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Tempête dans un bénitier…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la philosophie des lumières et de la pile Mazda réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 05 février 2017, 17è jour de pluviôse dédié au lichen. En Bretagne on célèbre les Marcelle, c’est le nom de la tempête qui traverse notre région. En vérité, c’est la St meteo27_0Merin, un saint gallois qui a laissé son nom à la commune de Plomelin en Finistère. Alors que l’actualité politique elle, nous livre son lot de dépressions tempétueuses comme celle-ci: « Nous vivons un moment singulier de notre histoire. Un de ces moments rares, où le destin hésite, où ce qui paraissait certain ne l’est plus, où le chemin hier rectiligne peut bifurquer. » C’est signé Macron hier à Lyon devant 10 000 personnes me dit-on. Nos petits-enfants ne voudront jamais croire que des foules se rassemblaient pour écouter de telles néantises. Mais, les Macron ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait…

 

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Johann Most en1846 en Bavière. Ouvrier relieur, c’est à la faveur de son compagnonnage, en 1867, qu’il prend contact avec la section suisse de l’A.I.T. D’abord social démocrate (en 1870), il séjourne en Autriche où il prononce ses most_johannpremiers discours. Arrêté, il est condamné à 5 ans de prison, mais finalement amnistié le 9 février 1871, puis expulsé. Il rentre en Allemagne où il poursuit ses activités d’agitateur, devenant journaliste. Elu au Reichstag en 1874, il est néanmoins condamné à la prison de nombreuses fois pour ses discours enflammés, ce qui l’amène, en 1878, à s’exiler en Angleterre. Il y publie le journal « Freiheit » (Liberté). Suite à un article qui glorifie l’attentat contre le Tsar Alexandre II, il est condamné à 16 mois de travaux forcés. A la fin de sa peine, il s’exile aux Etats-Unis en 1882.

Influencé par les idées de Kropotkine, il devient véritablement anarchiste. Partisan de la propagande par le fait, il édite même un petit guide du poseur de bombe, après avoir travaillé dans une fabrique de dynamite. Le 11 mai 1886, il est arrêté à New York après un meeting, et condamné le 2 juin à un an de prison pour incitation à l’émeute. Le peste_religieuse1journal « Freiheit », publié ensuite au États-Unis, reste l’œuvre de sa vie. Il est également l’auteur de « La peste religieuse », œuvre dans laquelle on peut lire ceci d’une édifiante actualité: « Espérons que les masses ne se laisseront plus longtemps tromper et berner, mais qu’un jour viendra où les crucifix et les saints seront jetés au feu, les calices et ostensoirs convertis en ustensiles utiles, les églises transformées en salle de concerts, de théâtre ou d’assemblées, ou, dans le cas où elle ne pourraient servir à ce but, en greniers à blé et en écuries à chevaux. »

Allez, c’est pas tout ça, crénom de nom, c’est qu’y a d’ l’ouvrage. Portez vous bien et à demain peut-être.