponymie l’attestent comme par exemple: Menez-peulven entre Douarnenez et megalithe-du-peulven-plestin-les-greves-169x300Quimper (29).  Je me suis laissé dire que le terme de menhir fut officialisé pour la première fois par Théophile Malo Corret de la Tour d’Auvergne (très connu dans son immeuble) dans son ouvrage: origines gauloises qu’il a écrit en 1796 à Locmaria-Berrien, chez sa sœur au manoir de La Haie. J’ai résidé il y a quelques années de cela sur la commune de Plouigneau (près de Morlaix) où l’on trouve la stèle de Croas ar Peulven qui, du fait de sa proximité avec deux ou trois routes les-dames-de-kerampeulven-195x300antiques,  a sans doute pu être réutilisée à l’époque romaine comme borne militaire. Vous pouvez visiter aussi la stèle de peulven en Plestin-les-grèves (22) que l’on aperçoit ici à gauche avec ses drôles de rainures. L’un des sites les plus impressionnants étant celui de Kerampeulven, près de Huelgoat (29) où les belles dames du temps jadis venaient s’amuser. Bon, au départ, je voulais parler de Riagad mais le pauvre est passé à la trappe. Enfin, quand je dis la trappe; n’allez pas croire qu’il ait adopté la tonsure des trappistes ni leur goût pour cette merveilleuse boisson maltée… Non, simplement, je me laisse aller à quelques digressions et lorsque je m’en aperçois, il est trop tard, j’ai dépassé mon quota autorisé de signes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Gwerz St Jorand…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la botanique pour les nuls et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble serpolet-150x150jusqu’à ce Dimanche 28 mai 2017, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit… Allez, célébrons les Jorant.
L‘histoire de saint Jorand de Plouëc, nous est connu grâce à Anatole LE BRAZ, qui conte dans la « Légende de la mort », un récit fait en 1903 par le sacristain de la Belle-Église sur sa mort. On trouve encore de traces de saint Jorand à Plouëc, puisque la chapelle (à droite) Saint Jorand de la Belle-Église existe toujours. Il s’agit d’un ancien oratoire dédié à la Trinité. En effet, Dans la « Légende de la mort », Anatole le Braz rapporte un récit sur la mort de saint Jorand que lui a fait le sacristain de la fontainechapelle en 1903. « Saint Jorand n’a son nom dans aucun calendrier: c’était un trop pauvre homme. Mais il n’en possède pas moins une chapelle à lui, et qui n’est pas à mépriser, puisqu’elle a mérité d’être appelée la Belle-Église, tout près de la gare de Plouec. Saint Jorand mourut dans le temps où se célébraient à Tréguier les fêtes de la canonisation de saint Yves. Comme les gens de Plouec s’en revenaient à cheval de ces fêtes, ils entendirent sonner à toute volée les cloches de la Belle-Église sans qu’il y eût personne pour les mettre en branle. Et, dès qu’ils furent auprès de la chapelle, leurs chevaux s’agenouillèrent d’eux-mêmes sur le chemin.
Alors, ils se dirent: Quelqu’un de saint à dû mourir en ce lieu.
Ils poussèrent la porte et aperçurent Jorand étendu de son long à la place où est aujourd’hui son tombeau. Ses mains étaient jointes sur la poitrine et, à la hauteur du cœur, une magnifique rose rouge avait StJorandfleuri, qui exhalait un parfum délicieux. Ils ensevelirent le saint pieusement et, dès le lendemain, les miracles commencèrent autour de sa tombe. Saint Jorand est invoqué par les « Kloers » ou séminaristes, et aussi par les bergers, pour la préservation de leurs troupeaux. Il est représenté en la chapelle de la Belle-Eglise, à Plouëc, près Pontrieux (22), couché sur son tombeau, en longue robe, avec capuce abritant sa tête, jambes nues chaussées de brodequins, un bâton à la main droite, à la main gauche, une aumônière renfermant un livre. Un singe est couché à ses pieds. Le tout en granit du pays. Sur un panneau peint sur bois, lequel occupe le tympan de la porte méridionale de la chapelle, le nom est écrit Jorhant.

https://youtu.be/Bf23r9EaWR4

François-Marie Luzel a recueillit une gwerz retraçant sa vie.
Selaouet holl, Ilis-Kaeris,
Buhe sant patron hoc’h ilis,
Buhe Sant Jorant, ho patron ;
Pedet-han gant devosion…
Il y a quarante deux couplets comme celui la. Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas coutumier de l’univers des gwerziou, j’en ai glissé une interprétée par Denez Prigent. Si l’on en croit Albert Poulain: «Encore, avant la dernière guerre mondiale, on venait nombreux au pardon de St Jorand et la fontaine était prise d’assaut. On remplissait des bouteilles d’eau que l’on versait dans la nourriture des animaux.»

