1er avril: Melenchon en tête avec 40%…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 1er Avril 2017. Le 1er avril le chatest le douzième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, ce n’est pas le jour du poisson mais du Charme. Le mot charme est issu du nom latin du charme commun, carpĭnus. Ce mot viendrait des racines celtiques, car, désignant le bois et pen désignant la tête, car le bois de charme servait à fabriquer les jougs. Lorsque nos jeux remuants insupportaient mon aïeule, celle-ci se laissait aller à utiliser le breton et nous traitait de torr-pen (casse-tête).

Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il mérite une petite place dans notre galerie de portraits et d’auto-portraits comme celui que l’on voit ici à gauche. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à MaurinParis étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme.Il meurt à Grasse, le 22 juillet 1914.
 
C‘est lui qui a réalisé le bois gravé de Ravachol que l’on voit ici à droite, le torse nu, entre les montants de la guillotine. Maurin met parfois ravacholla perfection de son dessin au service de l’idée et cela explique qu’un tel artiste ait pu à la fois fréquenter les milieux anarchistes et exposer au Salon de la Rose+Croix en 1892. Sa virtuosité atteint un sommet dans le fameux triptyque de l’Aurore, exposé au salon de la Rose+Croix et dont on a souvent raillé la présence dans cette exposition. La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté serait à ses yeux un antidote à la laifillette Maurindeur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée ; on ne peut certes qu’être charmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici à gauche est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoutants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous.

Voila pour cet april fool’s day, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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