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Le neveu de Rameau…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous voici doromanesco-150x150nc le Mardi 31 janvier 2016, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois n’a jamais été aussi  proche. Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco, qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.

Allez savoir pourquoi j’ai choisi d’évoquer cet immense libre penseur que fut Denis DIDEROT. Ce précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres Haute-Marne. Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise et tonsuré à 13 ans. Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il Denis-Diderot-croire-300x300poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées » 1747, violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie.

En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les sept premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encycloencyclo_diderot-180x300pédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité. Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse » 1760, « Le Neveu de Rameau » 1761, « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. « Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » 1772. Nombre de ses romans seront éditées après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations. Sources: Ephéméride Anarchiste.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.