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Ni pour, ni contre, bien au contraire…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la vérité historique et du vin de paille réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 16 janvier 2017, 27è jour de Nivôse, dédié au Plomb.

Le débat entre les candidats à la primaire soit disant de gauche à une fois de plus mis sur le devant de la scène la sempiternelle question de la dépénalisation du cannabis. Rappelons nous: le 16 janvier 1920, le XVIIIe amendement à la Constitution des États-Unis d’Amérique interdit la vente mais aussi la consommation d’alcool sur toute l’étendue du pays. Cette « Prohibition » marque le triomphe des ligues de vertu.prohibition Mais il s’ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu’ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d’origine sicilienne, transplantées aux États-Unis, sautent sur l’occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l’administration. La criminalité s’étend…  Devant un pareil échec, le gouvernement américain choisit sagement de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le Blaine Act du sénateur John J. Blaine, qui autorise la vente de bière. Et le 5 décembre 1933 est voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annule le XVIIIe. La Prohibition cesse dès lors de ronger la société américaine.

Cheu nous que se passe t-il dans la réalité ? En mai 1978 : la « circulaire Peyrefitte » préconise d’opérer une distinction entre le cannabis et les autres drogues, en 1987 : la « circulaire Chalandon » introduit une différence entre usagers occasionnels et « d’habitude »,
non à la légalen 1999 : la « circulaire Guigou » recommande des mesures alternatives plutôt que des poursuites pour « simple usage », en avril 2005 : la « circulaire Perben » prône une réponse pénale systématique mais adaptée. En cas de possession simple, c’est un rappel à la loi, en février 2012 : une nouvelle circulaire dans le même esprit recommande des stages pour les usagers non dépendants, et des injonctions thérapeutiques pour les autres, enfin en octobre 2015 : le décret d’application de la « transaction pénale » autorise les officiers de police judiciaire à proposer une amende. Bref, on nage dans l’hypocrisie la plus totale.

Tiens, je vais m’en bourrer une petite, histoire de ne pas énerver mes nerfs. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.