Allez, voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Conjuration des égos…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et de la galette-saucisse réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 27 mai 2017 c’est à dire le 8ème jour de170px-Lilium_martagon_Dieppe-150x150 Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément appelée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz… A vérifier.

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), c’est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du Babeuf Gpeuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche-social-libéral qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la conjurationnécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin. Aujourd’hui on assiste davantage à la conjuration des égos…

Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotinguillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un pré-socialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Hopala, c’est un peu copieux pour un samedi. Allez merci de votre indulgence, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Oh Mamy, Mamy. Oh Mamy blue…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du soufisme éclairé et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le Vendredi 26 mai 2017 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord…Le calendrier des brittophones lui, consacre les Sieu ou, si vous préférez Sieg; de l’ancien Seuuoc, formé sur la racine sew, à rapprocher du 22_Lancieux_Plage-300x225gallois moderne syw, « beau, excellent ; sage ; prudent ». Ce saint est l’éponyme de Lancieux (22). La tradition locale rapporte qu’il aurait débarqué sur un rocher connu sous le nom de « Berceau de saint Sieu ». Sa statue le représente en moine, une crosse à la main. Une croix, déplacée depuis pour cause d’érosion de la côte, rappelait l’endroit où il aurait été assassiné. C’était un disciple de saint Brieuc. C’est par la mer que, de l’embouchure du Gouët, il s’était rendu à l’estuaire du ruisseau du Lastier pour établir son monastère.A cette époque là, on se fiait aux poteaux Michelin; aujourd’hui, chacun a son jépéesse…

Et puisque vous êtes les meilleurs lecteurs qu’un blogue n’ai jamais eu, voici pour vous une véritable pépite dénichée sous les plis de la toile (c’est joli ça), le premier disque de blues de l’histoire, gravé en 1920 (j’ai lu cela dans quelque magazine). C‘est Mamie Smith qui est la chanteuse, elle est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, et décèdera en Grazy-Bluesseptembre 1946 à Harlem. C‘était une vraie enfant de la balle, elle se produisit dans des troupes de danse dès l’âge de 10 ans. Elle chanta dans de nombreux clubs et, en 1918, fit partie de la revue Made in Harlem de Percy Bradford. Très populaire dès 1914, elle est engagée par le même Percy Bradford qui réussi à convaincre la compagnie Okeh de l’enregistrer. Crazy blues, c’est le titre du morceau, obtient un succès considérable dès sa parution. En fait, Crazy Blues était le second enregistrement de Mamie Smith, le premier ayant été un disque de deux chansons : You can’t keep a good man down et That thing called love .

Sans être foudroyant, son succès avait été suffisant pour qu’on fasse de nouveau appel à elle, et cette fois ce fut une date dans l’histoire. Onmamie smith dit que le disque s’est vendu à 75000 exemplaires la première semaine. Dès lors Mamie entreprend une fructueuse carrière jusqu’en 1931. Elle défraie bien un peu la chronique par ses liaisons avec de grands jazzmen, ce qui ne l’empêche pas d’interpréter une série de films musicaux au début du parlant. Par la suite, Mamie Smith, drogue et alcool venant, sombrera dans la misère et l’oubli. Ah, la vie est dure madame Michu.

Allez, portez vous bien, à demain peut-être et, vive le p’tit commerce.

