Dites le avec des fleurs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 16 février 2017, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen que les italiens nomment Pan porcino (pain de Cyclamen_hederifolium._Locatie_Tuinreservaat_Jonker_vallei_03-150x150pourceau) à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules. Comme chacun le sait, il s’agit là de plantes vivaces tuberculeuses de la famille des Primulacées. La culture occidentale voit dans le cyclamen un symbole de beauté et de jalousie. Le cyclamen est la fleur idéale que l’on offrait pour manifester sa jalousie, son fort attachement avec délicatesse. Dans le code amoureux, le cyclamen symbolise la durée et la sincérité des sentiments.

Pendant ce temps, l’actualité continue de nous épater (de campagne…électorale bien sur) ainsi donc, François l’ombrageux a rendu visite à Nicolas 1er, histoire de recevoir l’onction du parrain. Nous sommes un certain nombre à penser que plutôt que de rendre des visites, il ferait mieux de rendre l’argent dont il a décaricature-Mirbeaulesté le trésor public… Mais, c’est ainsi, l’électeur de base ne réagit qu’aux gesticulations, aux effets de manches, aux déclarations tonitruesques. Voila pourquoi, ce même candidat propose que l’on ramène la majorité pénale à seize ans. Pénale hein, pas civique, faut pas déconner non plus: prison oui, élection non ! Plutôt qu’un long discours, je confie ma voix à Octave Mirbeau (né un16 février -1848- à Trévières (Calvados) et mort un16 février -1917- à Paris, ce génial pamphlétaire, révolté et réfractaire à toutes les idéologies aliénantes, radicalement libertaire, farouchement individualiste, irréductiblement pacifiste, résolument athée, anticlérical, antimilitariste et politiquement incorrect.

«Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal grève-électeursirrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par cette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeurs d’Octave Mirbeau (1902). C‘est en 1884, pour se remettre et se « purger » d’une passion dévastatrice pour une femme galante, Judith Vinmer,  que Mirbeau fait retraite pendant sept mois à Audierne, dans le Finistère, et se ressource au contact des marins et paysans bretons. De retour dans la presse parisienne, il commence à écrire pour son propre compte et met sa plume au service de ses valeurs éthiques et esthétiques. Il s’engage alors dans de grands combats politiques, artistiques et littéraires qui donneront de lui l’image durable d’un justicier et d’un imprécateur.

Mais bon, j’en ai maintes fois parlé sur ce blog. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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