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On the road…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis des « Cénobites tranquilles » et du livre de poche réunis, bonjour ! C’est donc en ce Dimanche 30 avril de l’an de grâce 2017 qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire même si ça va mieux en l’écrivant, ce 3809è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie…

 
Il y a 58 ans, le 30 avril 1959 paraissait ce merveilleux livre de Jack Kerouac, Docteur sax. Et c’est bien parce que mon aïeule, dans sa stricte éducation, a su m’inculquer l’ immense modestie qui me caractérise que je ne tracerai aucun parallèle entre ces deux chefs-d’œuvre.
Docteur Sax, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui s’éveille à la vie dans une ville ouvrière grise et morne de la Nouvelle-Angleterre. C’est l’histoire de Jack Duluoz, canadien français comme Jack Kerouac SAXlui-même, qui grandit sous les porches obscurs et parmi les immeubles bruns de Lowell, Massachusetts. C’est l’aventure empreinte de terreur vécue avec intensité par un adolescent. Toujours tapie dans un repli de l’âme de Jack, se trouve l’ombre du Docteur Sax, avec sa cape qui flotte au vent et son chapeau mou dissimulant à demi un regard chargé de haine. Il fait partie d’une horde de fantômes, de monstres et de démons qui peuplent ce monde fantastique. Souvenir et rêve se mêlent dans un univers démentiel qui occupe une place grandissante dans l’esprit de Jack jusqu’au point de s’imposer avec une violence effroyable dans une véritable vision d’apocalypse. Mais la réincarnation du mal sera finalement anéantie et, avec elle, les fantômes et les démons qui hantaient l’âme du héros.

Un critique américain, J. Donald Adams, a dit de Kerouac qu’« il était capable de décrire le monde de l’expérience physique beaucoup mieux que quiconque depuis Hemingway », relisez le soleil se lève aussi. La description des odeurs, des bruits dans la petite ville de Lowell est parfois empreinte d’une telle fantaisie bouffonne qu’elle témoigne d’une invention verbale inépuisable. L’auteur a transcrit des passages entiers en canadien français, ce patois savoureux que parlent Jack et ses parents ainsi que la joyeuse bande qui gravite autour d’eux et dont la Kerouacverve truculente anime des scènes d’une vigueur rabelaisienne. Le 24 octobre 1969, on enterrait au cimetière catholique de Lowell, morne petite ville industrielle du Massachussetts, le corps de Jack Kerouac, mort d’une hémorragie abdominale à l’âge de 47 ans. Il avait 91 dollars sur son compte en banque… Quelques années plus tôt, il avait fait le voyage jusqu’à Brest (Finistère – France) et s’était présenté sous le nom de Jean-Louis Le Bris de Kerouac, à la recherche de ses ancêtres bretons. Depuis quelque temps, il n’était plus que l’ombre de lui-même, revenu auprès de sa mère. Il resta sourd à la musique de Woodstock dont il aurait pu y reconnaître, comme Ginsberg, la moisson de ce que lui et ses amis avaient semé. Un chapitre était clos. Kerouac le clochard céleste, lampant sa gnôle à même le goulot et scandant ses blues à l’escale de la grande-route avait été la star numéro un du mouvement beat qu’une Amérique un peu effarouchée avait vu exploser en 1955-57.

Ainsi va la vie; allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

I feel so good…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 29 Avril 2017 qui correspond au 10è jour de Besné-44-Chapelle-St-Second1floréal dans le calendrier républicain, jour dédié au râteau. Mon secrétariat me prie de vous rappeler que c’est la fête aux Sekondell, originaire de Nantes au 6e siècle, disciple de Friard, ermites tous deux près de Besné (44). Saviez vous que Besné vient du breton « bez-enez » (l’île du tombeau). Ici, la chapelle St-Sekondell à Besné. Loire-Atlantique en Bretagne comme dit l’autre…

Oyez l’histoire de J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, c’est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles ont une signification particulière et JB Lenoirdésignent des colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin rayureLuther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama, My name is JB LENOIR…

Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série , a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman. En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalissoul of a manateur et rencontre plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui. Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Troubles de l’élection…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsychose et des œufs en meurette réunis, bonjour ! Nous voici le Vendredi 28 avril 2017, neuvième jour de Floréal dédié à la Hyacinthe; excepté en Bretagne où l’on fête les Loudiern Déclinaisons du prénom breton : Louziern – Louthiern. Anachorète et néanmoins irlandais, il aurait évangélisé la région d’Alet (St Malo). « Lou », en celte, signifie lumière, et « thiern » signifie chef.