C’est nous les canuts…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’alexandrin et de la saucisse de Molène réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 mai 2017, sixième jour de prairial, dédié à la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je wiskvous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et laissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

Ainsi donc, Ferrand s’est fait ferrer par notre volatile enchaîné. Il aurait traficoté avec sa compagne pour le bien des Mutuelles de Bretagne et embauché son fiston à ses côtés à l’Assemblée. Comment le bonhomme se justifie t-il ? Et bien, il semblerait que le petit Emile ait « bien rédigé la lettre d’information de son député de père, géré son blog, son compte Facebook et lui a même réservé ses billets de train.» Des tâches qui nécessitent vmédiocratieisiblement des compétences rares dans la région. « Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet… », explique le cabinet du ministre à France-info. Il est vrai que quelques mois plus tôt, son mentor, devenu depuis Président de la République avait considéré que parmi les ouvrières de l’abattoir Gad (29), à ce moment là en lutte pour éviter la fermeture: « Dans les sociétés qui me sont données, sur les dossiers que j’ai, il y a la société Gad. Vous savez ? Cet abattoir. Il y a dans cette société une majorité de femmes et qui sont, pour beaucoup, illettrées.»

Voilà comment sont les princes qui nous gouvernent; emplis de cette morgue parisienne qui les caractérise et qui feignent de s’étonner que leurs électeurs fuient vers d’autres horizons. Cette oligarchie, comme dit M. Le Pen ou encore l’establishment comme disait son père, ne se démarque plus par une idéologie de classe mais bien par l’appartenance à une même caste de privilégiés se payant (grassement) sur la bête. Oui, nous sommes les Canuts des temps modernes et, on vient d’en reprendre pour cinq ans.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien, à bientôt peut-être et vive le p’tit commerce.

Le blues d’Elmore James…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Mercredi 24 mai 2017, cinquième jour de prairialles enfants nantais dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2017 est en réalité le Samedi 7 Merdre 144 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique. Alors que par ici, certains vont célébrer Donatian & Rogatian, martyrs suppliciés sous l’empereur Maximien à Nantes, vers 288-290, pour n’avoir pas voulu renier leur foi, ils sont appelés les enfants nantais. On attribue au duc de Bretagne, Jean 4, la fondation d’une église de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien, au faubourg de Saint-Clément de la ville de Nantes, et l’établissement de 6 chanoines pour y faire le service; mais on se trompe : cette fondation est du duc Jean 3, qui la fit en 1325. Avouez que ça change tout…

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du James-297x300-gaucheDelta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec James-droitedes compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, (ici en vidéo) cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Angélique et le roc à Bily…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à angéliquen’y pas croire, nous sommes le Mardi 23 mai 2017, quatrième jour de prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort (région Poitou-Charentes chère à Ségolène) pour en faire des fruits confits, on en retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Après les anges, les saints.

En Bretagne il est un saint que l’on nomme BILY fêté le 23 mai, et qui n’a rien à voir avec the kid… Néanmoins, Bily (840-915) est un personnage qui mériterait d’être mieux connu. Il fait partie de la grande famille des saints céphalophores (représentés tenant leur propre tête dans leurs mains) Il est originaire des environs de Redon. Alors qu’il était diacre à Aleth (St Malo), Bily a entrepris de rédiger une nouvellesaint-bily-plaudren vie de saint Malo. Il s’est inspiré d’une première vie de celui-ci endommagée (du début du IXe siècle) et des récits plus ou moins fantastiques des pèlerins. À la fin de son ouvrage, Bily raconte l’épisode des oies de Saint-Pol-de-Léon. Deux prêtres, l’un de St-Pol, l’autre de St-Malo, partirent chasser les oies dans les champs de Saint-Pol-de-Léon. Ils ne purent en attraper qu’en invoquant saint Malo. A la suite de cet événement, l’évêque Clotuuoion de St-Pol décida que saint Malo devait être fêté dans son évêché. Avec Bily, il est possible qu’on touche du doigt l’origine du Tro Breizh cette procession qui se déroule sur les traces des sept saints fondateurs de la Bretagne. Au Moyen-Age, le tour de Bretagne ou Tro Breizh désignait le pèlerinage en l’honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne. Le pèlerin allait s’incliner sur les tombeaux des évêques fondateurs: Brieuc et Malo dans leur ville respective, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon et Tugdual à Tréguier. C’est une sorte de voyage à la Mecque à la mode bretonne. La légende dit que tout Breton qui fait le Tro Breizh est certain de gagner le Paradis. Elle ne parle pas des 70 vierges ! Et mon aïeule rajoutait: Par contre, ceux qui ne le font pas de leur  vivant devront le faire après leur mort en avançant chaque année de la longueur de leur cercueil ! tro breizhL’éternité c’est long, surtout vers la fin… Depuis quelques années la pérégrination reprend de plus belle animée par des intégristes de tout poil style « la manif pour tous » version BZH. En fait, les véritables fondateurs de la Bretagne sont davantage la coopérative de Landerneau, Ouest-Eclair  et le bas clergé mais cela, c’est une autre histoire que je vous conterai un jour… Plus tard, Bily sera nommé évêque de Vannes. Dom Plaine rapporte dans sa vie de saint Malo (1885) qu’en tant qu’évêque de Vannes, Bily aurait incité un certain Menobred à aller récupérer les reliques de saint Malo restées en Saintonge. On pense que Bily a été tué par les Normands (et non pas par Pat Garrett contrairement à ce que nous fait croire Sam Peckinpah dans son célèbre film) en 915 près du calvaire de la chapelle, ce qui en fait un évêque-martyr. A gauche, la chapelle de St Bily, la légende veut que le saint aurait marcher jusqu’ici la tête entre les mains après sa décapitation.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien, à demain peut-être et vive le p’tit commerce.

