La complainte de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’utopie rafraîchissante et du lapin au cidre réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 février 2017 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson Le Temps des Cerises. Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89 », etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est clement Gavec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc. J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer ici ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR. Tiens, laissons à Mouloudji le soin de nous embarquer vers les hauteurs de la butte, ça craque un petit peu mais c’est là tout le charme. Message personnel pour Rem* (en toute amitié): le vieux poste TSF, Ducretet-Thomson, sur lequel il écoute mes billets, ne permet pas la lecture de vidéo.

Le Temps des Cerises fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié tombeau clementFranc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris. Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire… Un siècle et demi plus tard, les pauvres ne me semble pas sur le point de prendre leur revanche et le manche tient encore la cognée… Souvenez vous que pendant ces quelques semaines que dura la Commune de Paris, on imagina la séparation des églises et de l’Etat, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel…

Allez, merci à vous de visiter ce site de temps en temps, portez vous bien et à bientôt peut-être

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