Or donc, nous y voilà ! Le petit peuple est appelé à donner de la voix; il lui faut choisir entre Marraine la pine et Tintin au Congo. Diantre, quel dilemme cornélien. J’ai failli utiliser le terme choix cornélien, mais il eut été inexact puisqu’un choix doit impliquer plusieurs possibilités, tandis qu’un dilemme ne propose que deux possibilités qui s’excluent l’une de l’autre. Je rappelle au passage qu’avant que le sieur Voltaire ne s’en rêves urnesmêlat on écrivait choix corneillien avec deux L (lettre à Chauvelin, 1764 (Littré). Hier, des manifestants rennais défilaient au cri de : ni Marine, ni Macron – Ni patrie, ni patron ! à croire qu’il y a des anars chez les communicants. Certains d’entre vous se souvienne peut-être de la formule prêtée au candidat communiste à l’élection présidentielle de 1969, Jacques Duclos, qui avait estimé avec son accent inimitable que choisir entre Poher et Pompidou (blanc bonnet et bonnet blanc) c’était choisir entre « la peste et le choléra ». On nous invite donc à rejouer la même comédie qu’il y a 15 ans. Dans le rôle de l’épouvantail, la fille du père. Et dans le rôle du républicain de service : Macron. Un autre Emmanuel, Todd nous avait prévenus en 2008 dans son ouvrage « après la démocratie ». Le maintien du système économique au sein d’une Europe ultralibérale nécessite la disparition de tout risque démocratique et l’installation d’une oligarchie inamovible. Quand au front républicain, si l’objectif est vraiment de faire barrage au FN c’est idiot et c’est trop tard. C’est durant ces trente dernières colucheannées qu’il aurait fallu appliquer des politiques économiques, institutionnelles et sociales qui ne laisse pas une part de la population toujours croissante au bord de la route et finalement ne la pousse dans les bras du FN. L’argument du Front républicain est littéralement débile et ne tient pas la route une demi-seconde. Le Front national pourrait décrocher tous les leviers de pouvoir que l’élite et notamment le monde de la finance, de la haute bourgeoisie ne s’en porterait pas plus mal pour autant. C’est évidemment le peuple qui aurait à en pâtir et notamment les plus pauvres d’entre nous. Aucun régime d’extrême droite n’a jamais été favorable au peuple, de Franco à Pinochet en passant par Mussolini ou les colonels grecs. Le 07 Mai m’entendra donc répéter; élections piège abscon…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le catholicon, poil au…menton.

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LES BEAUX SAINTS

Amis de la libre pensée et du Fernet branca réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 27 avril 2017, huitième jour de Floréal dédié au champignon.

N’oubliez pas de fêter les Conven, du breton Konwenn, qui a laissé son nom à la commune de Plougonven (29). Titulaire d’une chapelle à Plouézoc’h, dite de Saint-Gonven, il y est représenté en abbé, 1024px-Plougonven_2_Gare_de_Coatelan_-Plougonven-Plourin-,_désormais_Café_de_la_garetête nue tenant une crosse et un livre fermé. On venait l’invoquer pour la guérison des maux de tête et celle des cochons malades. C’est vous dire si il avait du boulot notre saint homme (ici à droite, l’ancienne gare transformée en bistro; c’est bien les bretons ça !). C’est de Plougonven qu’est issu Jehan Lagadeuc auteur du Catholicon premier dictionnaire trilingue Breton-Français-Latin. Il a vu le jour au manoir de Mezedern que l’on voit ci-dessous. Voici ce qu’il écrit dans son prologue (1464) « L’on rencontre, à la vérité, des écoliers, en grand nombre, qui, à peine entrés au collège, et dénués de toute compétence en latin, s’avisent d’entraîner de force les mots latins en des 1054031_8198948-mezerdern2-k125a-300x130significations qui leur sont étrangères : ainsi mettent-ils des écailles aux oiseaux et des plumes aux poissons, inventant, les uns, de nouveaux termes latins, faisant, les autres, des barbarismes. De surcroît, les Bretons, en leur très grand nombre, sont largement déficients en français. Pour ces raisons, Moi, Jehan lagadeuc, de lacolophon paroisse de Ploégonven, au diocèse de Tréguier, bachelier ès arts et décrets, tout indigne que j’en sois, j’ai composé ce petit ouvrage pour l’utilité des petits clercs pauvres de Bretagne ou encore des illettrés en latin.» Ce dictionnaire fut imprimé en 1499 par Calvez de Tréguier soit, à quelques années près (1694) deux siècles avant le premier dictionnaire de l’académie française. A droite, le colophon ( mention finale du lieu d’impression, de la date et de l’éditeur) du Catholicon, avec la marque de l’imprimeur.). Etonnant, non !

Allez, passons à autre chose, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du calembour et de l’œuf mimosa réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 26 Avril 2017, septième jour de Floréal dédié au muguet.