Budoc, je suis ton père…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’épanaphore* et de la rôtisserie française réunies, bonjour ! *exemple: le fameux « Ni dieu, ni maître » cher à ce vieux Blanqui est une épanaphore; à ne pas confondre avec l’anaphore remis au goût du jour par François Hollande lors de son débat face à Sarkozy, il y a longtemps, longtemps, longtemps…

Nous sommes le Lundi 22 mai 2017, c’est dire si Juin arrive à grand pas, troisième jour de Prairial dédié au trèfle. On dit que celui qui a quatre feuilles est censé porté bonheur… Pour les puristes, il convient de préciser qu’en fait il s’agit de la même feuille qui présente quatre ori-autocollant-triskell-multicolore-02-673folioles; ceci étant dû à une mutation relativement rare du trèfle blanc.  C’est aussi un symbole courant pour représenter l’Irlande : la tradition veut que saint Patrick, le patron de l’île, se soit servi de la feuille de trèfle pour illustrer le mystère de la Trinité. On peut aussi remarquer que les folioles de la plante évoquent le symbole celte à trois branches spiralées appelé triskell ( à ne pas confondre avec le Hand spinner appelé à disparaître). A propos de celtitude, hand spinneraujourd’hui par chez nous, on célèbre les Hoel: Ce nom a été porté par plusieurs seigneurs bretons, parmi lesquels l’époux d’Azénor (Enori) et père de Beuzec (6e siècle), et un duc de Bretagne (1066-1084). Son correspondant gallois, Hywel, fut porté par un prince du Xe siècle, Hywel Dda, compilateur de lois galloises, et par le poète et guerrier Hywel ab Owain Gwynedd, mort en 1170.

Hoël n’a pas encore bénéficié, en France, de la mode des prénoms dits  » bretons « . Il est même très peu connu en Armorique où, cependant, il fut porté, à la fin du XIe siècle par le premier duc de Bretagne de la maison de Cornouaille. Hoël est également le nom d’un roi légendaire, père d’Iseut aux blanches mains, dans le cycle de Tristan. Hoël est, lui aussi, l’objet d’étonnantes légendes. Roi du Goelo, il aurait fait jeter à Darkla mer, dans un tonneau, sa femme Azenor accusée d’adultère; elle y aurait donné naissance à leur fils, le futur Budoc. Mais, vous le savez, dans les contes, les histoires d’amour finissent bien et, bien plus tard, pris de remords, le prince de Léon et le comte de Goëllo se mirent à rechercher Azénor, sans repos.  Un jour enfin, en Irlande, le père se retrouve face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui. D’où la célèbre phrase honteusement pompée par George Lucas et reprise dans Star Wars: « Budoc, je suis ton père… »

Allez, merci de votre visite, revenez quand vous voulez, portez vous bien, à bientôt peut-être et vive le p’tit commerce.