Tu quoque fili mi !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’encyclopédie et du kebab d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 mars 2017, troisième jour de Germinal dans le calendrier républicain, cearme à gauche jour était dédié à l’asperge ce qui, bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre. Il y a des semaines comme celles là où le vent de la nostalgie vous entraînent loin des côtes; résultat, il faut souquer dur pour rentrer au port. Tiens, j’apprends, en jetant un œil distrait sur ma gazette, que Henri Emmanuelli à décider de passer l’arme à gauche.

Cette locution provient du langage militaire. Au XVIIe siècle, quand les soldats devaient charger leur fusil, ils le tenaient de la main gauche, afin de pouvoir utiliser leur main droite et être plus à l’aise. Cependant, les mouvements à effectuer étaient longs et nombreux, laissant les soldats très vulnérables. « Passer l’arme à gauche » pouvait donc à ces occasions être synonyme de mourir. De plus, lors des funérailles avec les honneurs militaires, les soldats passaient leur arme à gauche, canon doigt d'honneurvers le sol, en signe de deuil et de respect envers le défunt. Enfin, le mot « gauche » a toujours eu une connotation négative, d’où senestre, sinistre… Il faudrait rajouter ministres quand on les voit quitter le navire pour rejoindre la nouvelle Réale macronesque, reniant la parole donnée de soutenir le vainqueur des primaires. C’est le cas de Pompili, secrétaire d’Etat à la bio diversité, de Bernard Poignant, conseiller du Prince, de Thierry Braillard, secrétaire d’État aux sports, et, je vous fiche mon billet que cela va aller crescendo. Emmanuelli va se retourner dans son laïc tombeau. En effet, ça se bouscule au portillon pour être sur la photo: Delanoé, Bayrou, Gérard Collomb, l’inénarrable Richard Ferrand, sans oublier la figure tutélaire des soixantehuitars Cohn-Bendit ou encore Corinne Lepage et même, et oui, Robert Hue anciennement Grincheux à Disneyland. Si vous comptez Alain Minc et Jacques Attali, cela ressemble de plus en plus à un inventaire à la Prévert. En attendant, par ces temps de misère politique, il n’y a que Emmanuelli pour passer l’arme à gauche; tous les autres (presque) semble tentés de la passer à droite. «Tu quoque fili mi !» aurait dit César devant la trahison de Brutus. 

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

3 commentaires

  1. Rémi Begouen

    NON! … « un inventaire à la Prévert » est une expression ici très inappropriée!!!
    Celui du poète était loufoque, inventif, gai et très expressif, rien à voir avec une prosaïque liste de minables de chez minable!
    Hélas, il est vrai que l’expression est très souvent abusivement employée, ce qui témoigne du dédain de beaucoup de gens face à la libre-poésie… ce qui, d’ailleurs n’est pas ton cas, puisque tous les jours tu inaugures ton billet par d’incongrus « amis-de-ceci et de cela » , …à la Prévert!

  2. Hobo-Lullaby

    « Robert Hue, grincheux à disneyland »
    je sirote la métaphore …
    reste plus qu’à trouver les 6 autres … ;-)

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