Le 26 Avril 1984 décédait à Hollywood,William James Basie à l’âge de 84 ans. Connu sous le nom dCount Basie 1e « Count Basie » il naît le 21 août 1904 à Red Bank, New Jersey. Enfant, il découvre le piano par sa mère qui lui  donne ses premières leçons. Il développe son sens de l’improvisation au Palace Théâtre ou il accompagne des films muets. En 1924, il déménage à Harlem et intègre l’un des premiers orchestres de Duke Ellington. Entre 1925 et 1927, il accompagne les chanteuses de blues Katie Krippen et Gonzelle White avec le Théâtre Owners Booking Association. Il profite de cette expérience pour montrer ses talents de pianiste dans des villes comme La Nouvelle Orléans, Chicago et Saint Louis.

En 1929, Basie est invité à rejoindre les Blue Devils fondé par Bennie Moten à Kansas City. Fâché avec ses comparses, Bennie Moten se voit contraint de quitter l’orchestre. Basie qui était pianiste et arrangeur le remplace en tant que chef d’orchestre. C’est à cette période qu’il count-basie-04prendra le surnom de « Count ». L’aventure ne dure pas très longtemps et Basie décide de rejoindre Bennie Moten avec qui il jouera jusqu’en 1935, date de décès de Bennie Moten. Basie rebondit en montant son propre groupe qu’il baptise Count Basie and his barons of rhythm. L’orchestre remporte un succès phénoménal. Il doit cette notoriété montante à la présence de grands talents comme Lester Young (saxophone), Harry Edison (trompette) ou Freddie Green (guitare) que Basie a su repérer.

L’ensemble ne cesse de prendre de l’ampleur et devient l’un des big band les plus reconnus dans le monde du jazz avec celui de Duke Ellington. Dans les années 50, le jazz a le vent en poupe en Europe. Count Basie et son groupe se produisent dans le monde entier. Ils multiplient les collaborations avec de grands chanteurs comme Frank 6003913_Count_Basie_-_watercolours_60x40_cmSinatra, Ella Fitzgerald et Tony Bennett. Coiffé d’une casquette de la marine, Count Basie dirige son orchestre tel un capitaine de navire. Il attache une grande importante au swing en privilégiant des grandes sections de cuivre et en mettant l’accent sur des arrangements rythmiques riches. Avec de nombreux Grammy Awards en poche dans la catégorie « Meilleure performance jazz », Count Basie est reconnu comme étant l’un des meilleurs musiciens de jazz du début du 20ème siècle. Il meurt en 1984 des suites d’un cancer à Hollywood en Floride. (dessin de Stéfano Davidson)

Bon, c’est pas tout, le mercredi j’ai piscine; allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bis repetita placent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’ésotérisme et de la lessive St Marc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 25 avril 2017, sixième jour de Floréal dédié à l’ancolie dans le calendrier républicain. Néanmoins soyez indulgent envers ceux qui vous diront qu’en réaliArcane-Arcana-21-monde-worldté nous sommes le vendredi 6 Palotin 144 – Ste Oneille, gourgandine; ce sont des pataphysiciens. Quand aux bretons bretonnants de Cornouaille et de Léon, ils sont persuadés qu’aujourd’hui marque la St Gourloez… Mais, le calendrier du facteur lui, indique bien St Marc. Il faisait partie de la bande des quatre évangélistes et on le trouve représenté par le lion sur l’arcane 21 du tarot: Le Monde. En fait, on devrait dire la carte 22, considérant qu’il existe une carte non numérotée dans le jeu. Ce bestiaire ( l’ange pour Matthieu, l’aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc.) entoure aussi le fameux carré magique  dit du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent… Mais que tous pensent, trouvent… mais se taisent !

Ainsi donc, les français se sont exprimés et ils nous proposent un match retour entre Le Pen et Macron ! Après Chirac Le Pen, bis repetita placent. Pensez vous que les électeurs (soi disant de gauche) qui avait voté Chirac à l’époque, pour faire barrage au FN… se souviennentMacron GAD comment ils se sont fait envaseliner ? Que nenni, l’histoire va se répéter et Macron 1er va s’installer sous les ors de la République et sous les applaudissements d’une foule En Marche. En marche peut-être mais, en marche arrière assurément. Comment faire confiance à un type qui baptise son mouvement de ses propres initiales EM. Comment confier les clés de la maison France à un type soutenu à la fois par Robert Hue, Bayrou et BHL ?

Allez, vous en r’prendrez bien pour cinq ans…

Au retour du chat noir…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la tradition et du café-cognac sans café, bonjour ! Nous sommes le Lundi 24 avril 2017, lendemain d’élection; c’est vous dire que les choses ne traînent pas et c’est le cinquième jour de Floréal dédié au rossignol. Ah, Luis Mariano ! Vous vous souvenez: il était une fois, une fille de roi, au cœur plein de tristesse…Il y a quelques temps j’avaisnawak-le-pen-e1492099037398-810x759 utilisé une litho de STEINLEN pour illustrer un billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. 683491-minute-silence-geluckMais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat ou encore Siné pour ces célèbres séries.

Allez, gardez l’espoir, portez vous bien et à bientôt peut-être.

An douar so kozh me n’eo ket sod…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la phylogénétique et du rougail saucisses réunis, bonjour ! Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le Dimanche 23 avril 2017 et néanmoins jour d’élection, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine.

Ah l’aubépine, outre le fait qu’elle vient souvent au secours du contrepèteur de base, c’est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif…Son bois était parait-il le mieux adapté pour fabriquer les pieux qui convenaient pour se débarrasser des vampires. Je ne sais si cela serait efficace contre quelques démagogues populistes qui entendent sucer nos voix comme le Comte Dracula le résiné. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il pro800px-Soulcoudus_dans_l'ouest_de_la_franceduisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente. Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose qui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer quelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) et qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » (en haut à droite) des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre.

Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans «  A la recherche du temps perdu »: « je revenais devant bonsailes aubépines comme devant ces chefs-d’oeuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ». Et puis, si le cœur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen ! M’enfin, comme le disait mon aïeule:  » An douar so kozh med n’eo ket sod :La terre est vieille mais elle n’est pas folle « . Sur ce, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la musique baroque et du coco paimpolais réunis, bonjour ! En ce troisième jour de floréal, dédié à la fougère, j’en connais qui ne manqueront pas de souhaiter une bonne fête aux Gonvarc’h. Cynfarch Oer (ou Cunomarcus ou Cynfarch ap Meirchion ) était un roi de Rheged, au VIe siècle. On sait peu de choses sur lui. Il serait le fils de Meirchion Gul et père du roi Urien de Rheged. Sa lignée est connue sous le nom de ‘Cynferchyn’ . Selon le professeur H.M. Chadwick, Senyllt ap Dingat roi de Galloway était exilé dans l’île de Man vers 550, et David Nash 300px-RhegedFord suggère que Cynfarch était son ennemi. D’où le nom ‘Rheged’ à Dunragit près de Stranraer et les contes de Mark ap Meirchion (ou Cun-mark ap Meirchion) dans la même région. Il aurait participé à la bataille d’Arfderydd en 573. Le Rheged était l’un des royaumes bretons qui s’étaient constitués, vers le Ve siècle, après le départ des troupes romaines, au nord de l’île de Bretagne, dans une zone qui est aujourd’hui le nord-ouest de l’Angleterre et le sud-ouest de l’Écosse. La généalogie des rois de Rheged remonte jusqu’à Coel Hen (dont les anglais feront Old King Cole) qui régna au tout début du Ve siècle. On connaît aussi les victoires remportées par ses rois, Urien de Rheged, et son fils Owain mab Urien, sur les rois de Bernicie dans la seconde moitié du VIe siècle, car elles ont été chantées par le barde Taliesin.

Ecoutons ce qu’en dit Albert Deshayes:

Konvarc’h ['kõnvarx] : prénom masculin ; fêté le 22 avril ; gallois Cynfarch ['kenvarx] ; fêté le 8 septembre. Ce saint est l’éponyme de Saint-Gonvarc’h en Landunvez (29) non loin de mon ermitage et dont on voit ici le fameux menhir de St Gonvarc’h, et du village disparu de stgonvarch2Langonmarc’h en Berrien (29), mentionné en 1638. Au pays de Galles, deux saints ont porté le nom de Cynfarch. Le premier est le mari de Nyfain, fille de Bruchan, et le père d’Urien Rheged, chef d’un petit royaume au nord de la Bretagne insulaire. Il serait l’éponyme de Llangynfarch dans le Clwyd. Le second était un disciple de Dyfrig et l’éponyme de St. Kinmark, près de Chepstow, anciennement Llangynfarch. Attesté sous la forme Conmarch, comme témoins de plusieurs chartes de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, le nom se compose des termes vieux bretons con « guerrier » et march « cheval ».

Allez, passez une bonne fin de semaine électorale et à bientôt peut-être.

Les amours de Cassandre…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 21 avril 2017 et, que les dieux m’tripotent si j’mens, nous serions le  deuxième jour de Floréal dédié au chêne. J’ai pourtant rencontré un fieffé pataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 144 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent benoitement la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans Cavanna mignonne allons voir si la rosesoins; (Mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec, si j’ose dire). Enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité, poil au nez. Tiens, à propos de poésie, saviez vous que Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, avait 20 ans quand il rencontra, le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien  Salviatti. La belle a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552, il en existe une réédition illustrée par Dali) il existe aussi un fameux bouquin de Cavanna portant sur ses amours pour la langue française.

«Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil… »

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.